mercredi 4 avril 2012

Eoliennes offshore : Proglio est "très confiant"



Créé le 04-04-2012 à 11h52 - Mis à jour à 12h04      Réagir

D'après le patron d'EDF, le résultat de l'appel d'offres pour l'installation d'une centaine d'éoliennes au large des côtes françaises devrait être annoncé jeudi.

 
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 (c) Reuters
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Le PDG d'EDF, Henri Proglio, s'est dit mercredi 4 avril "confiant" quant au résultat de l'appel d'offres gouvernemental pour l'installation de centaines d'éoliennes au large des côtes françaises, qui devrait être selon lui annoncé dès jeudi.
EDF, qui s'est porté candidat dans le cadre d'un consortium pour quatre des cinq sites en jeu, est "très confiant", a déclaré Henri Proglio à des journalistes en marge d'une conférence de presse à Paris, ajoutant qu'il s'attendait à ce que les lauréats soient annoncés "demain".
Dix dossiers en tout ont été déposés pour les cinq sites concernés par cet appel d'offres, émanant de consortiums menés par EDF, son compatriote et rival GDF Suez et l'Espagnol Iberdrola. Ces candidatures doivent être évaluées en fonction de trois critères: le prix de l'achat de l'électricité pour 40%, la qualité du projet industriel et social pour 40% et le respect de la mer et de ses usages pour 20%.
La grosse bourde d'Areva
Lundi, le quotidien Les Echos affirmait que la Commission de régulation de l'énergie, chargée de remettre un avis consultatif au gouvernement, avait proposé de retenir le consortium formé par EDF, Alstom et le danois Dong Energy, pour les quatre sites qu'il vise, et de déclarer infructueux l'appel d'offres pour le cinquième site (Le Tréport), pour lequel le consortium rival GDF Suez/Vinci/Areva est seul en lice.
D'après Le MondeAreva, qui fabrique des éoliennes en Allemagne, n'a pas assuré dans son dossier le gouvernement français que la production pour ces champs serait localisée en France. Ce qui aurait refroidi les autorités. Luc Oursel, le patron d'Areva, a envoyé une lettre (visible ici) à François Fillon dans lequel il prend plusieurs engagements en faveur de l'emploi et l'industrie sur le territoire français. "Ce dispositif industriel français servira les marchés français et anglais (...), écrit-il. Notre usine allemande se consacrera exclusivement au marché allemand."
Dans le détail, le consortium rassemblant EDF, Alstom, Dong Energy, Nass & Wind et WPD Offshore est candidat pour les sites de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire.

