jeudi 26 juillet 2012

Immigration : Claude Guéant inquiet pour la "cohésion sociale"

Claude Guéant, lors d'un meeting de soutien aux candidats UMP et Nouveau Centre des Hauts-de-Seine, à Boulogne-Billancourt, le 4 juin 2012.

Claude Guéant, lors d'un meeting de soutien aux candidats UMP et Nouveau Centre des Hauts-de-Seine, à Boulogne-Billancourt, le 4 juin 2012.

(CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP)
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L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant critique vertement, dans un entretien publié sur le site du Figaro jeudi 26 juillet, les nouveaux critères de naturalisation que veut introduire son successeur Manuel Valls. Ils créeraient selon lui "des droits pour les gens qui ont violé la loi".
Manuel Valls a annoncé mercredi qu'il reviendrait sur les critères de naturalisation actuels pour que l'acquisition de la nationalité française cesse d'être une "course d'obstacles". Mais pour Claude Guéant, "les mesures que préconise Manuel Valls sont de nature à porter gravement atteinte à la cohésion sociale". Il reproche au gouvernement de résumer sa politique "à annuler ce qui a été fait sous la présidence de Nicolas Sarkozy".
"Devenir français, c'est l'aboutissement d'une intégration"
"Notre politique avait un objet et un seul : faire en sorte que les naturalisations soient des succès et que les nouveaux Français soient reconnus sans aucune réserve comme des Français à part entière qu'ils sont", dit-il. "Devenir français, ce n'est pas le début d'un parcours, c'est l'aboutissement d'une intégration, comme d'ailleurs Manuel Valls le reconnaît", ajoute-t-il.
Claude Guéant reproche également à son successeur de vouloir revoir les critères de la régularisation des étrangers en situation clandestine. "Le texte que prépare le ministre aura à l'évidence pour conséquence de créer des droits pour des personnes qui ont violé la loi. Ce qui pose problème", estime-t-il.
FTVi avec agences
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Naturalisation: Guéant répond vertement à Valls

Le ton monte d'un cran entre le ministre de l'Intérieur et son prédécesseur. Claude Guéant critique vertement les nouveaux critères de naturalisation que veut introduire Manuel Valls, ce jeudi, après que celui a affiché son intention de se démarquer de lui.
Naturalisation: Guéant répond vertement à Valls
NATURALISATION - Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant répond à son successeur Manuel Valls dans une interview accordée au Figaro.
afp.com/Boris Horvat
Manuel Valls "va porter atteinte à la cohésion sociale". Claude Guéant ne mâche pas ses mots à l'égard de celui qui lui a succédé au poste de ministre de l'Intérieur. Dans un entretien au Figaro daté de vendredi, il critique vertement les nouveaux critères de naturalisation que veut introduire son successeur Manuel Valls.
"Le texte que prépare le ministre aura à l'évidence pour conséquence de créer des droits pour des personnes qui ont violé la loi, ce qui pose problème, il indique qu'un des critères pourrait être celui de la scolarisation des enfants, or tous les enfants étrangers, quelle que soit la régularité du séjour de leurs parents, sont accueillis dans nos écoles", estime notamment Claude Guéant.
"Cela signifie qu'il suffirait d'avoir des enfants pour avoir un droit définitif au séjour. Manuel Valls dit aussi que le fait de travailler clandestinement pourrait donner droit au séjour. Autant dire que plus on est irrégulier, plus on enfreint la loi, plus on aurait droit au séjour. Je laisse les Français juger", ajoute l'ancien ministre de l'Intérieur.
Indiquant que les personnes issues de l'immigration votent à 75 % pour la gauche, "la nouvelle clientèle électorale à cultiver pour le PS doit désormais être celle des personnes issues de l'immigration" ajoute Claude Guéant, qui conclut: "Favoriser une immigration incontrôlée pour des motifs politiciens présente de grands dangers pour la cohésion sociale et pour la préservation des valeurs de la République".

Ce que Manuel Valls compte faire

Devant la commission des Lois du Sénat, Manuel Valls s'est démarqué mercredi de son prédécesseur Claude Guéant, annonçant sa décision de ne pas appliquer les nouveaux critères de naturalisation et de mettre fin au pouvoir discrétionnaire de l'administration en matière de régularisations.
Il a affiché son intention de "revenir sur les critères introduits subrepticement par mon prédécesseur", souhaitant faire de la nationalité "un moteur de l'intégration et non le résultat d'une course d'obstacles aléatoire et discriminante". Manuel Valls a évoqué notamment le test concernant la connaissance de la culture et de l'histoire de la France, qui devait rentrer en application le 1er juillet. "Des ministres et des sénateurs auraient du mal à y répondre tellement il est hors des clous", a plaidé le ministre.
Il a évoqué une "politique délibérée" du précédent gouvernement "d'exclure de la nationalité des gens méritants et ne posant aucune difficulté". Résultat: "le nombre de naturalisations est en chute libre"."Le défi de l'immigration sera relevé si la naturalisation n'est plus vécue, ou perçue, comme la fin d'un parcours du combattant, mais comme l'issue d'un processus d'intégration qui a sa part d'exigences", a plaidé Manuel Valls, se défendant par ailleurs d'être "naïf" ou "angélique".
>> Lire aussi: Sur la question des Roms, Valls ne tourne pas tout à fait la page Sarkozy

