dimanche 29 juillet 2012

Des manifestants anti-pollution font plier les autorités dans l'est de la Chine


Un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation devant le siège du gouvernement local de Qidong.
Un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation devant le siège du gouvernement local de Qidong. | REUTERS/CARLOS BARRIA

Pour la deuxième fois en un mois, un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation durant laquelle le siège du gouvernement local de Qidong, près de Shanghai, a été mis à sac par des protestataires qui ont affronté la police.

Tôt dans la matinée, des milliers de personnes s'étaient rassemblées pourprotester contre un pipeline transportant jusqu'à leur ville située en bord de mer les eaux usées d'une usine du groupe japonais Oji Paper Group, éloignée d'une centaine de kilomètres. Au siège du gouvernement, les manifestants se sont emparés de bouteilles d'alcool et de vin ainsi que de cartouches de cigarettes, des articles reçus fréquemment comme pots-de-vin en Chine par les fonctionnaires, selon un témoignage recueilli par téléphone.
Certains de ces articles étaient exhibés à l'extérieur du bâtiment gouvernemental, selon une photo publiée sur Sina Weibo, le principal service de microblogging chinois qui compte plus de 250 millions d'abonnés et sur lequel le terme de recherche "Qidong" a rapidement été censuré samedi.
D'autres images, dont il est difficile dans l'immédiat de vérifier l'authenticité, montraient une voiture de police renversée.
Sur deux d'entre elles, un homme identifié par des internautes comme le secrétaire du Parti de la ville, Sun Jianhua, apparaît entouré de policiers, le torse dévêtu alors qu'il se serait fait arracher ses vêtements, et escorté par les forces de l'ordre.
SUSPENSION DÉFINITIVE
En milieu de matinée, des affrontements violents ont opposé manifestants et policiers venus en grand nombre. Dans le même temps, les autorités faisaientsavoir que le déversement des eaux usées de la papeterie, qui avait déjà été provisoirement suspendu, le serait définitivement. Malgré cette annonce, également été diffusée par la télévision locale, plusieurs protestataires interrogés au téléphone restaient sceptiques sur les intentions réelles des autorités.
Les rejets d'une conduite d'évacuation de la papeterie du groupe japonais Oji Paper Group auraient atteint 150 000 tonnes d'eaux usées par jour quand cette usine, dont la construction a démarré en 2007, fonctionnait à plein rendement, selon des habitants cités par le quotidien étatique Global Times vendredi.
"Nous ne rejetons pas d'eau polluée. L'eau que nous rejetons a été purifiée et est conforme aux normes locales de protection de l'environnement", a assuré de son côté un responsable des relations publiques d'Oji Paper, cité par l'agence japonaise Jiji Press.
Les mouvements de protestation se multiplient depuis l'an dernier en Chine contre la dégradation de l'environnement, victime de trois décennies d'industrialisation à marche forcée. Début juillet à Shifang dans la province du Sichuan (sud-ouest), des manifestants avaient affronté pendant plusieurs jours les forces de l'ordre avant d'obtenir l'assurance de l'abandon définitif d'un projet d'usine métallurgique polluante. Durant l'été 2011, une usine fabricant des panneaux solaires avait été provisoirement fermée à Haining (est) après des manifestations, tandis que les habitants de Dalian (nord-est) avaient obtenu le déménagement d'un complexe pétrochimique qui devait être implanté dans leur ville.

Nicolas Sarkozy juge que François Hollande devrait être "beaucoup plus ferme" avec le régime syrien


3.5
Ce matin, Le Parisien rapporte des critiques que Nicolas Sarkozy aurait fait contre François Hollande.
"Ce dernier, observe-t-il en petit comité, n'aurait pas encore pris « la dimension » du poste. Et jouirait auprès de la presse d'une « indulgence » coupable.", peut-on lire.
Quant à la Syrie, il trouve la position de la France beaucoup trop défensive. « On m'a critiqué sur la Libye mais moi au moins, j'ai agi, regrette-t-il. Il faut être plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme. »

Un pasteur américain refuse de marier un couple de Noirs


Te'Andrea et Charles Wilson n'ont pas pu se marier à l'église baptiste de Crystal Springs, dans le Mississippi, parce qu'ils sont noirs.
Te'Andrea et Charles Wilson n'ont pas pu se marier à l'église baptiste de Crystal Springs, dans le Mississippi, parce qu'ils sont noirs. | ABC News

Le pasteur d'une église baptiste de Crystal Springs, dans le Mississippi (sud des Etats-Unis), a refusé de marier un homme et une femme dans son église parce qu'ils étaient noirs, ont rapporté dimanche 29 juillet les médias américains.

