mercredi 8 février 2012

Crise : Athènes s'apprête à boucler ses laborieuses tractations sur la rigueur


Le Point.fr - Publié le 08/02/2012 à 12:34

Papadémos rencontre mercredi les leaders des partis de la coalition gouvernementale, après plusieurs rendez-vous manqués.
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Après plusieurs rendez-vous manqués, le Premier ministre grec, Lucas Papadémos, rencontre mercredi les chefs des trois partis de la coalition gouvernementale pour obtenir leur aval au nouveau plan de rigueur réclamé par les créanciers de la Grèce en échange de leur soutien. Depuis le début de la matinée, les dirigeants des trois partis soutenant le gouvernement dirigé par l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) ont entre les mains le texte de 50 pages finalisé dans la nuit par Lucas Papadémos et la troïka représentant les créanciers publics du pays (UE, BCE et FMI). 
Cette nouvelle feuille de route "présente les grandes lignes des nouvelles mesures" dont les bailleurs de la Grèce exigent l'adoption pour débloquer un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros décidé par la zone euro fin octobre, selon une source du parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND). "L'accord de principe" du socialiste Georges Papandréou, du conservateur Antonis Samaras et du leader d'extrême droite Georges Karatzaféris à cette nouvelle cure de rigueur est attendu avec fièvre par les partenaires du pays exaspérés par plusieurs jours d'atermoiements politiques.

Tractations

Sauf nouveau coup de théâtre, la réunion des chefs de partis doit commencer après 14 heures, ont indiqué les services du Premier ministre. Après un premier claquage de porte dimanche soir, les dirigeants politiques devaient initialement se retrouver lundi. Leur réunion a été remise plusieurs fois depuis, en raison de tractations fiévreuses avec la troïka autour de certaines mesures catégoriquement rejetées par l'un ou l'autre des partis. Après aval, ce programme de réformes doit être soumis à un vote du Parlement.
Le contreseing grec à la cure de rigueur, durcissant des mesures déjà adoptées en contrepartie d'un premier plan UE-FMI de 110 milliards en mai 2010, doit permettre le déblocage de 130 milliards d'euros décidés fin octobre. Sans cette nouvelle aide, la Grèce court au défaut de paiement fin mars. Le prix social à payer sera douloureux : selon les informations parues ces derniers jours se profilent une baisse de 20 à 22 % du salaire minimum qui passerait à environ 500 euros pour les quelque 325 000 salariés concernés, des coupes de 15 % dans les retraites complémentaires et la suppression rapide de 15 000 emplois dans le secteur public.

Vers un vote en procédure d'urgence

Le prix politique de ces mesures impopulaires risque également d'être lourd pour des partis qui se préparent à des élections législatives anticipées en mars ou avril. C'est aussi la raison pour laquelle la troïka des créanciers souhaite avoir leur engagement explicite à poursuivre le programme. Actuellement, la Nouvelle Démocratie (droite) mène dans les sondages. Mardi, plus de 20 000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique contre les nouveaux sacrifices à venir dans une Grèce qui entame sa cinquième année de récession.
Pour autant, les médias grecs tablaient mercredi sur un accord incessamment et sur la "fin du rude bras de fer entre gouvernement et troïka après de douloureuses négociations avec le pistolet sur la tempe" (Ta Nea, progouvernemental). Selon le quotidien financier Naftemporiki, les mesures seront "bouclées aujourd'hui". Selon l'agence de presse grecque Ana, l'Assemblée législative, où Lucas Papadémos désigné après l'éviction en novembre du socialiste Papandréou dispose d'une majorité de principe de 255 voix, pourrait se réunir pour un vote en procédure d'urgence dimanche.
Le temps presse pour la Grèce qui a promis de lancer la semaine prochaine l'autre volet de cette négociation internationale à plusieurs bandes : l'opération d'effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dette grecque, quasi finalisée fin janvier à l'issue de tractations entre Athènes et les créanciers privés de la Grèce, représentés par l'Institut de la finance internationale (IFF). Selon Naftemporiki, les derniers détails de ce PSI ("private sector involvement") ont été réglés lors d'une rencontre mardi soir entre Lucas Papadémos et les patrons de l'IIF, Charles Dallara et Joseph Ackermann, dirigeant de la Deutsche Bank. Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, avait indiqué que cet accord serait également soumis au vote du Parlement, avant le lancement au plus tard le 15 février de l'offre publique pour l'échange de titres, censé réduire la dette du pays autour de 120 % du PIB en 2020 - au lieu de 160 % actuellement - au prix de pertes réelles d'environ 70 % pour les banques et les fonds.

Gary Oldman : «Smiley, c'est l'anti-James Bond»



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Par Olivier DelcroixMis à jour  | publié  Réagir
Benedict Cumberbatch et Gary Oldman mènent l'enquête pour débusquer la taupe.
Benedict Cumberbatch et Gary Oldman mènent l'enquête pour débusquer la taupe.Crédits photo : La Taupe (c) Studio Canal
 

INTERVIEW - Le comédien endosse le costume gris du héros de La Taupe: un maître espion aux allures de simple quidam.