Les taux de la BCE inchangés malgré les risques sur l'activité



Créé le 04-04-2012 à 14h15 - Mis à jour à 16h45      Réagir

 
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Mario Draghi, président de la BCE. La Banque centrale européenne a sans surprise laissé ses taux directeurs inchangés à un plus bas historique, résistant aux appels en provenance d'Allemagne en faveur d'une sortie des mesures prises pour lutter contre la crise de la dette de zone euro. /Photo prise le 30 mars 2012/REUTERS/Fabian Bimmer
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Mario Draghi, président de la BCE. La Banque centrale européenne a sans surprise laissé ses taux directeurs inchangés à un plus bas historique, résistant aux appels en provenance d'Allemagne en faveur d'une sortie des mesures prises pour lutter contre la crise de la dette de zone euro. /Photo prise le 30 mars 2012/REUTERS/Fabian Bimmer (c) Reuters
FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a laissé mercredi ses taux directeurs inchangés à leur plus bas historique, résistant aux appels en faveur d'une sortie des mesures prises pour lutter contre la crise de la dette souveraine et soutenir une reprise toujours chancelante dans la zone euro.
Une série d'indicateurs économiques récents et la remontée des coûts d'emprunt de l'Espagne ont ravivé les craintes d'une rechute de la zone euro en récession et d'une résurgence de la crise de la dette souveraine.
"Les risques baissiers sur les perspectives économiques prédominent", a déclaré le président de la BCE, Mario Draghi, lors de la conférence de presse qui suit traditionnellement l'annonce de la décision du conseil des gouverneurs sur les taux d'intérêt.
Le taux de refinancement est resté fixé à 1,0%, le taux de la facilité de dépôt à 0,25% et le taux de prêt marginal à 1,75%.
Menées par la Bundesbank, plusieurs banques centrales des pays les moins endettés et les mieux notés de la zone euro veulent que la BCE en revienne à une politique monétaire plus orthodoxe.
La BCE, sous la houlette de son nouveau président Mario Draghi, a mené en décembre et en février deux opérations de refinancement à trois ans qui lui ont permis d'injecter plus de 1.000 milliards d'euros dans le système financier.
Le groupe emmené par la Bundesbank redoute que ces mesures, qui ont vraisemblablement évité une crise de liquidité dans la zone euro, n'entraînent des pressions inflationnistes.
Interrogé sur la stratégie de sortie des mesures de politiques monétaires non conventionnelles, Mario Draghi a estimé que le sujet était prématuré, ajoutant : "Je pense que le président de la BCE est celui qui a le dernier mot là-dessus."
MESURES TEMPORAIRES
Dans ses remarques liminaires, le président de la BCE s'est attaché à rassurer sur les risques inflationnistes que les injections massives de liquidités pourraient faire peser.
"Toutes nos mesures de politiques (monétaire) non conventionnelles sont temporaires par nature", a-t-il dit. "Tous les outils nécessaires sont disponibles pour faire face aux risques haussiers sur la stabilité des prix à moyen terme d'une manière ferme et opportune.
Le taux d'inflation au sein de la zone euro a reflué à 2,6% en rythme annuel en mars mais il reste très supérieur à l'objectif de moyen terme de 2,0% de la BCE.
Toutefois, les menaces sur la croissance et le risque de résurgence de la crise des dettes souveraines avec les tensions sur les taux espagnols ne permettaient pas à la BCE d'ouvrir la voie à une hausse de taux à venir ou à une sortie des mesures extraordinaires de financement du système bancaire.

S&P estime que l'Europe devrait sortir de la récession fin 2012


 


Source : Reuters
04/04/2012 à 11:46 / Mis à jour le 04/04/2012 à 13:12
©REA
La récession que traverse actuellement l'Europe se prolongera probablement jusqu'au troisième trimestre, mais l'économie de la région pourrait légèrement rebondir à la fin de l'année et en 2013, estime Standard & Poor's.
L'agence de notation a dévoilé mercredi un rapport intitulé "Pas de voie rapide pour sortir de la récession en Europe".
"L'Allemagne et d'autres pays clés du nord de la zone euro devraient connaître une croissance atone de leur produit intérieur brut (PIB) cette année, tandis que leurs voisins du sud - l'Italie, l'Espagne et le Portugal - devraient connaître une franche récession", déclare Jean-Michel Six, chef économiste de S&P pour l'Europe et le Moyen-Orient.
S&P note qu'une croissance progressive de la demande des marchés émergents devrait constituer un facteur de soutien, au vu de l'assouplissement continu des politiques monétaires de la plupart de ces pays.
L'agence de notation souligne par ailleurs que les ménages pourraient puiser dans leur épargne et ainsi soutenir la consommation dans les pays du coeur de la zone euro, notamment en France et en Allemagne.
S&P salue enfin l'impact des deux injections de liquidité à trois ans et à taux réduit de la Banque centrale européenne (BCE) opérées depuis décembre, notant que celles-ci "semblent avoir fait stimulé la confiance des investisseurs, comme l'atteste le récent resserrement des écarts de rendements des obligations souveraines de la région".
Bureau de Bangalore, Natalie Huet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat
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Wall Street : chute après la Fed, malgré l'emploi privé



