mardi 14 février 2012

Le Cac 40 trébuche après les statistiques américaines



Le Cac 40 trébuche après les statistiques américaines

14/02/12 à 16:11 - investir.fr | Commentaire(s)Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami
En hausse à mi-séance, Paris est repassée en territoire négatif en réaction au repli de Wall Street après des statistiques mitigées. La tendance est par ailleurs tiraillée entre le regain de confiance des investisseurs allemands et l’abaissement par Moody’s de la perspective de la note AAA de la France. Les banques pâtissent de cette décision, tandis qu’Alcatel-Lucent et L’Oréal caracolent en tête du Cac 40. A 16h10, l’indice cède 0,62% à 3.363 points.
Le marché parisien accuse un léger repli dans un marché erratique, pris en étau entre la nette amélioration du sentiment des investisseurs allemands et l’abaissement par Moody’s de la perspective de la note triple A de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Autriche, et la dégradation de celles de six pays de la zone euro. Cette décision ne constitue pas une surprise en soi, mais elle intervient à la veille de la réunion de l’Eurogroupe, qui doit statuer sur l’octroi ou non d’une aide de 130 milliards d’euros à la Grèce. Dans ce contexte de valse hésitation, le rebond moins marqué qu’espéré des ventes au détail aux Etats-Unis semble prendre le dessus.

Les investisseurs n’en ont pas moins fait preuve de sang froid face aux émissions d’obligations souveraines espagnoles et italiennes. Madrid a émis ce matin pour 5,45 milliards d’obligations à 12 et 18 mois, dans le haut de la fourchette prévue. Le rendement consenti pour le papier à 1 an est en baisse à 1,899%, contre 2,049% lors de l’émission du 17 janvier. Celui de l’emprunt à 18 mois diminue à 2,308%, contre 2,399% précédemment. De son côté, Rome a adjugé pour 6 milliards d’euros de bons à 3 et 5 ans, soit le maximum prévu. Le rendement du 3 ans est tombé à 3,41%, au plus bas depuis mars dernier, contre 4,8% en janvier.

A 16h10, le Cac 40 perd 0,62% à 3.363,54 points dans un volume d’affaires de 1,63 milliard d’euros traités. Ailleurs en Europe, le Dax de la Bourse de Francfort plie de 0,08% et, à Londres, le Footsiecède 0,40%. A New York, le Dow Jones baisse de 0,35% et le Nasdaq Composite de 0,49%.

Sur le front du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord cède 21 cents à 117,72 dollars après avoir reculé ce matin. Sur le marché des changes, l’euro se tasse à 1,3155 dollar, contre 1,3186 hier soir.

Du côté des statistiques, les ventes au détail ont progressé de 0,4% aux Etats-Unis le mois dernier, et de 0,7% hors automobile, contre respectivement +0,7% et +0,5% attendus. Les prix à l’importation ont augmenté de 0,3% en janvier, gonflés par la hausse de 1,2% des produits pétroliers. Enfin, les stocks des entreprises ont augmenté de 0,4% le mois dernier, contre +0,5% estimé, tandis que leurs ventes ont progressé de 0,7%, signant ainsi leur plus forte hausse depuis juillet dernier.

En Europe, l’indice ZEW du sentiment des investisseurs et analystes allemands a progressé à 5,4 points, contre -21,6 en janvier et -11,8 anticipé par le consensus établi par Bloomberg. Concernant la zone euro, la production industrielle s’est contractée de 1,1% en décembre et de 2% sur un an. En France, l’emploi salarié dans le secteur marchand a diminué de 0,2% au quatrième trimestre 2011, soit une baisse de 31.900 postes, selon la première estimation publiée par l’Insee. Sur un an, l’emploi salarié a augmenté de 0,7%, soit de 108.700 postes.

Les valeurs financières poursuivent leur repli en réaction aux annonces de Moody’s. BNP Paribas perd 3,79% 33,025 euros, Société Générale 3,21% à 22,01 et Crédit Agricole 4,29% à 4,913. L’assureurAxa baisse de 2,90% à 12,06 euros.

