mercredi 1 août 2012

Vendredi, les judokas libanais

JO : les athlètes israéliens face aux menaces de boycott

Vendredi, les judokas libanais n'ont pas voulu s'entraîner sur le même tatami que leurs voisins. Pourtant, le Comité international olympique avait menacé de sanctions les athlètes qui refuseraient d'affronter des Israéliens.

Zone euro : déterminées, la France et l'Italie veulent aller de l'avant


PALAIS DE L'ELYSEE, PARIS VIIIe, 31 JUILLET 2012. François Hollande a vanté «la qualité» des relations entre la France et l'Italie, en recevant le président du Conseil italien Mario Monti.

PALAIS DE L'ELYSEE, PARIS VIIIe, 31 JUILLET 2012. François Hollande a vanté «la qualité» des relations entre la France et l'Italie, en recevant le président du Conseil italien Mario Monti. |

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La  et l'Italie ont affiché mardi leur unité pour «défendre, préserver et consolider» la zone, selon les termes du  François Hollande à l'issue d'un entretien avec le président du Conseil italien Mario Monti, résolument optimiste quant à une fin prochaine de la crise. Tous deux ont également salué l'engagement de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), «prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro».  Pour autant, «nous ne pouvons pas nous permettre une minute d'inattention», a insisté l'Italien.


Faire appliquer les mesures d'aide aux pays fragiles. «Nous avons rappelé une nouvelle fois notre volonté de tout faire pour que, d'abord, les décisions du Conseil européen de la fin du mois de juin soient appliquées, que la zone euro soit défendue, préservée, consolidée et que nous puissions travailler à son intégrité», a affirmé le chef d'Etat français à la presse. Lors de ce sommet bruxellois des 28 et 29 juin, des mesures ont été, notamment été adoptées pour aider rapidement des pays fragilisés comme l'Espagne et l'Italie. «Nous ne pouvons pas nous permettre une minute d'inattention», a renchéri Mario Monti, qui a prévu de se rendre après Paris à Helsinki et Madrid. Plus tôt, le président du Conseil avait affirmé à la radio italienne Rai 1, que la zone euro approchait «de la fin du tunnel» de la crise. «La clé de voûte» de la sortie de crise «doit être la mise en œuvre sans tarder des décisions prises à Bruxelles». 

Le couple franco-italien, moteur alternatif de l'UE? François Hollande a vanté «la qualité» des relations entre les deux pays. C'est «un point très important pour régler les questions qui sont encore de notre responsabilité pour les jours qui viennent pour consolider, renforcer la zone euro», a-t-il dit. «Une nouvelle ambition politique doit (...) être trouvée pour la zone», ont aussi souligné les chefs d'Etats, indiquant qu'ils «s'attacheront à y travailler pendant les prochaines semaines avec leurs partenaires». 

VIDEO. François Hollande reçoit Mario Monti à l'Elysée




Un fonds de secours permanent qui se refinancerait auprès de la BCE. Les deux dirigeants ne sont pas entrés dans les détails, mais une partie de la presse allemande croit savoir que le débat entre la France et l'Italie porte aussi sur les moyens accrus qui pourraient être octroyés au Mécanisme européen de stabilité (MES) qui, bien mieux doté, remplacera le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ce fonds de secours permanent doit entrer en principe en vigueur à l'automne si la Cour constitutionnelle allemande n'y met pas son veto. France et Italie sont favorables à ce que le MES bénéficie d'une licence bancaire lui permettant de se refinancer auprès de la BCE dont les moyens sont en théorie illimités. De quoi rassurer les marchés toujours inquiets sur l'ampleur des ressources que la zone euro est prête à mettre sur la table pour sauver l'un des siens. Mais problème, l'Allemagne s'y oppose comme elle l'a rappelé mardi. Un membre de la BCE, l'Autrichien Ewald Nowotny, y est pourtant favorable et son président Mario Draghi sera très attendu sur ce sujet jeudi au cours de la prochaine réunion de l'institution de Francfort. Dimanche soir, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a indiqué de son côté quel'Union monétaire est prête à activer pour la première fois le FESF, pour lui permettre de racheter de la dette sur les marchés, en concertation avec la BCE. 