(Boursier.com) -- Wall Street décroche ce mercredi, les opérateurs étant visiblement attristés par l'absence d'indications sur de nouveaux assouplissements quantitatifs de la Fed. Sur le front économique, les derniers chiffres de l'emploi sont pourtant assez bons outre-Atlantique, tandis que l'ISM des services reflète un léger ralentissement. Le DJIA perd actuellement 1,19% à 13.043 pts, tandis que le Nasdaq trébuche de 1,62% à 3.063 pts.
Monsanto a de son côté publié ses trimestriels, tandis que SanDisk a délivré un avertissement. Moody's a dégradé la notation de General ElectricUS Airways discute fusion avec AMR dans le compartiment aérien américain. Enfin, Burger King, géant de la restauration rapide, veut s'introduire de nouveau à Wall Street.
D'après le dernier rapport d'ADP ce mercredi, les créations de postes non-agricoles dans le privé aux Etats-Unis, pour mars 2012, se sont établies à 209.000 sur une base ajustée des variations saisonnières. Ce niveau dépasse donc légèrement le consensus des économistes. En outre, les gains estimés sur les mois antérieurs ont été revus à la hausse. La progression de janvier atteint 182.000 postes et celle de février 230.000, soit respectivement 9.000 et 14.000 de plus que précédemment. En mars, les services ont généré 164.000 emplois supplémentaires, contre 183.000 sur le mois antérieur. La production de biens a créé 45.000 postes le mois dernier, le secteur manufacturier 23.000.
L'indice ISM des services américains, dit non-manufacturier, a décliné à 56 en mars 2012 contre 57 de consensus. Ce repli de l'indicateur traduit un ralentissement de la croissance, même si cette lecture supérieure à la barre des 50 traduit encore une ferme expansion. De plus, l'indice de février 2012 constituait un sommet d'un an.
D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 9 millions de barils pour la semaine close au 30 mars 2012, à 362,49 millions de barils. Le consensus tablait sur une progression de seulement 2,2 million de barils. Les stocks d'essence ont eux reculé de 1,5 million de barils quand le consensus attendait une baisse de 1,4 million de barils. Enfin, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) sont restés inchangés contre un repli de 0,4 million de barils anticipé par le consensus.
Selon une étude de Moody's Analytics, les ventes de propriétés immobilières saisies aux États-Unis devraient rebondir de 25% cette année, en comparaison du million de ventes de "repossessions" en 2011. L'enquête sur les pratiques de saisies des établissements financiers américains avait en effet limité les reventes aux enchères l'an dernier. Dans un tel contexte, les prix des logements pourraient chuter de 10%, juge une firme spécialiste du secteur, RealtyTrac Inc. En effet, les logements saisis et "stockés" l'an dernier en attendant la fin des procédures se vendront probablement avec une décote de 35% par rapport à la valeur fixée par les créanciers.
Les Minutes de la dernière réunion monétaire de la Fed ont confirmé hier soir la prudence de la Banque centrale américaine à propos de la situation économique. Ainsi, lors de cette réunion FOMC, les membres votants de la Fed étaient restés inquiets des perspectives du marché du travail aux États-Unis, malgré plusieurs mois de recul du taux de chômage.
Au terme de cette réunion du 13 mars, la Fed avait maintenu sa posture monétaire ultra-accommodante, avec des taux logés entre zéro et 0,25% sur les fonds fédéraux. La Banque avait aussi affirmé son engagement de maintenir des taux bas au moins jusqu'à la fin de l'année 2014. Quelques responsables de la Fed avaient alors manifesté un intérêt pour de nouvelles mesures éventuelles destinées, en cas de détérioration économique ou d'inflation... durablement trop basse, à soutenir la croissance.
Les membres de la Fed ont donc semblé globalement peu pressés d'engager de nouvelles actions monétaires quantitatives, constatant tout de même les récents signaux d'amélioration de l'économie. Les opérateurs, eux, espéraient sans doute des allusions un peu plus prononcées à un éventuel "QE3".
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