Les valeurs cycliques plient également. Peugeot cède 1,91% à 15,185 euros, Renault 1,79% à 35,665 et Michelin 1,22% à 53,57. L’américain Goodyear a dégagé un résultat net bénéficiaire au quatrième trimestre, contre une perte un an plus tôt. Le résultat par action ressort néanmoins en dessous des attentes des analystes.

En hausse à mi-séance, ArcelorMittal recule de 1,73% à 1674 euros alors que l’allemandThyssenKrupp a accusé une perte trimestrielle surprise. Citi a pourtant intégré le titre du numéro un mondial de la sidérurgie à sa liste de valeurs préférées.

A l’inverse, L’Oréal gagne 3,40% à 84,43 euros. Le géant des cosmétiques a fait état d’une progression de 8,9% de son bénéfice net 2011 à 2,44 milliards d’euros. Le résultat opérationnel s’apprécie de 7,7% à 3,29 milliards d’euros et la marge a progressé de 0,5 point à 16,2%. Le chiffre d’affaires a augmenté de 4,3% à 20,34 milliards d’euros. Le groupe propose de verser un dividende de 2 euros par action, en hausse de 11%. Il se dit bien armé pour réaliser en 2012 une nouvelle année de croissance du chiffre d’affaires et des résultats. Il a par ailleurs annoncé la fin du mandat d’administrateur de Liliane Bettencourt, qui sera remplacée par l’aîné de ses petits-fils, Jean-Victor Meyers. Enfin, le PDG Jean-Paul Agon a déclaré au Figaro que le groupe réalisera 40% de ses ventes dans les pays émergents en 2012.

Alcatel-Lucent progresse de 4,85% à 1,73 euro alors que Credit Suisse a relevé son objectif de cours sur le titre de 1,25 à 1,60 euro. Par ailleurs, Globe Telecom va signer un contrat de 700 millions de dollars avec Huawei Technologies et Alcatel pour moderniser son réseau, a annoncé le service de presse du président philippin Benigno Aquino. De son côté, Sprint Nextel est en discussions en vue d’utiliser la technologie lightRadio du groupe franco-américain, permettant de gérer un nombre plus important d’appels.

Technip s’adjuge 0,95% à 75,74 euros. Le groupe de services pétroliers a remporté un contrat auprès de Kuwait Gulf Oil Company pour la fourniture d’un système d’export de gaz et de condensat en Arabie Saoudite et au Koweit.

Areva engrange 1,88% à 19,51 euros. Le groupe devrait annoncer aujourd’hui les conclusions de l’audit interne sur les conditions de son acquisition de la société minière Uramin pour 2,7 milliards de dollars en 2007, indique Reuters en citant des sources proches du dossier. Cette acquisition avait contraint le spécialiste du nucléaire à inscrire des provisions de l’ordre de 1,9 milliard d’euros dans ses comptes en 2010 et 2011.

EADS cède 0,37% à 26,95 euros. Airbus a annoncé une commande additionnelle de 35 A320neo de la part d’Alafco, qui porte à 85 appareils de la gamme la commande du loueur koweitien annoncée en juin. Par ailleurs, la taxe carbone sur le transport aérien décidée par l’Union européenne risque de devenir la source d’un conflit commercial, a déclaré Tom Enders, président d’Airbus au Figaro. Les Etats-Unis, laChine, l’Inde ou la Russie ont déjà dénoncé cette mesure considérée comme une décision européenne « unilatérale » et perçue comme une atteinte à leur souveraineté.

Dassault Aviation gagne encore 0,80% à 710,02 euros. La Suisse est prête à examiner une offre concrète de la part du groupe français concernant son chasseur Rafale si elle lui est présentée, a déclaré le ministre de la Défense Ueli Maurer lors d’une conférence de presse ce mardi.

Bureau Veritas prend 1,10% à 58,63 euros. Le directeur général Frank Piedelièvre a annoncé que les résultats 2011 qui seront présentés la semaine prochaine seront en ligne avec le consensus. Didier Michaud-Daniel remplacera M. Piedelièvre au poste de directeur général le 1er mars.

Enfin, bioMérieux recule de 1,77% à 64,34 euros. Le spécialiste des diagnostics in vitro est en train de réévaluer son plan 2010-2015 et l’objectif de croissance de 7% à 9% par an à taux de change constant devrait être revu à la baisse, rapportent Les Echos en citant le nouveau PDG Jean-Luc Bélingard.