Wall Street finit en nette hausse, stimulée par des propos de Mario Draghi


Wall Street s'est nettement appréciée jeudi, stimulée par des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%.

Wall Street s'est nettement appréciée jeudi, stimulée par des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%. | Andrew Burton

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s'est nettement appréciée jeudi, stimulée par des propos du de la Banque centrale européenne (), Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 211,88 points à 12. 887,93 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 39,01 points à 2.893,25 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est adjugé 1,65% (+22,13 points) à 1.360,02 points.
La Bourse de New York n'a pas caché son enthousiasme jeudi, après des propos du président de la BCE, Mario Draghi, qui l'ont rassurée sur la volonté de la zone euro à répondre de manière perçue comme plus ferme à la crise.
"M. Draghi a enfin envoyé un message clair au marché: que (la BCE) ferait tout son possible pour sauver l'euro, ce qui suggère que l'on se dirige probablement vers une action coordonnée" des banques centrales, "du côté européen comme du côté de la Réserve fédérale américaine" (Fed), a noté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.
"La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant", a en effet déclaré à Londres Mario Draghi, tout en soulignant également que l'institution avait aussi pour mission de réagir à l'envol des taux d'emprunt.
"Le marché espère que cela signifie que la BCE s'apprête à devenir plus offensive dans son combat contre la crise" sur le continent européen, ont indiqué les analystes de Charles Schwab.
Par ailleurs, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne est passé sous les 7%, pour la première fois depuis le 19 juillet, après avoir atteint un record depuis la création de la zone euro à 7,7% mercredi.
Pour Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com, si le "palliatif Draghi" se traduit sur le marché par un rebond "fort et important", les doutes persistent "sur ce que la BCE peut réellement accomplir" pour sauver la zone euro.
Aux Etats-Unis, mis à part un léger repli en juin des promesses de vente de logements aux Etats-Unis après un bond en mai, "des statistiques économiques solides soutiennent (...) le marché", ont souligné les analystes de Wells Fargo, citant un fort recul des inscriptions hebdomadaires au chômage et la nette progression des commandes de biens durables en juin.
Le marché a par ailleurs porté son attention sur une séance très chargée en résultats d'entreprises, fébrile en attendant les résultats du réseau social Facebook, qui ont été publiés après la clôture. Le titre du groupe a chuté de 8,50% à 26,84 dollars.
Dans le même secteur, l'action de l'éditeur de jeux en réseau Zynga a dévissé de 37,48% à 3,17 dollars au lendemain de l'annonce d'une perte nette inattendue et d'un ralentissement de la croissance de l'activité au deuxième trimestre.
Dans l'aéronautique, Boeing a pris 1,19% à 74,91 dollars après avoir annoncé mercredi un bénéfice net en hausse et relevé ses prévisions pour l'année.
Le conglomérat américain United Technologies (UTC) a avancé de 0,44% à 72,93 dollars après avoir obtenu un feu vert conditionnel à son acquisition, pour 18,4 milliards de dollars, de l'équipementier Goodrich (+0,22% à 127,48 dollars). UTC a également annoncé jeudi des résultats supérieurs aux attentes.
Côté énergie, le géant ExxonMobil a gagné 1,50% à 86,52 dollars. Il a fait état d'un bénéfice en hausse de 49% sur un an mais inférieur aux attentes.
Dans les médias, le New York Times a bondi de 10,64% à 7,80 dollars grâce à de bons résultats.
Dans le secteur de la grande consommation, le fabricant de produits d'hygiène Colgate-Palmolive a progressé de 4,04% à 106,38 dollars et le fabricant de mouchoirs en papier et de couches Kimberly-Clark est monté de 2,78% à 85,72 dollars, le marché saluant leurs résultats.
Côté financier, la banque d'affaires franco-américaine Lazard s'est envolée de 5,08% à 25,64 dollars. Elle a annoncé un bénéfice net divisé par deux mais conforme aux attentes.
Dans l'industrie, le marché a sanctionné le groupe de chimie Dow Chemical, qui a cédé 3,60% à 29,18 dollars, à cause d'un bénéfice plombé notamment par une chute des ventes en Europe.
Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 1,428% contre 1,406% mercredi et celui à 30 ans à 2,490% contre 2,467%.

