dimanche 20 juillet 2014

Manifestation pro-Palestine à Paris: Valls dénonce des "débordements inacceptables" qui "justifient" l'interdiction

Manifestation pro-Palestine à Paris: Valls dénonce des "débordements inacceptables" qui "justifient" l'interdiction GAZA - Les "débordements inacceptables" qui ont eu lieu à Paris samedi lors d'une manifestation propalestinienne "justifient d'autant plus" son interdiction préalable par les autorités, a estimé dimanche 20 juillet le Premier ministre Manuel Valls.



"Ce qui s'est passé hier encore à Paris, des débordements inacceptables, justifie d'autant plus le choix qui a été fait avec courage par le ministre de l'Intérieur d'interdire une manifestation. La France ne laissera pas les esprits provocateurs alimenter je ne sais quel conflit entre les communautés", a-t-il déclaré lors de la commémoration des 72 ans de la rafle du Vel' d'Hiv' à Paris.



Le Premier ministre est également revenu sur les violences verbales et physiques qui ont émaillé la manifestation (autorisée) du dimanche 13 juillet. "Ce qui s'est passé dimanche dernier dans les rues de Paris sont des faits d'une extrême gravité. Rue des Tournelles, rue de la Roquette, on a entendu 'mort aux juifs'. Une fois de plus, une fois de trop, on s'en est pris à des synagogues, non seulement avec des mots, mais avec des gestes", a-t-il dit.



L'interdiction, une "forme de provocation" selon Jégo



Le gouvernement "a fait une forme de provocation" en interdisant la manifestation propalestinienne et n'a pas "su affirmer l'autorité de l'Etat", a jugé dimanche Yves Jégo, candidat à la présidence de l'UDI.



"Dans les villes de province les manifestations étaient autorisées, elles se sont bien passées. A Paris le gouvernement a pris l'irresponsabilité de l'interdire, et il y a eu des affrontements", a déclaré sur i-Télé le député de Seine-et-Marne, évoquant "une erreur du gouvernement", qui "aurait mieux fait d'encadrer cette manifestation".



"Manifester l'autorité de l'Etat vis-à-vis des casseurs, ça c'est indispensable, mais on n'interdit pas une manifestation compte tenu des circonstances, et de l'émotion d'une grande partie des Français à propos de ce qui se passe en Israël et en Palestine", estime l'élu de Seine-et-Marne. Selon lui, "le préfet de police aurait dû donner sa démission".



"Ce qui s'est passé hier est dû à la maladresse d'un gouvernement qui a fait une forme de provocation et qui n'a pas su affirmer l'autorité de l'Etat", a-t-il asséné. "Au fond le vivre ensemble à la française fait que arabes, musulmans, juifs, catholiques, doivent avoir la capacité de prospérer ensemble dans ce pays, de se respecter", selon lui.



"Son irresponsabilité (au gouvernement) est une formidable campagne d'adhésion au Front national", pense aussi celui qui a assuré la présidence par intérim de l'UDI après le retrait de Jean-Louis Borloo.



19 personnes toujours en garde à vue



Dix-neuf personnes se trouvaient toujours en garde à vue dimanche matin, notamment pour violences sur forces de l'ordre, au lendemain de la manifestation parisienne en soutien aux Palestiniens qui avait été interdite par les autorités, a-t-on appris de source judiciaire.



En tout, 44 personnes ont été interpellées samedi durant les violences qui ont émaillé ce rassemblement dans le nord de la capitale, dont les derniers stigmates - verre brisé et résidus de feux de poubelle - étaient effacés dimanche matin par les services de nettoyage de la ville de Paris. Dix-sept policiers et gendarmes ont été blessés.



Selon la source judiciaire, les 19 personnes placées en garde à vue sont soupçonnées de violences aggravées (en réunion ou avec arme) sur personne dépositaire de l'autorité publique, outrages, rébellion, dégradations aggravées ou encore participation à un attroupement.



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