L'économie française n'est plus en mesure de créer des emplois


L'économie française n'est plus en mesure de créer des emplois

Créé le 14-02-2012 à 10h41 - Mis à jour à 15h17      1 réaction

32.000 emplois ont été détruits au dernier trimestre. C'est la première fois depuis 2009 que l'Insee observe un recul dans le secteur marchand.

 
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C'est une situation que la France n'avait pas connu depuis la fin 2009, au plus fort de la crise financière. Au 4e trimestre,  près de 32.000 emplois salariés ont disparu, selon des données provisoires publiées par l'Insee mardi 14 février. L'emploisalarié dans les secteurs principalement marchands a précisément reculé de 0,2% par rapport au 3e trimestre.
Sur l'année, le solde reste néanmoins positif avec 108.700 emplois créés, soit une hausse - modeste - de 0,7% par rapport à fin 2010. Cette hausse est d'ailleurs insuffisante, selon les économistes, pour absorber les nouvelles arrivées sur le marché du travail. Au total, au 31 décembre, on recensait en France 16,1 millions d'emplois salariés, contre 15,9 millions un an plus tôt.
La situation est particulièrement tendue dans l'intérim
Est-ce un signe avant-coureur d'une aggravation en cours ? L'intérim est le premier secteur à pâtir du repli observé au dernier trimestre 2011 puisque sur les 31.900 emplois, 25.800 l'ont été dans ce seul secteur (-4,4%).
L'emploi salarié dans l'industrie a lui essuyé une baisse trimestrielle de 0,2%, comme le tertiaire, la construction restant pour sa part quasi-stable (-0,1%).
Ces chiffres, provisoires, doivent encore être confirmés par l'Insee. L'Institut national de la statistique doit d'ailleurs rendre son verdict ce mercredi sur la croissance française en 2011 alors que le gouvernement table toujours sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,75% sur l'année.
Cette année l'emploi salarié devrait encore être mis à rude épreuve, au vu des prévisions de croissance. Le gouvernement prévoit une croissance de 0,5% mais le Fonds monétaire international (FMI) ne table que sur une croissance du PIB français de 0,2%, l'OCDE de 0,3% et certains analystes sur une récession.
Selon des données séparées de l'Acoss, qui fédère le réseau des Urssaf, les embauches d'une durée de plus d'un mois ont diminué de 3,9% au 4e trimestre par rapport au troisième. Elles restent toutefois en hausse de 5,1% sur un an.

Météo: neuf départements de l'Est de la France en alerte neige-verglas


Météo: neuf départements de l'Est de la France en alerte neige-verglas

Créé le 14-02-2012 à 14h32 - Mis à jour à 15h50      Réagir

 
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PARIS (AP) — Météo France a placé mardi après-midi neuf départements de l'Est de la France en vigilance orange (niveau trois sur quatre) à la neige et au verglas.
Cette alerte, valable jusqu'à mercredi midi, concerne les régions Alsace et Franche-Comté, ainsi que les départements de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle et des Vosges. Elle est en revanche levée pour l'Ariège, la Creuse, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et le Tarn.
Mardi après-midi, les chutes de neige se décalaient vers la Franche-Comté, mais faiblissaient en Lorraine et en Alsace. La nuit prochaine, une nouvelle perturbation plus active est attendue. Les précipitations seront le plus souvent neigeuses, même si elles seront précédées d'un court épisode de pluie sur le nord-ouest de la Lorraine.
Mercredi matin, les chutes de neige vont s'atténuer en Lorraine, prévoit Météo-France, avec une limite pluie-neige remontant vers 300m. La neige va faiblir aussi en Alsace, mais continuera de tomber sur toute la Franche-Comté et sur le relief vosgien. Dans l'après-midi, les dernières chutes de neige concerneront le massif du Jura et ses abords immédiats. En Alsace-Lorraine, on attend encore de 2 à 5cm de neige, localement 7 à 10cm près des reliefs. En Franche-Comté, ce sera 5 à 10cm, voire 15 à 30cm en hauteur. AP
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