mardi 4 février 2014

Paris estime la violence «en partie jugulée» en Centrafrique

Les premiers succès de «Sangaris» sont une étape vers un apaisement, mais la mission est loin d'être terminée.

Le chef d'état-major des Armées est venu faire lundi l'une de ses dernières visites à l'opération «Sangaris» en Centrafrique, avant de quitter son poste ce mois-ci. L'amiral Édouard Guillaud a félicité les officiers et les soldats rassemblés sous l'un des hangars de l'aéroport M'Poko pour les résultats accomplis. «La violence a été en partie jugulée», a-t-il dit. «Bangui va mieux et nous sommes sur une pente positive… Le désarmement a commencé, tant pour les Anti-Balaka que pour la Séléka.» «Votre mission est difficile, sans doute l'une des plus complexes pour un soldat», a rappelé le patron des armées, qui a rendu hommage aux deux parachutistes du 8e RPIMa tombés au début de l'opération, Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio. «Il n'y a pas de ligne de front. Il ne s'agit pas de vaincre qui que ce soit, il n'y a pas d'ennemis déclarés. Vous devez opérer au milieu d'une population à la fois otage et actrice de la violence», a dit l'amiral Guillaud.

Deux mois après son déclenchement, le 5 décembre 2013, l'opération «Sangaris» a remporté un certain nombre de succès. Le principal est d'avoir mis fin au règne de l'ex-Séléka, dont la brutalité a été à l'origine de la crise. Les bandes armées qui s'étaient emparées d'un État en faillite en mars 2013 et qui mettaient depuis le pays en coupe réglée ont été forcées d'abandonner le pouvoir fictif qu'elles avaient créé. Leur gouvernement de façade a été démantelé avec la démission forcée du président Michel Djotodia, et remplacé par un nouveau chef d'État de transition, Catherine Samba-Panza.

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