La BCE devrait être plus explicite jeudi. Le président de l'institution monétaire de Francfort, Mario Draghi avait déjà tenté de rassurer les marchés financiers en assurant que la BCE était «prête à faire tout ce qui était nécessaire pour préserver l'euro». Des propos qui laissaient entendre que la Banque pourrait agir sur le marché de la dette, afin de faire baisser les taux de l'Italie et de l'Espagne, montés en flèche la semaine dernière. Depuis, ces taux sont retombés, à 6,6% mardi contre 7,7% la semaine dernière pour les emprunts à dix ans de l'Espagne. Jeudi, après la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, on devrait en savoir plus. 

Bachar el-Assad: la Syrie livre une bataille «cruciale» pour son destin


Les forces loyalistes du président syrien Bachar el-Assad à Jubar, à côté de Damas, le 31 juillet 2012.
Les forces loyalistes du président syrien Bachar el-Assad à Jubar, à côté de Damas, le 31 juillet 2012.
REUTERS/Shaam News Network/Handout


L’Armée syrienne libre continue son avancée sur Alep. Des symboles du régime ont été pris pour cible : trois commissariats, un tribunal militaire et un bureau du parti Baas, le parti au pouvoir. Pour la première fois, des combats ont éclaté dans les quartiers chrétiens de Damas. Bachar el-Assad s’est exprimé ce mercredi 1er août lors d'un discours publié  par l'agence officielle Sana, à l'occasion du 67e anniversaire de l'armée, dans lequel le président syrien a notamment nié l’ampleur de la révolution.

Seize mois de combats et 20 000 victimes. Mais pour le président Bachar el-Assad, pas de regrets, pas de remords, aucun départ annoncé.
Au contraire, il livre sa vision des choses : pour lui, les opposants sont de simple rebelles. Les soldats de l'Armée syrienne libre sont des groupes terroristes armés à la solde de l'étranger. Leur objectif est de semer le chaos dans le pays.
Alors que les affrontements atteignent les quartiers chrétiens Bab Touma et Bab Charqui, dans le centre de la capitale Damas, le président syrien, est très clair dans son discours à l’occasion du 67e anniversaire de l’armée : «  L’armée livre une bataille cruciale dont dépend le destin de notre nation et de notre peuple ».
Un peuple qui vit sous les feux des bombardements depuis mars 2011. Près de 200 000 Syriens ont été jetés sur les routes de l’exil. Mais pour Bachar el-Assad qui s’exprime pour la première fois depuis l’assassinat de quatre hauts responsables de la sécurité, il y a deux semaines, la réalité est tout autre.
L’essentiel de son discours est adressé à ses troupes. Il y renouvelle sa confiance aux militaires, les « défenseurs des justes causes », dit-il.
Les symboles du pouvoir visés
Outre les quartiers chrétiens de Damas, jusque-là épargnés et réputés pro-régime, plus au nord, à Alep, la bataille fait rage entre les deux camps qui ont envoyé de nouveaux renforts.
De sources officielles, l'armée resserre son étau autour d'Alep. Une zone au nord-ouest a été la cible d'intenses bombardements. Une offensive qui intervient alors que les rebelles contrôlent au moins un quartier de la ville, Salah Eddine, au sud-ouest.
Les opposants ont également lancé mardi plusieurs attaques contre des symboles du pouvoir dont le siège du parti Baas et au moins trois commissariats. Prochaine cible des insurgés, les sièges des moukhabarat, les services de renseignements. Si ces sites tombent, disent-il, la victoire est possible.

Le Parlement adopte définitivement la loi sur le harcèlement sexuel


Le Parlement a définitivement adopté, mardi, après une ultime navette et dans un rare consensus, le projet de loi sur le harcèlement sexuel, comblant le vide juridique créé par l'abrogation du délit par le Conseil constitutionnel.

Le Parlement a définitivement adopté, mardi, après une ultime navette et dans un rare consensus, le projet de loi sur le harcèlement sexuel, comblant le vide juridique créé par l'abrogation du délit par le Conseil constitutionnel. | 

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Le  a définitivement adopté, par un ultime vote de l', la loi sur le harcèlement sexuel, deux mois et demi après l'abrogation de ce délit par le Conseil constitutionnel.

L'abrogation du délit, le 4 mai dernier, avait entraîné l'extinction immédiate des procédures judiciaires en  et le gouvernement s'était engagé à faire voter une nouvelle loi le plus vite possible.
Successivement, le Sénat puis l'Assemblée nationale ont voté à l'unanimité mardi les conclusions de la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée sur ce texte qui vise non seulement à sanctionner le délit de harcèlement sexuel, mais aussi à encourager les victimes à porter plainte. Il inscrit dans le Code pénal une nouvelle définition du harcèlement sexuel afin de prendre en compte le plus largement possible l'ensemble des situations.