Le pasteur Stan Weatherford, qui est blanc, a expliqué à la chaîne de télévision ABC qu'il n'y avait jamais eu de mariage de Noirs dans la First Baptist Church de Crystal Springs depuis sa création en 1883.
Des fidèles de l'église l'ont menacé d'être remplacé s'il acceptait d'y organiser une cérémonie pour le mariage de Charles et Te'Andrea Wilson, a-t-il assuré, soulignant qu'il avait proposé au couple de les marier dans une autre église proche et dont les fidèles sont majoritairement noirs.
"Comment peut-on expliquer à une fillette de 9 ans 'On ne peut pas se marier ici, parce que, devine quoi ma chérie ? on est noirs'", a réagi Charles Wilson sur une filiale locale d'ABC, évoquant sa fille.
D'après la chaîne de télévision CNN, les futurs époux ont appris que la cérémonie ne pouvait pas avoir lieu dans l'église qu'ils avaient initialement choisie la veille de leur mariage, qui devait avoir lieu le 20 juillet. Il a finalement été célébré dans une autre église le lendemain.

Enfant fauché à La Ciotat: la série noire se poursuit pour les piétons

Un garçon de 11 ans a été fauché mortellement par une voiture samedi soir à La Ciotat, alors qu'une marche était organisée dimanche à Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille, du même âge, tuées il y une semaine lors d'un week-end déjà sanglant pour les piétons. Un garçon de 11 ans a été fauché mortellement par une voiture samedi soir à La Ciotat, alors qu'une marche était organisée dimanche à Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille, du même âge, tuées il y une semaine lors d'un week-end déjà sanglant pour les piétons.
Un garçon de 11 ans a été fauché mortellement par une voiture samedi soir à La Ciotat, alors qu'une marche était organisée dimanche à Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille, du même âge, tuées il y une semaine lors d'un week-end déjà sanglant pour les piétons.
L'enfant marchait vers 23H00 sur un trottoir du centre-ville de cette commune littorale des Bouches-du-Rhône, à une dizaine de mètres devant ses parents, quand il a été fauché par une BMW, décédant sous leurs yeux.
Le conducteur d'origine bosniaque, âgé de 33 ans et en état d'ivresse venait de remonter dans sa voiture après avoir acheté des packs de bière dans une épicerie de nuit quand il a perdu le contrôle de son véhicule.
"Il a d'abord percuté le trottoir opposé à l'enfant et avec le choc, la voiture a été projetée sur lui", a précisé Franck Abadie, chef du service d'ordre public au sein de la Direction départementale de la Sécurité publique des Bouches-du-Rhône.
Cet homme, qui circulait avec d'autres personnes, dont son fils de 10 ans assis à l'arrière, a été placé en garde à vue au commissariat de La Ciotat et devait être présenté lundi au parquet de Marseille. Son alcoolémie a été mesurée par éthylotest à 0,59 mg par litre d'air expiré, soit plus du double de la limite légale (0,25 mg), selon une source proche de l'enquête.
Les parents, des habitants de La Ciotat comme le chauffard, ont été pris en charge par le SAMU, en état de choc, et hospitalisés dans la nuit. Ce sont les policiers qui ont annoncé le décès au frère de la victime, âgé de 15 ans, qui attendait leur retour à leur domicile.
Ce drame intervient une semaine après un week-end déjà sanglant pour les piétons, au cours duquel deux femmes et une fillette avaient été tuées à Paris par des chauffards roulant sans permis, tandis qu'un père et son fils étaient grièvement blessés en Charente-Maritime par un homme circulant ivre.
Valls appelle à des sanctions
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi dans le XIXe arrondissement de Paris sur les lieux où une mère et sa fille de 11 ans avaient été mortellement percutées une semaine plus tôt.
Les participants, appartenant pour beaucoup à la communauté chinoise comme les victimes, s'étaient réunis pour un dernier hommage à l'appel du mari, une banderole portant leurs portraits ayant été tendue sur la façade d'un immeuble.
Après les drames du week-end dernier, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait appelé à "sanctionner" les comportements irresponsables au volant.
"On ne relâchera pas la pression sur ceux qui violent le code de la route et qui ont ces comportements de chauffards qui mènent à ce type de drames", avait-il déclaré, en appelant à "multiplier les contrôles".
Les trois chauffards mis en cause dans les accidents de la semaine dernière ont été mis en examen et deux d'entre eux placés en détention provisoire.
A Marseille début juillet, le conducteur d'une moto qui avait fauché mortellement une femme enceinte de huit mois et son fils de deux ans en juin 2009, aux abords d'une plage dans le nord de la ville, a écopé de deux ans de prison ferme.
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Un termite-kamikaze se fait exploser au combat


