mardi 27 février 2018

France: La confiance des ménages recule plus que prévu en février

FRANCE: LA CONFIANCE DES MÉNAGES RECULE PLUS QUE PRÉVU EN FÉVRIER
PARIS (Reuters) - La confiance des ménages a nettement reculé en France en février, sous l'effet d'une dégradation des anticipations sur l'évolution de leur situation financière et de leur niveau de vie, selon les données publiées mardi par l'Insee.
L'indicateur synthétisant cette confiance, qui s'était stabilisé à 104 en janvier, a abandonné quatre points pour s'inscrire à 100 et revenir au niveau de sa moyenne de long terme, tandis que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un repli plus limité, à 103 en moyenne.
Cette évolution a principalement été alimentée par une dégradation de l'opinion des ménages sur leur situation financière future, le solde correspondant cédant six points pour retrouver son niveau de janvier 2015, bien en deçà de sa moyenne de longue période.
L'opinion des ménages sur leur niveau de vie futur s'inscrit aussi en franche baisse et recule de six points pour revenir à son niveau de janvier 2017.
La part des ménages estimant qu'il est opportun d'épargner diminue (-2 points) et se maintient largement au-dessous de sa moyenne de longue période.
Les craintes des ménages sur l'évolution du chômage, qui avaient sensiblement reculé en janvier, sont restées stables ce mois-ci, le solde correspondant restant bien inférieur à sa moyenne de longue période.
(Myriam Rivet, édité par Julie Carriat)

Les trois quarts de la France en plan Grand froid, mort de 3 sans-abri

Les trois quarts de la France en plan Grand froid, mort de 3 sans-abri
Les trois quarts de la France en plan Grand froid, mort de 3 sans-abri © AFP/ VALERY HACHE
Le phénomène "Moscou-Paris" et son froid intense, qui a obligé les autorités à activer le plan Grand froid dans 68 départements et a causé la mort de trois sans-abri, devrait perdurer mardi sur tout le pays, avec des températures polaires sur le Nord et l'Est et de la neige en plaine sur la Corse.
L'ambiance restera glaciale avec des températures dans la nuit descendant jusqu'à -7 degrés à Strasbourg et Lyon, -6 à Lille et Toulouse, -5 à Paris et Bordeaux et même -9 degrés à Clermont-Ferrand. Dans la journée de mardi, les maximales n'excèderont pas -4 à 0 degré en plaine.
Lundi déjà, des températures de -10°C avaient été enregistrées dans l'Ain.
Cette rigueur n'épargne pas même la Côte-d'Azur où les Alpes-Maritimes et le Var ont été placés en vigilance orange neige et verglas. A Nice, de gros flocons sont tombés lundi sur la célèbre Promenade des Anglais et sa plage. A l'aéroport, le deuxième de France, plusieurs vols ont été annulés ou retardés en raison de la météo, notamment vers la Corse.

5.344 places supplémentaires

Grand froid, 68 départements en alerte © AFP AFP
Grand froid, 68 départements en alerte © AFP AFP
Les trois quarts de l'Hexagone, 68 départements, ont été placés en plan Grand froid, une procédure exceptionnelle pour l'hébergement des sans-abri, a annoncé lundi soir le le ministère de la Cohésion des territoires. Au total, 5.344 places supplémentaires ont été débloquées, dont 1.751 à Paris.
Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, cet épisode de froid, qui serait banal en plein coeur de l'hiver, est marquant en raison de son caractère tardif. La France n'avait pas connu une telle vague de froid à pareille époque de l'année depuis 2005.
Des nageurs bravent le froid dans une piscine extérieure près du Parlement européen à Strasbourg le 26 février 2018 © FREDERICK FLORIN AFP
Des nageurs bravent le froid dans une piscine extérieure près du Parlement européen à Strasbourg le 26 février 2018 © FREDERICK FLORIN AFP
Le froid a déjà fait trois morts: un sans-abri de 35 ans dimanche à Valence (Drôme), un autre, de 62 ans, vendredi dans sa cabane d'un bois des Yvelines et un troisième de 53 ans à Grésy-sur-Aix (Savoie), découvert lundi après-midi.
Le médecin n'a pas pu se prononcer sur les causes de la mort de ce dernier, mais l'homme qui était en arrêt cardio-respiratoire a été trouvé dans un champ, alors que le thermomètre affichait -3°.