La garde des Sceaux Christiane Taubira s'est félicitée que «l'incrimination soit dorénavant mieux définie, son champ d'action plus large et les sanctions mieux proportionnées à la gravité des faits». «Voila les victimes armées mais je dirais même, nous voilà armés car le harcèlement sexuel, c'est notre affaire à tous!», a-t-elle dit avant de promettre que la circulaire d'application serait publiée le jour même de la promulgation de la loi. La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s'est aussi réjouie de ce texte «très clair qui répond non seulement à l'exigence de précision que nous avait rappelée le Conseil constitutionnel mais qui répond aussi aux demandes des associations et des victimes».

JO: le dilemme des athlètes musulmans en période de Ramadan


Partagés entre leur foi et leur désir de performance, les 3.500 athlètes de confession musulmane présents à Londres doivent honorer deux rendez-vous importants, le mois du Ramadan et les jeux Olympiques qui s'ouvrent vendredi.
Des musulmans pakistanais prient avant de rompre le jeûne à Peshawar, le 21 juillet 2012, premier jour du Ramadan
Pour la première fois depuis 1980, les dates de rendez-vous olympique coïncident avec celles du Ramadan, l'un des cinq piliers de l'islam, qui a débuté le 20 juillet.
Les protestations de nombreux pays musulmans à l'époque de la désignation de Londres n'ont rien changé. Ni le comité d'organisation des JO-2012, ni le Comité international olympique n'ont envisagé la possibilité de décaler les dates des compétitions, posant ainsi un problème de taille, à la fois physique et spirituel, aux athlètes musulmans.
Selon la tradition, les musulmans se privent de nourriture et de boisson du lever au coucher du soleil, ce qui semble mal s'accommoder avec la pratique du sport de haut niveau et de performance face aux meilleurs athlètes du monde.
Les 72 sportifs marocains ont ainsi été autorisés à ne pas observer le ramadan, à la condition de jeûner plus tard pour les jours non respectés à Londres.
Une fatwa, ou avis religieux, saluée par l'entraîneur en chef de l'équipe marocaine de boxe, Abdel Haq Achic: "La boxe est un sport très difficile avec deux séances d'entraînement par jour, ce que ne peuvent pas faire des athlètes qui jeûnent".
"Après trois heures de discussion avec les athlètes (avant même la fatwa, NDLR), ils ont décidé de ne plus jeûner, mais la décision leur a été difficile à prendre, car ce sont des musulmans pratiquants, mais ils n'ont pas d'autres choix s'ils veulent décrocher des médailles", rappelle-t-il.
Au sein de la délégation marocaine, les footballeurs ont pourtant choisi de faire le Ramadan durant le tournoi olympique.
"Nous devons jeûner, car c'est une obligation et car Dieu nous aidera le jour des Jeux", explique le gardien de but Yassine Bounou qui va rejoindre l'Atletico Madrid.
Comme le Maroc, l'Algérie, l'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et la Malaisie ont autorisé leurs athlètes à repousser le jeûne de plusieurs jours, mais c'est souvent le choix individuel, en conscience, qui prévaut.
"Nos athlètes vont participer aux JO pour accroître le renom de notre pays, ils peuvent jeûner à leur retour en Malaisie", justifie Harussani Zakaria, mufti de l'Etat malaisien du Perak.
"Certains jeûnent, certains ne jeûnent pas, chacun fait comme cela lui convient", résume Hassan Rifaat, chef de la délégation des Emirats arabes unis.
"J'ai essayé de jeûner depuis que je suis arrivé à Londres, mais je me suis rendu compte rapidement que cela serait très, très difficile pour moi qui participe à une épreuve demandant beaucoup d'énergie", admet Methkal Abu Drais qui participera au marathon sous le maillot de Jordanie.
Il y a enfin des athlètes qui concilient la lettre de leur religion et l'esprit olympique, en rappelant que l'important est avant tout de participer: "Il y a peu de probabilité que nous gagnions une médaille et jeûner est une priorité pour nous", souligne le Nigérien Hamadou Djibou Issaka qui participera aux épreuves d'aviron.