La photographie qui figure ci-dessus mérite quelques éclaircissements. Malgré les apparences, il s'agit de cinq membres de la même espèce de termites tropicaux,Neocapritermes taracua, que l'on trouve communément en Guyane et qui se nourrissent de bois en décomposition. Le gros, avec la tête surdimensionnée, est un guerrier, tandis que les quatre autres, plus petits, sont des ouvriers. Pourtant, à bien y regarder, comme l'ont fait des chercheurs tchèques et belges dans une étude publiée par Science vendredi 27 juillet, on découvre aussi des différences entre ouvriers. Je les ai entourées en rouge sur le cliché. Certains ont des sortes d'épaulettes bleues à la frontière entre leur abdomen et leur torse, tandis que, chez les autres, cette zone reste blanche.
Ces taches bleues sont en réalité de petites poches dans lesquelles de mystérieux cristaux bleus sont fabriqués et stockés, non loin des glandes salivaires de ces insectes (qui se trouvent aussi dans le dos). Cette particularité physique ne constitue pas la seule différence entre "cols bleus" et "cols blancs". Si des membres d'une autre espèce de termites font intrusion dans le secteur, les premiers vont se montrer nettement plus agressifs que les seconds. En l'espace de 5 minutes, les termites aux cristaux mordront leurs adversaires 15 fois contre 2 fois seulement pour les ouvriers blancs. Et ce n'est pas tout. Si jamais ils ont le dessous dans la bagarre, les "bleus" se transforment rapidement en kamikazes, en se faisant littéralement éclater sur leurs ennemis. Sous la pression interne, leur cuticule cède au niveau des taches bleues et le contenu des poches se déverse à l'extérieur, accompagné d'ailleurs du contenu de l'insecte qui meurt dans cette explosion organique. Le liquide relâché semble particulièrement toxique car, dans 40 affrontements, seuls 3 insectes aspergés s'en sont tirés : 26 ont été tués et 11 paralysés.
Pour comprendre pourquoi certains ouvriers ont des poches bleues et d'autres pas, les auteurs de l'étude se sont intéressés... aux mandibules de ces insectes. En effet, le degré d'usure de celles-ci indique l'âge des termites : au fur et à mesure qu'ils vieillissent, travaillent dans le nid ou vont chercher de la nourriture pour la colonie, les ouvriers voient leurs mandibules s'éroder et devenir de moins en moins efficaces. Et, dans le même temps, leurs sacs à cristaux bleus se remplissent... L'ouvrier-termite, après une vie de labeur, n'a pas le droit à la retraite. Utile jusque dans la mort. Il consacre sa vieillesse à préparer l'arsenal qui rendra son suicide le plus dangereux possible pour ses adversaires.
Il arrive aussi aux ouvriers blancs de jouer aux kamikazes mais les résultats sont nettement moins dévastateurs : sur 40 insectes arrosés, 31 ressortent indemnes de l'épreuve, 4 sont paralysés et 5 tués. Toute la différence tient dans ces cristaux bleus, qui sont faits d'une protéine contenant du cuivre. Si on l'intègre dans l'arsenal des termites blancs, ceux-ci tuent davantage d'ennemis (sur 40 confrontations, 18 ennemis morts et 5 paralysés), sans toutefois parvenir à l'"efficacité" redoutable des termites bleus. En réalité, c'est le mélange des cristaux et des sécrétions des glandes salivaires qui crée le cocktail meurtrier, tout comme, à une époque, il fallait mélanger le contenu de deux tubes pour obtenir une colle extra-forte...
Précisons que Neocapritermes taracua n'est pas la seule espèce de termite à adopter ce comportement de kamikaze (que l'on retrouve aussi chez certaines fourmis dites explosives). Mais, en général, ce sont plutôt les guerriers, et non les ouvriers, qui passent en mode suicide, comme c'est par exemple le cas chezGlobitermes sulphureus. Quand le besoin s'en fait sentir, ce termite asiatique est ainsi capable de se rompre lui-même et d'émettre un liquide gluant qui collera son cadavre au corps de son ennemi. Néanmoins, si ce comportement n'est pas nouveau, l'étude de Science met pour la première fois en évidence chez des termites un mécanisme de défense impliquant le mélange de deux produits.

Hommage à Paris à la mère et sa fille tuées par un chauffard

C'est dans cette rue de Paris qu'un chauffard a fauché une mère et sa fille, le 22 juillet.
C'est dans cette rue de Paris qu'un chauffard a fauché une mère et sa fille, le 22 juillet. / Crédits : LCI

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Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche en fin d'après-midi dans le XIXe arrondissement de Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille de 11 ans tuées dimanche dernier par un chauffard.
Le drame avait ému la France entière. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche en fin d'après-midi dans le XIXe arrondissement de Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille de 11 ans tuées dimanche dernier par un chauffard.

Sur le lieu même où la mère et la fille avaient été percutées, au 24/28 avenue de Flandres, les participants, dont une majorité de la communauté chinoise à laquelle elles appartenaient, se sont réunis pour leur rendre un dernier hommage, dans une atmosphère de recueillement et de tristesse, à l'appel du mari et père des victimes. Sur la façade d'un immeuble, une grande banderole portant les portraits des deux disparues a été tendue. Au-dessous, deux petits feux ont été allumés, et des aliments et boissons déposés sur le sol "pour accompagner" les victimes, comme le veut la tradition chinoise, a expliqué un participant. De nombreuses gerbes de fleurs avaient également été apportées.
"Homicides involontaires aggravés"
La mère et sa fille, originaires de Wenzhou, dans la province de Zhejiang (côte est de la Chine) avaient été percutées dimanche soir, sous les yeux du père et de l'oncle de la fillette, par un jeune homme de 23 ans, qui avait pris la fuite après le drame mais le véhicule avait été intercepté quelques minutes plus tard avec ses cinq occupants à bord. Le chauffard soupçonné a été mis en examen mercredi pour "homicides involontaires aggravés" et placé en détention provisoire. Il a également été mis en examen pour "conduite sous l'usage de stupéfiants aggravé" par un "état alcoolique". Il a en outre été mis en examen pour conduite sans permis. Il encourt 10 ans de prison. Les quatre passagers du véhicule ont été mis en examen pour "non assistance à personne en danger" et placés sous contrôle judiciaire.