Le lait équitable toujours plus en ébullition en France

Le lait équitable toujours plus en ébullition en France
Le lait équitable toujours plus en ébullition en France © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
Le marché du lait équitable est encore tout petit mais, au salon de l'Agriculture, ses promoteurs constatent qu'il ne cesse de grandir et espèrent le voir continuer à gagner les mentalités des consommateurs pour rémunérer les paysans au juste prix.
"Derrière ça, il y a une revanche par rapport aux grands industriels qui nous écrasent. Ca fait 40 ans qu'on me fait rêver, en me disant +ça ira mieux demain+. Quarante ans après, on en est toujours au même point", déclare sous le sceau de l'anonymat un éleveur qui livre encore un gros transformateur, mais souhaite rejoindre le groupement de producteurs "Coeur de Normandy".
Depuis une dizaine d'années, le prix du lait est touché par la chute des cours qui empêche régulièrement les producteurs de se payer à la fin du mois.
En 2009, Jean-Luc Pruvot, dans les campagnes de la Thiérache (Aisne), en a assez de travailler à perte et, lors de la grève du lait, échafaude un raisonnement simple: "comme il n'y a pas de marque de lait qui rémunère au juste prix les éleveurs, on va en créer une".
C'est ainsi qu'apparaît en 2012 "Faire France", première brique tricolore de lait équitable, dont le prix est calculé par rapport au coût de production.
Depuis, "Faire France", "C'est qui le patron ?" et bien d'autres ont régulièrement fait la une de l'actualité.
La production annuelle de lait équitable en France est estimée à 60 millions de litres, selon la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) qui précise prudemment qu'il est difficile d'obtenir des chiffres précis.
La statistique semble impressionnante, mais elle est à rapporter à quelque 3 milliards de litres de lait de consommation produits et vendus chaque année en France.
Pour autant, la production de lait équitable ne cesse de progresser.
"On a vendu 40 millions de litres en seize mois", se félicite Martial Darbon, un des pionniers de l'aventure "C'est qui le patron ?". Il explique que pour lui, "la sérénité économique se remet en place".

Eviter de reproduire la guerre des prix

Mais certaines craintes se font jour.
"Il faut que ces marques se parlent entre elles et fassent en sorte qu'il n'y ait pas de guerre commerciale", estime ainsi Julie Maisonhaute, de Commerce équitable France.
"Il y a cinq ans, on était tout seul, aujourd'hui, tous les 15 jours, il y a une nouvelle marque qui se crée. Il va falloir canaliser, qu'il n'y ait pas concurrence au niveau des prix", renchérit M. Pruvot, président de Faire France.
La plupart des acteurs estiment surtout que la promesse d'une rémunération au juste prix ne suffira pas éternellement, et certains ont déjà étoffé leur cahier des charges.
"Le consommateur attend aussi une contrepartie sur l'environnement et les conditions de travail des salariés", explique Julie Maisonhaute.
Le lait de "C'est qui le patron ?" est ainsi notamment garanti issu de vaches nourries sans OGM. Ce cahier des charges qualitatif, au-delà du "plaisir" à rémunérer le producteur, rend la démarche plus durable, selon Nicolas Chabanne, représentant de la marque qui alimente depuis peu sous marque distributeur les rayons de Monoprix et Carrefour.
Quelque 10 % des producteurs de "Faire France" se sont eux tournés vers le bio.
Mais d'autres efforts restent à observer pour inscrire ce cercle vertueux dans le temps et notamment en termes de communication.
"On fait plus de 1.000 animations par an pour présenter notre marque", explique ainsi M. Pruvot. "Il y a de moins en moins d'éleveurs et de paysans en France et les consommateurs sont de plus en plus déconnectés de ce qu'on fait.
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