Copé: "personne n'a jamais démontré que la pratique du ramadan empêchait de travailler"


Jean-François Copé a estimé mercredi que la mairie PCF de Gennevilliers n'aurait pas dû suspendre les quatre animateurs de colonies de confession musulmane ayant observé le jeûne du ramadan, car "personne n'a jamais démontré" que cette pratique "empêchait de travailler".
Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, avant un meeting de son parti, le 2 juillet 2012 à Fontenay-sur-Eure
Interrogé par Europe 1 au lendemain de la polémique suscitée par cette suspension, le secrétaire général de l'UMP a expliqué qu'en tant que maire de Meaux (Seine-et-Marne) il avait été confronté à des situations similaires.
"Pour ma part, a-t-il ajouté, je considère que les pratiques religieuses, dès lors qu'elles sont tout à fait conformes à la laïcité c'est-à-dire subordonnées aux lois de la République, doivent être pleinement respectées. Personne n'a jamais démontré que la pratique du ramadan empêchait nos compatriotes de confession musulmane de travailler".
Relancé par le journaliste qui lui opposait l'argument de la sécurité des enfants, invoqué par la municipalité de Gennevilliers (les animateurs devaient selon elle être "en pleine possession de leurs moyens physiques" pour les encadrer, et donc se nourrir convenablement), M. Copé a insisté.
"Je pense que de manière générale la pratique religieuse du ramadan est une pratique qui n'est en rien contradictoire avec le respect des lois de la République sauf cas tout à fait exceptionnel, je ne crois pas que cela soit la situation de ces animateurs", a-t-il dit.
Mardi soir, face à l'indignation soulevée par sa décision, notamment dans la communauté musulmane, la mairie communiste de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a finalement renoncé à imposer à ses animateurs de déjeuner pendant le ramadan.
Chargés de l'encadrement d'un séjour sportif dans les Landes, quatre moniteurs avaient été suspendus au lendemain d'une visite de contrôle d'un responsable le 20 juillet, premier jour du ramadan, et ce jusqu'à la fin d'un séjour qui vient de s'achever. Ils envisagent désormais de porter l'affaire en justice.

2 mois avec le cadavre de sa femme


Le milliardaire Hans Kristian Rausing, un héritier du fondateur du groupe Tetra Pak, a plaidé coupable mercredi à Londres de n'avoir pas fait enterrer sa femme, dont le corps en décomposition avait été retrouvé au domicile du couple en juillet, plus de deux mois après sa mort.

Hans Rausing, 49 ans, l'un des hommes les plus riches du Royaume-Uni et qui formait avec sa femme un couple connu pour ses problèmes de drogue, a également admis devant un tribunal londonien avoir conduit sous l'emprise de stupéfiants.

Le milliardaire avait été arrêté le 9 juillet alors qu'il conduisait de façon dangereuse. En fouillant par la suite son luxueux domicile du quartier de Chelsea, les policiers avaient trouvé le cadavre de sa femme, Eva Rausing, 48 ans, dans un état de décomposition avancé.

Mère de quatre adolescents, Eva Rausing gisait près d'un lit, sous un amas de vêtements et de sacs poubelles. Une autopsie, dont les résultats ont été révélés devant le tribunal, a établi qu'elle était morte le 7 mai et mis en évidence la présence de drogues, notamment de cocaïne, dans son système.

Soupçonné au départ du meurtre de sa femme, Hans Rausing a ensuite été inculpé pour "n'avoir pas fait enterrer" son épouse "selon les règles et de manière décente".
Le couple, qui avait des problèmes de drogue récurrents, vivait apparemment reclus dans quelques pièces de la vaste maison depuis plusieurs semaines.

Hans Rausing, qui n'était pas en état de répondre aux questions des policiers après son arrestation, avait dû recevoir un traitement médical. Il a été assigné à résidence dans un hôpital londonien, qu'il n'a le droit de quitter qu'accompagné d'un membre du personnel.

Il est l'un des trois enfants de Hans Rausing, fils du fondateur suédois de l'empire industriel Tetra Pak. Le grand-père, Ruben, avait fondé en 1951 l'entreprise d'emballages en carton qui allait révolutionner notamment le conditionnement des boissons.

Fille d'un haut responsable du groupe PepsiCo, l'Américaine Eva Kemeny avait rencontré Hans Kristian Rausing dans une clinique de désintoxication, peu avant de l'épouser dans les années 1980.



JO : les athlètes israéliens face aux menaces de boycott

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