Accident de Moréac. Les quatre victimes étaient Rennaises

Faits divers dimanche 29 juillet 2012
+ LIRE AUSSI. Une famille meurt dans sa voiture en feu à Moréac

La famille prenait la route des vacances
Selon les gendarmes, un couple, un homme âgé de 31 et une femme de 33 ans, étaient accompagnés par leurs enfants, un petit garçon de deux ans et une petite fille de trois ans et demi.
La famille partait en vacances sur une commune littorale, dans l'arrondissement de Quimperlé.
La voiture s'est embrasée
Samedi, pour une raison inconnue, leur voiture a quitté la chaussée, après avoir mordu l'accotement. Elle a percuté une buse dans un fossé et s'est embrasée.
Le parquet de Lorient a ouvert une enquête, pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

"Nous avons bien vécu, mais nos enfants, quel avenir les attend ?"


Carmen et José ont vécu la guerre civile et les années sombres de la dictature de Franco, avec la certitude, toujours, que le lendemain serait meilleur que le jour présent. Leur fille, Carmen, et son mari, Alfredo, sont nés quand le pays commençait à s'ouvrir sur l'extérieur, ils l'ont vu se moderniser et se sont enrichis, modestement mais sûrement, en même temps que lui. Mais ils savent que demain sera plus dur qu'aujourd'hui. Alberto et Susana, leurs enfants, sont nés dans les années 1980. Ils n'ont manqué de rien, sont diplômés, voire surdiplômés. Pour eux, il n'y a pas de futur en Espagne.