Le crédit impôt recherche est vital pour Alcatel en France"

Le directeur général d'Alcatel-Lucent, Ben Verwaayen. Copyright Reuters
Le directeur général d'Alcatel-Lucent, Ben Verwaayen. Copyright Reuters
Propos recueillis par Delphine Cuny | 26/07/2012, 19:28 - 642 mots
L'équipementier télécoms français vient d'annoncer une perte et un plan de réduction de coûts, passant par 5.000 suppressions d'emplois. Le directeur général Ben Verwaayen revient sur les défis que le groupe affronte.
Une semaine après son sévère avertissement sur résultats, Alcatel-Lucent a annoncé des pertes et un plan de réduction de coûts passant par 5.000 suppressions de postes dans le monde. L'action a dévissé jeudi et touché un nouveau plus bas historique sous 0,80 euro (-6% à la clôture à 0,82 euro); en recul de 77% en un an, elle ne pèse plus 1,9 milliard d'euros et se voit menacée d'une sortie du CAC 40 en septembre. Le directeur général Ben Verwaayen revient sur les défis qu'affronte l'équipementier télécoms. Le bouillant néerlandais était parvenu à faire sortir du rouge le groupe en 2011, pour la première fois depuis la fusion du français d'Alcatel et de l'américain Lucent en 2006. Mais la situation s'est détériorée depuis l'automne dernier. Pour le fabricant d'équipements de réseaux, dont le siège est à Paris, la France représente 12% de ses effectifs, soit 9.560 personnes en France sur 76.000 salariés, et 7,8% de son chiffre d'affaires consolidé.
Les investisseurs ont très mal réagi à vos annonces jeudi....
Ben Verwaayen : Je le comprends et je crains que cela ne soit pas que pour un trimestre. Il y a six mois, nous avions dit que nos résultats de 2012 seraient meilleurs qu'en 2011 et aujourd'hui nous annonçons une perte substantielle (254 millions d'euros en net pour un chiffre d'affaires de 3,5 milliards). Notre structure de coûts n'est pas adaptée à la réalité nouvelle du marché. Il nous faut être réaliste, aujourd'hui, l'heure est à la fermeté. Le marché attend des résultats. Mais il n'est pas possible de se redresser en un trimestre. Je leur dis patience, il est important d'avoir le soutien de ses actionnaires.
Tous vos concurrents souffrent, même les chinois. N'est-ce pas lié au marché même des équipements télécoms, durablement touché par la déflation ?
C'est un peu une excuse. Maintenant, nous avons surtout besoin d'activité, de business. Problème : le marché est difficile à lire. En Amérique latine, nous avons enregistré notre septième trimestre consécutif de croissance, aux Etats-Unis nous sommes très bien placés, même s'il y a un effet de mix défavorable, car les marges sont moins élevées dans le LTE (la 4G) que dans les équipements plus matures comme le CDMA*. Il n'y a pas de formule magique. Nous allons réduire nos coûts de 1,25 milliard d'euros d'ici à fin 2013, mais aussi trancher dans les contrats qui ne sont pas assez rentables. C'est difficile de dire non à un client mais nous sommes une entreprise de technologie et d'innovation et certains contrats de services gérés, qui ne sont que de l'opération et de la maintenance, ne comportent pas assez de valeur ajoutée, même s'ils sont sains. Nous devons être une entreprise à la profitabilité durable.
La France sera-t-elle touchée par les 5.000 suppressions d'emplois annoncées d'ici à fin 2013 ?
Je puis vous apporter deux réponses à ce stade. Tout d'abord, la France reste un pays très positif pour la recherche, grâce au crédit impôt recherche qui est un très bon dispositif. C'est essentiel pour notre centre de recherche et d'innovation de Villarceaux dans l'Essonne. Deuxièmement, notre programme Performance de réduction de coûts est mondial. Nous allons engager les discussions avec les différents partenaires sociaux et pourrons peut-être en dire plus en septembre.
Le gouvernement français veut soutenir la filière télécoms. Peut-il faire quelque chose pour l'équipementier français que vous êtes ?
Le marché des équipements télécoms n'est pas national, ni même régional mais mondial. Il n'y a rien qu'un pays puisse faire, sinon favoriser l'environnement de la recherche. Nous sommes très heureux des qualités et des talents que nous avons en France. Villarceaux est notre premier centre de R&D en Europe et un pôle d'excellence au niveau mondial. L'investissement des opérateurs reste du ressort de ces derniers, et non du gouvernement.

* CDMA : standard de téléphonie mobile concurrent du GSM, utilisé par Verizon aux Etats-Unis pa
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