vendredi 18 juillet 2014

Malaysia Airlines: le missile Bouk (ou Buk) pourrait être le responsable du crash

Malaysia Airlines: le missile Bouk (ou Buk) pourrait être le responsable du crash MH17 - Il n'y a pas des milliers de possibilités. Pour atteindre à une altitude aussi élevée l'avion de la Malaysia Airlines, et compte-tenu de l'armement à disposition des Ukrainiens ou des séparatistes pro-russes, il n'y a guère qu'un seul type de missile qui réponde aux différents critères.



Il s'agit du missile russe sol-air "Bouk" ou "Buk", vraisemblablement responsable de la destruction de l'avion de Malaysia Airlines jeudi en Ukraine, est un projectile autopropulsé et guidé capable d'atteindre des cibles aériennes volant à 22.000 mètres, mais qui requiert un lourd dispositif au sol, selon les experts.



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Il existe deux versions de ces missiles fabriqués par les Russes depuis les années 70 : le Buk-M1 et le Buk-M2, appelés dans la terminologie de l'Otan le "Gadfly SA-11" et le "Grizzly SA-17".



buk m1 missile mh17 malaysia airlines



Leur particularité : "ils peuvent atteindre des cibles à une altitude de 72.000 pieds (22.000 mètres), soit plus de deux fois plus que les 33.000 pieds d'altitude à laquelle volait le Boeing 777", en provenance d'Amsterdam et à destination de Kuala Lumpur, a expliqué à l'AFP Doug Richardson, rédacteur en chef du magazine britannique "Jane's Missiles & Rockets".












Les systèmes Bouk (Buk en anglais) sont mobiles, installés sur des véhicules. Ils peuvent frapper des avions, des drones, des hélicoptères, des missiles de croisière et d'autres cibles.



"C'est l'équivalent électronique d'une sentinelle demandant +qui est là ?+ S'il n'y a pas de réponses, tout ce que vous savez, c'est qu'il ne s'agit pas d'un avion combattant de votre camp. Mais cela ne vous indique pas que vous êtes en train de viser un avion de ligne", a-t-il expliqué.





L'utilisation de ces missiles "est complexe. Il faut trois camions, un pour le poste de commandement, un pour transporter le radar, et un pour tirer les projectiles", a-t-il précisé.



Le recours à ces missiles "requiert beaucoup d'hommes, beaucoup d'entraînement et beaucoup de pièces détachées", a souligné de son côté Edward Hunt, analyste de défense chez IHS Jane.







Les missiles sol-air Bouk sont très répandus. Avant le début du conflit ukrainien, Kiev en possédait six à huit batteries comprenant chacune quatre missiles, a-t-il encore précisé.



La Russie en possède beaucoup plus, ainsi que des systèmes sol-air plus sophistiqués, notamment le S-300 et le S-400, mais on ignore si ces systèmes sont déployés dans la région.



Les dernières versions de ces missiles sol-air ont été conçues dans une usine à Oulianovsk par le fabricant Almaz-Antey, visé par les récentes sanctions américaines.



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