"Dans les années 1950, beaucoup de gens sont partis à l'étranger, en Allemagne, en Suisse, pour s'en sortir. Mais avec le retour de la démocratie, nous pensions que nous reverrions jamais ça..." A 79 ans, José Caballero regarde avec tristesse son petit-fils, Alberto Orozco, qui vient d'avouer qu'il devra quitter l'Espagne, sa crise et son taux de chômage de 24 %, s'il veut exercer son métier : ingénieur en chimie et sciences des matériaux. La femme de José, Carmen Gutierrez, 81 ans, confirme : "Nous avons bien vécu. Avec pas grand-chose mais nous avons pumener notre barque, construire un foyer. Mais eux..."
Pourtant, la vie de ce couple de retraités madrilène n'a pas été douce. Carmen est née en 1931. Son père, chauffeur de voitures, lutte du côté des républicains durant la guerre civile (1936-1939) et est emprisonné durant huit ans. Avec sa mère, couturière, et sa petite soeur, elle passe son enfance chez sa grand-mère et doittravailler à 13 ans pour aider sa famille. José, né à Huelva, en Andalousie, n'a pas connu la faim contrairement à son épouse, mais lui aussi a commencé à travaillerjeune, à 14 ans, dans une quincaillerie, "six jours par semaine pour 4 pesetas par jour", se souvient-il.
Tout n'était pas rose sous la dictature, mais ils croyaient dans le futur. En 1960, ils se rencontrent dans un bal populaire, et après quatre ans de fiançailles, se marient, le temps d'amasser de quoi prendre un crédit pour s'acheter un petit appartement dans Moratalaz, un quartier populaire du sud de Madrid où ils vivent toujours, 52 ans plus tard. Un an après leur mariage naît leur fille, prénommée Carmen comme sa mère et sa grand-mère. Et cinq ans plus tard, leur fils, Alfredo. José devient chef d'une des succursales de la quincaillerie et "à force de travail, notre vie s'est améliorée et nous avons pu offrir à nos enfants ce que nous n'avions pas pu avoir", reconnaît Carmen.
Elle et son mari n'ont qu'une pension de 760 euros, car Carmen n'a jamais été déclarée comme couturière, et un peu d'argent de côté après avoir hypothéqué leur maison. Mais ils refusent de se plaindre"Quand la TVA va monter [de trois points, de 18 % à 21 %, en septembre], les prix vont augmenter et ce sera dur, mais ce qui me fait le plus mal ce sont mes petits-enfants. J'ai 81 ans, je n'ai plus besoin de grand-chose, mais eux, ils commencent tout juste à vivre et n'ont aucune sécurité de trouver un emploi."
Alberto a 26 ans, deux maîtrises et perçoit une bourse pour terminer sa thèse au Conseil supérieur de recherche scientifique (CSIC), le principal organisme public consacré à la recherche en Espagne. C'est un "privilégié" dans un pays où un jeune sur deux est au chômage. Durant deux ans, il sera payé 950 euros. Si tout va bien. "J'ai peur, avoue le jeune homme. Le CSIC était en cessation de paiement jusqu'à mercredi dernier. Visiblement, ils ont pu payer les fournisseurs mais la situation est précaire car le centre dépend du ministère de l'économie et avec les coupes budgétaires, nous ne savons pas ce qui va se passer."
Surtout, il sait qu'une fois sa thèse terminée, il n'aura qu'une option : partir"Il n'y a plus de place dans la recherche. Les embauches sont gelées. Autour de moi, beaucoup de scientifiques sont au chômage mais viennent travailler au CSIC bénévolement, par vocation."
Alberto assure que la moitié de ses compagnons de faculté sont déjà partis à l'étranger. Contraints et forcés par la crise. Déçus et démoralisés. "Le gouvernement croit que la science est un luxe. Il se trompe. La science et l'innovation, c'est ce qui permettrait au pays de sortir de la crise. Pas les serviceset la construction !"
"Quand j'entends cela, j'ai le coeur qui se brise, réagit sa mère, Carmen CaballeroJe suis si fier de lui, il a beaucoup travaillé et c'est le premier de la famille à avoir fait des études supérieures." Alberto fait partie de la génération "la mieux formée" de l'histoire de l'Espagne.
Une génération choyée, qui n'a manqué de rien, contrairement à celles de ses parents et grands-parents, mais qui n'aura pas la chance de vivre aussi bien qu'elles.
Avec son petit salaire et la précarité de son poste, Alberto ne gagne pas de quoi s'émanciper. Depuis quatre ans, lui et sa petite amie, Paula, se voient entre deux portes, sans intimité, incapables de payer un loyer. "Paula est infirmière mais elle ne travaille que pour des remplacements, en été ou à Noël. Elle pense aussi partirà l'étranger..."
Dans sa petite chambre, assis sur son lit d'une seule place, Alberto s'est fait une raison. "Je ne connais personne de mon âge qui ne vit pas chez ses parents."Cette fatalité touche 70 % des jeunes espagnols entre 20 et 29 ans, selon uneenquête de la Fondation Caixa.
En attendant - tout comme sa soeur de 22 ans, Susana, diplômée en "thérapie occupationnelle" qui a un contrat de six mois pour s'occuper de personnes souffrant de problèmes cérébraux pour 960 euros par mois - il profite du confort de l'appartement familial. En rêvant tous les deux d'avoir le même parcours que leurs parents.
Carmen, 51 ans et Alfredo, 52 ans ont vécu une enfance modeste mais heureuse. Ils ont le niveau bac et travaillent comme fonctionnaires dans un centre des impôtspayés respectivement 1 300 et 1 900 euros par mois après trente et un ans d'ancienneté. C'est là qu'ils se sont connus, en 1980, jeunes et insouciants dans cette Espagne en pleine croissance. A 23 ans, le couple s'est marié et a pris un crédit pour s'acheter un petit appartement. Deux ans plus tard naissait leur fils Alberto puis, en 1990, leur fille Susana. "Nous avions des petits salaires et cela n'a pas toujours été facile de payer le crédit, un prêt de 2,5 millions de pesetas à 17,5 % d'intérêt sur dix ans, se rappelle Carmen. Mais nous avons profité de la vie."
En 2001, ils vendent leur appartement et prennent un petit crédit sur dix ans pour emménager dans une résidence flambant neuve du quartier de Valdebernardo, au sud de Madrid. C'est une de ces constructions typiques destinées à la classe moyenne née du boom économique : derrière la grille d'entrée surveillée par un vigile dans sa guérite, un bloc d'édifices de cinq étages disposés en rectangle autour d'une cour avec piscine, pataugeoire, aire de jeux pour enfants et piste de padel, ce sport à la mode entre le tennis et le squash.
A l'époque, les prix sont raisonnables : 24 millions de pesetas (144 000 euros) pour un appartement de 100 m2 et trois chambres. En 2005, le même logementcoûtait 420 000 euros... Eux ont évité les pièges du boom de l'immobilier. Ils n'ont pas spéculé, comme tant d'autres Espagnols, sur ces prix qui ne cessaient demonter. Au contraire, leur salaire ne suivant pas l'inflation galopante, ils ont perdu peu à peu du pouvoir d'achat ces dix dernières années. Jusqu'à la crise, "un coup de massue.", résume le couple.
"En 2010, le gouvernement a baissé nos salaires de 5 %, et en 2011, il les a congelés. A présent, il supprime la prime de Noël, qui correspond à 7 % de notre salaire annuel, réduit les congés et les "jours libérés", ce qui correspond à 12 jours en moins par an", résume Carmen, qui estime avoir perdu environ 15 % de sonpouvoir d'achat par rapport à il y a cinq ans.
Mais ce qui l'inquiète le plus, c'est son fils. "Nous au moins nous avons la stabilité de l'emploi. Mais nos enfants, quel futur les attend ?"

En Espagne, la polémique fait rage sur le droit à l'avortement


"Oui à la vie, mais je choisis" et "Prêtres et juges, hors de mon corps" peut-on lire sur le ventre de ces femmes qui manifestaient dimanche pour protester contre ce projet de réforme du droit à l'avortement.
"Oui à la vie, mais je choisis" et "Prêtres et juges, hors de mon corps" peut-on lire sur le ventre de ces femmes qui manifestaient dimanche pour protester contre ce projet de réforme du droit à l'avortement. | AFP/DANI POZO

Victoire du droit à la vie pour les anti-avortement, retour à l'ère franquiste pour les autres, le gouvernement espagnol de droite a amplifié la polémique sur l'avortement, en envisageant d'interdire l'interruption volontaire de grossesse dans les cas de malformation.

