mardi 8 juillet 2014

Les frondeurs socialistes boudent le budget rectificatif de la Sécu qui est adopté à une courte majorité

Les frondeurs socialistes boudent le budget rectificatif de la Sécu qui est adopté à une courte majorité POLITIQUE - Ils n'ont pas empêché l'adoption du projet de loi mais ils ont franchi un nouveau cap dans leur lutte ouverte contre le gouvernement. Le budget rectificatif de la Sécu a été adopté ce mardi 8 juillet à une courte majorité malgré la rébellion des députés frondeurs du Parti socialiste.



Sur les 560 parlementaires présents en séance, 272 ont voté pour, 234 ont voté contre et 54 se sont abstenus. Parmi eux: 33 socialistes qui ont voulu exprimer ainsi leur opposition aux baisses de charges accordées aux entreprises et surtout au gel de certains minima sociaux, décidés dans le cadre du Pacte de responsabilité.



En revanche, aucun député socialiste n'a osé voter contre le projet de loi de finance, ce qui aurait été interprété comme un acte de rupture avec la majorité gouvernementale.



Moins de frondeurs que prévu



Sans surprise, l'UMP, le centre et le Front de Gauche ont voté contre le PLFRSS. Et l'essentiel du groupe écologiste a choisi de s'abstenir pour contester tant la méthode que les orientations du gouvernement sur le pacte de responsabilité.



Mais alors que les socialistes frondeurs espéraient entre 40 et 50 abstentionnistes dans leurs rangs, seuls 33 ont décidé de ne pas voter le texte. C'est moins que les 41 députés socialistes qui s'étaient déjà abstenus fin avril sur le programme de 50 milliards d'euros d'économies. C'est encore moins que les signataires de "l'Appel des 100", même si plusieurs sénateurs en font partie.



Parmi les plus réfractaires: quelques figures de l'aile gauche du PS, Pouria Amirshahi, Pascal Cherki ou Barbara Romagnan, certains proches de Martine Aubry, dont Christian Paul et Jean-Marc Germain, et le député Arnaud Leroy, proche d'Arnaud Montebourg.



Par cette abstention, "nous assumons pleinement et collectivement le fait de ne pas accepter cette ligne de dérive de l'exécutif, qui épouse la thèse patronale de l'allègement du coût du travail, payé par les retraités", avait justifié avant le vote le député Pouria Amirshahi.



Une fronde raillée par certains parlementaires de l'UMP qui assistent avec joie au détricotage progressif de la majorité.










Scrutin PLFRSS 2014








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via Actualité
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