Une centaine de personnes ont pris part dimanche 29 juillet dans le centre de Madrid à une manifestation pour protester contre ce projet de réforme à l'initiative d'un collectif d'associations pour le droit des femmes.
"Mère, libre !", peut-on lire sur cette pancarte.
Le gouvernement espagnol a confirmé vendredi vouloir modifier à la rentrée la loi votée en 2010 sous le pouvoir socialiste (2004-2011) qui autorise toute femme àavorter jusqu'à 14 semaines. Elle permet aussi une interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu'à 22 semaines dans les cas de "risque pour la vie et la santé" de la mère ou de "grave malformation du foetus" et sans limite de temps, sur avis d'un comité d'éthique, dans les cas les plus graves.
Mais les propos récents du ministre de la justice Alberto Ruiz-Gallardon ont fait l'effet d'une bombe au sein des associations de défense des droits des femmes et pro-avortement. "Je ne comprends pas que l'on empêche un foetus de vivre en permettant l'avortement, pour le simple fait qu'il souffre de handicap ou de malformation", a déclaré M. Ruiz-Gallardon dans une interview dimanche dernier au quotidien de droite La Razon.
LE "TERRAIN" DE L'EXTRÊME-DROITE
"Ce que Gallardon veut, c'est interdire, de fait, l'avortement, dans la droite ligne de l'Irlande, la Pologne ou Malte", affirme Santiago Barambio, président de l'association des cliniques spécialisées dans l'IVG, Acai, et l'un des pères de la loi de 2010 sur l'avortement. "Ce n'est pas une surprise quand on sait que c'est Gallardon père qui avait contesté la précédente loi de 1985" autorisant l'avortement en cas de viol, malformation du foetus ou danger pour la santé de la mère.
Selon M. Barambio, le ministre "occupe le terrain de l'extrême droite ultra-catholique qui est peut-être minoritaire mais très puissante économiquement, comme par exemple l'Opus Dei", organisation catholique implantée dans les hautes sphères politico-économiques de l'Espagne.
65 % DES ESPAGNOLS CONTRE LE PROJET DE LOI
Faux, répond le Forum de la Famille, dénonçant "la dictature des pseudo-progressistes de salon qui s'agenouillent servilement devant le politiquement correct artificiellement défini par des lobbys idéologiques et économiques de bas étage".
Une forte majorité d'Espagnols, soit 81 pour cent, sont contre l'interdiction de l'avortement dans le cas de malformation du foetus, selon un sondage publié dimanche par le quotidien El Pais. Le projet de réforme est rejeté par 65 % de ceux qui ont dit avoir voté pour le Parti populaire (PP, conservateur) à l'élection générale de l'an dernier de même que par 64 % de ceux qui se revendiquent comme des catholiques partiquants, selon ce sondage.

Routes : orange dans le sens des retours


Bison Futé avait classé ce samedi rouge.

Bison Futé avait classé ce samedi rouge. | LP/LAURE PARNY

Zoom
Dimanche, l'heure est à l'accalmie sur les routes, après un samedi rouge. La circulation dense sur les routes de est revenue à la normale samedi soir sur l'ensemble du réseau routier, après un pic à 520 km de bouchons recensé à la mi-journée, en un samedi de grand chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, classé rouge par Bison futé.

Selon le Centre national d'information routière (Cnir), le trafic est revenu à la normale avec une dizaine de kilomètres de bouchons cumulés à 20h, dont quatre à et six sur l'A7, au niveau de , sous le tunnel de Fourvière, dans le sens sud-nord. En cette journée classée rouge dans le sens des départs et orange dans le sens des retours, le pic de 520 km de bouchons a été atteint vers 13 heures, contre 643 kilomètres l'année dernière à la même époque.

Un dimanche vert et orange

Les difficultés se sont concentrées sur l'A6 dans la vallée de la Saône et sur l'A7 dans la vallée du Rhône. Sur l'A7, en direction de Marseille, des itinéraires bis ont été proposés aux automobilistes en raison des fortes perturbations, les points noirs se situant dans l'agglomération lyonnaise, au péage de Saint-Rambert-d'Albon (15 km de ralentissements), en direction de Valence (25 km) et au niveau de Loriol-sur-Drôme (4 km). Des mesures de régulation de vitesse ont également été mises en place entre Vienne et Orange dans les deux sens de circulation, avec un abaissement de la vitesse (de 130 km/h à 110 km/h).
En Savoie et Haute-Savoie, pour accéder à l'Italie, il a fallu compter environ 45 minutes d'attente pour franchir le tunnel du Fréjus et 2h15 pour franchir le tunnel du Mont-Blanc.

Dans le sud, des perturbations ont eu lieu sur l'A9 en direction de l'Espagne avec 10 km de bouchons à Narbonne, 15 km à Montpellier, 14 km à Béziers et 14 km à Perpignan. Sur l'A10, entre Poitiers et Bordeaux la circulation a été dense.

La journée de dimanche est classée verte dans le sens des départs et orange dans le sens des retours. Les automobilistes peuvent trouver une carte du trafic en temps réel sur le site internet de Bison Futé.

Foule dans les gares et les aéroports

De nombreux vacanciers sont aussi attendus dans les aéroports et les gares samedi et dimanche. Les aéroports parisiens attendent 920 000 passagers et la SNCF transportera 1,2 millions de passagers, ce week-end étant un des plus chargés de l'été avec celui du 15 août.

La SNCF a programmé 2174 TGV et trains internationaux. Les gares de Lyon et Montparnasse connaîtront un trafic particulièrement dense avec 252 000 voyageurs attendus gare de Lyon et 242 000 à Montparnasse.

Le film qui énerve les Républicains


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Le 17 mars à Chandigarh, au nord de l'Inde, sur le tournage du film de Kathryn Bigelow. Photo : Ajay Verma/Reuters | REUTERS / AJAY VERMA

Ce soir, je suis en mesure d'annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama Ben Laden, le dirigeant d'Al-Qaida." C'était le 1er mai 2011. Lors d'une allocution télévisée, Barack Obama rendait publique l'élimination du "terroriste responsable du meurtre de milliers d'innocents". Le soir même, Kathryn Bigelow s'attaque à la réécriture du script sur lequel elle travaille depuis trois ans. Le scénario originel racontait l'échec des troupes américaines à capturer Ben Laden après les attentats du 11-Septembre 2001. Changement de programme : la réalisatrice de Point Break et de Démineurs racontera le raid des 23 membres du commando de Navy Seal (forces spéciales appartenant à la marine) sur la propriété d'Abbottabad, au nord d'Islamabad, auPakistan. Au casting, deux stars montantes: l'Australien Joel Edgerton et l'Américaine Jessica Chastain.

Pour les adversaires de Barack Obama, un film mettant en scène - juste avant le scrutin présidentiel du 6 novembre - le succès politique que constitue l'opération contre Oussama Ben Laden s'apparente à un coup dur. A peine ont-ils eu vent du projet que les Républicains ont crié au scandale, accusant la Maison Blanche d'avoir fourni des documents "secret défense" à la réalisatrice et organisé des rencontres entre son scénariste, Mark Boal, et le Pentagone. Une enquête a été ouverte et Leon Panetta, le secrétaire américain à la défense, a dû s'expliquer. Kathryn Bigelow refuse le procès en récupération. "C'est un triomphe américain, héroïque et non partisan, et rien ne permet de suggérer que notre film racontera cette grande victoire autrement", a-t-elle déclaré. Sony a toutefois décidé de décaler la sortie, prévue mi-octobre, au 19 décembre. Mais Hollywood n'a pas dit son dernier mot. Harvey Weinstein, poids lourd du cinéma américain et ardent partisan du Parti démocrate - il a levé des fonds pour la campagne de Barack Obama -, a acheté les droits de distribution aux Etats-Unis d'un deuxième projet cinématographique, Nom de code : Geronimo, l'intitulé de l'opération menée contre Ben Laden. Le film, au budget plus modeste, devrait sortir vers la fin septembre.
Convaincus d'être persécutés, les Républicains accusent aussi Hollywood d'adresser des messages subliminaux. Ainsi, l'animateur de radio ultraconservateur Rush Limbaugh a reproché au réalisateur Christopher Nolan d'avoir appelé Bane l'ennemi de Batman dans The Dark Knight Rises, sorti aux Etats-Unis le 16 juillet. Une allusion, soutient-il, à la récente controverse autour de Bain Capital, fonds d'investissement jadis dirigé par Mitt Romney, le candidat républicain à la Maison Blanche. Pas sûr pourtant que le parti de l'éléphant doive vraiment s'inquiéter. En 2004, Fahrenheit 9/11, le documentaire de Michael Moore dénonçant les guerres d'Irak et d'Afghanistan, a fait un carton au box-office sans empêcher la réélection de George W. Bush.

Noyade: un directeur de colonie de vacances en garde à vue

Vue partielle de la façade du palais de justice de Narbonne, le 13 juin 2008
Vue partielle de la façade du palais de justice de Narbonne, le 13 juin 2008 (AFP)
Un directeur de colonie de vacances était en garde à vue dimanche, après la noyade samedi d'un adolescent de 17 ans dans un lac proche du littoral méditerranéen où la baignade était interdite, a-t-on appris auprès du parquet de Narbonne.
Un arrêté municipal de la commune de Fleury-d'Aude interdit officiellement la baignade au Gouffre de l'oeil doux, un lac pittoresque au pied d'une falaise, dans le massif de la Clape, entre Narbonne et la Méditerranée.
Le Gouffre de l'oeil doux est cependant très fréquenté, notamment l'été, attirant les touristes séjournant dans la région, qui s'amusent à plonger dans le lac depuis la falaise.
Le jeune homme qui s'est tué samedi, originaire de Groslay (Val d'Oise), séjournait dans un camping situé à quelques kilomètres de là, dans la station balnéaire de Saint-Pierre-la-mer.
Le directeur de la colonie de vacances a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête menée par les gendarmes pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "homicide involontaire par manquement délibéré de prudence".

Natation : l'or de Camille Muffat


Camille Muffat, première championne olympique française des Jeux de Londres.
Camille Muffat, première championne olympique française des Jeux de Londres. | AFP/MARTIN BUREAU

La Française Camille Muffat est devenue dimanche championne olympique du 400 m nage libre, offrant à la délégation tricolore sa première médaille d'or des Jeux de Londres. La nageuse de 22 ans, qui a résisté jusqu'au bout au retour de l'Américaine Allison Schmitt, médaille d'argent, succède à sa compatriote Laure Manaudou, sacrée sur la même distance en 2004 à Athènes. La Britannique Rebecca Adlington, médaillée d'or à Pékin en 2008 et portée par le public londonien, s'est contentée du bronze. L'autre Française présente dans cette finale,Coralie Balmy, a terminé à la sixième place.

Muffat, meilleure performeuse de la saison (4 min 01 s 13), a parfaitement tenu son rang de favorite. Partie très fort, elle a nagé les 150 premiers mètres sous la base du record du monde, avant de ralentir un peu le rythme. Suivie de près par Schmitt pendant la première moitié du parcours, elle a ensuite progressivement creusé l'écart et est parvenue à résister au finish de l'Américaine dans les 30 derniers mètres.
"J'ai du mal à réaliser", a réagi la Niçoise au micro de France Télévisions. "J'ai toujours rêvé d'une médaille olympique. Depuis deux ans j'y pense et vraiment, depuis un an, je me dis que je veux être la meilleure. J'ai réussi à rester sereine malgré tout, malgré l'ambiance pour l'Anglaise Rebecca Adlington", a-t-elle expliqué. "Il a fallu aller jusqu'au bout même si c'était vraiment dur dans les derniers mètres. C'est vrai qu'il n'y avait pas vraiment la sérénité habituelle mais j'ai essayé d'en garder le plus possible."
Camille Muffat embrasse sa compatriote Coralie Balmy, qui a terminé 6e de la finale. Londres, le 29 juillet.
PREMIÈRE FINALE POUR YANNICK AGNEL
Yannick Agnel s'est qualifié dimanche pour la finale olympique du 200 m libre en réussissant le deuxième meilleur temps des séries en 1 min 45 s 84. Agnel, 20 ans, champion d'Europe du 400 m nage libre, a gagné près d'une seconde par rapport à son chrono de la matinée. Il devra probablement approcher lundi son record de France (1 min 44 s 42), voire faire mieux, pour décrocher l'or, la finale promettant d'être extrêmement relevée et indécise.
Le Niçois a été devancé par le phénomène chinois Sun Yang, sacré quelques heures avant sur 400 m nage libre, qui l'a devancé de 23 centièmes en 1 min 45 s 61. La troisième place est revenue au Sud Coréen Park Tae-Hwan (1 min 46 s 02). L'Américain Ryan Lochte, qui avait reconnu être un peu fatigué le matin en série après son sacre de la veille sur 400 m 4 nages, a fini avec le 5e temps général, derrière le recordman du monde, l'Allemand Paul Biedermann. Grégory Mallet s'est contenté du 14e temps des demi-finales.
Yannick Agnel a réalisé le deuxième temps des demi-finales du 200 m nage libre. Londres, le 29 juillet.
Camille Lacourt, champion du monde du 100 m dos, s'est qualifié pour la finale avec le 2e temps des demi-finales, derrière l'Américain Matt Grevers. Lacourt, sacré champion d'Europe du 100 m dos en 2010 à Budapest et champion du monde l'an dernier à Shanghai, a remporté sa demi-finale en 53 sec 03, soit 48 centièmes de mieux que son temps en séries dimanche matin. Grevers, déjà meilleur temps des séries, a été le seul des qualifiés pour la finale à passer sous les 53 sec, avec un chrono de 52 sec 66. L'Américain, vice-champion olympique à Pékin derrière son compatriote Aaron Peirsol, détient depuis les sélections olympiques américaines en juin à Omaha (Nebraska) le deuxième meilleur chrono de tous les temps (52.08). La finale de l'épreuve aura lieu lundi.
PASSAGE DE TÉMOIN POUR BERNARD ET MANAUDOU
Pour Alain Bernard, le champion olympique en titre du 100 mètres, ce dimanche est une journée particulière puisqu'il s'agit de sa dernière en tant que nageur de haut niveau. "C'est vrai que c'est une sensation très particulière. J'essaie degarder ma concentration et de vivre à fond cette journée, d'emmagasiner des images", confie la star française des Jeux de Pékin. Comme convenu, Alain Bernard et Jérémy Stravius cèderont leur place à Fabien Gilot et Yannick Agnelpour la finale du relais 4 x 100 m libre.
Chez les dames, Laure Manaudou a elle aussi pu mesurer le passage des ans en s'inclinant dès son entré en lice sur 100 m dos avec le 22e temps des séries en 1'01"03. " J'ai des regrets de ne pas avoir nagé plus vite. Mais j'ai aussi du plaisir à être là", a-t-elle assuré, souriante.
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