Jusqu'à présent, Gary Oldman, 53 ans, était habitué aux rôles de méchants. Le flic sadique dans Léon? C'est lui. Le comte Dracula dans le film de Coppola? Encore lui. Sans oublier son interprétation du sulfureux bassiste des Sex Pistols Sid Vicious dans leSid and Nancy d'Alex Cox. Depuis quelques années, Oldman inverse la tendance, notamment grâce à Harry Potter ou Batman. Aujourd'hui, il est George Smiley, le héros de La Taupe. En incarnant l'espion tranquille créé par John Le Carré, l'acteur britannique trouve son meilleur rôle, qui lui vaut d'être en lice pour l'oscar le 25 février.
LE FIGARO. - Qu'est-ce qui vous conduit à accepter de tourner  La Taupe?
GaryOLDMAN. - Un simple coup de téléphone. Tomas Alfredson voulait que je joue George Smiley et souhaitait me rencontrer. Je connaissais son travail surMorse. J'avais lu les romans de Le Carré. George Smiley n'était pas un inconnu pour moi. J'ai foncé. Je n'ai appris que bien plus tard que la production avait cherché durant 18 mois l'acteur capable d'interpréter Smiley…
Comment s'est déroulée votre rencontre avec Alfredson?
J'ai immédiatement compris que non seulement Alfredson aurait une vision originale du script, mais qu'en plus c'était quelqu'un de gentil, avec un grand sens de l'humour, vous savez, un peu au-dessous du radar (Rires).
De quelle manière êtes-vous entré dans la peau de l'agent secret George Smiley?
La silhouette originelle de Smiley m'a été inspirée par la photographie de Graham Greene avec son trench-coat, que m'avait fournie Tomas. Pour moi, ce fut comme un indice, un début de piste. En réalité, je ne me suis jamais vraiment aventuré en dehors des descriptions de John Le Carré. George Smiley est à l'exact opposé d'un personnage comme James Bond. Il est si réel, banal. Si vous le rencontriez dans la rue, vous ne le remarqueriez même pas. Je veux dire par là que James Bond est le fantasme masculin. C'est tout cet univers de smoking et de belles robes, de bolides luxueux et de femmes somptueuses. James Bond passe son temps à sauter dans le lit de ses conquêtes. Dans La Taupe, c'est l'inverse. C'est la femme de Smiley qui est de mœurs légères. Quant à la paire de lunettes de Smiley, en fait, elles sont iconiques. Elles sont à George Smiley ce que l'Aston Martin est à James Bond!
Comment avez-vous découvert ces étonnantes lunettes?
Par hasard. Tout a commencé en Californie. Mon œil a été attiré par un panneau d'affichage. J'ai d'abord cru que c'était une photo de Marcello Mastroianni. En m'approchant, j'ai découvert qu'il s'agissait de Colin Firth dans A Single Man! Un an plus tard, dans un aéroport, en feuilletant un magazine, je découvre un magasin de lunettes vintage à Pasadena. Me souvenant de l'affiche de Colin Firth, je note l'adresse. Lorsqu'on me propose le rôle de Smiley et qu'il est précisé qu'il lui faut des lunettes, je téléphone au magasin. J'y vais et je trouve les lunettes! Tout s'est enchaîné comme une histoire d'espionnage. Le plus drôle est que j'ai fini par tourner le film avec Colin Firth! Ce qui m'amuse avec cette paire de lunettes, c'est qu'elle me donne l'air d'être un vieux hibou! Dans le film, Smiley voit tout, entend tout. Il ne prononce pas le moindre son avant la vingtième minute. On se demande alors ce qu'il pense. Le personnage reste mystérieux, menaçant. Il peut même être cruel, très manipulateur.
Avez-vous eu des contacts avec John Le Carré?
Oui. Ce fut une rencontre merveilleuse, drôle et intéressante. J'ai pris le petit déjeuner chez lui à Amstead. Il a eu 80 ans en 2011 et termine son prochain roman. Il m'a raconté plein d'anecdotes, d'histoires d'espions. L'homme m'a paru tout ce qu'il y a de plus vivant! Ce fut un grand honneur de le rencontrer et d'avoir sa bénédiction pour Smiley, surtout quand on passe après Alec Guinness!

La crise oblige la Banque de France à poursuivre sa réforme



Copyright Reuters
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Par Christelle Fradin
En 2005, certaines des recommandations d'un premier rapport de la Cour des comptes sur la Banque de France (BdF) avait provoqué un tollé au sein de l'institution. L'édition 2012 du rapport annuel de la Cour ne sera pas forcément totalement pour déplaire. Du moins dans sa première partie. Car les efforts réalisés ne sont pas passés sous silence. Et en premier lieu s'agissant de la situation financière de la banque centrale.
Après une perte de 179 millions d'euros en 2003, qui avait appelé au constat de la nécessaire réduction des charges de structure, la Banque de France est parvenue à dégager un bénéfice de 2,6 milliards d'euros en 2010 grâce à l'augmentation des revenus tirés des opérations de refinancement mais aussi des activités pour compte propre de la banque.
Pour autant, en pleine crise de la dette souveraine, pas question de relâcher l'effort. Les magistrats de la rue Cambon pointent une exposition aux risques de crédit accrue au titre de ses opérations de politique monétaire comme de sa gestion pour compte propre. Le premier volet fait notamment référence au programme d'achat de titres décidé en pleine crise de la dette souveraine par la Banque centrale européenne. A fin 2011, le montant des titres acquis atteignait les 211 milliards d'euros. Or, les revenus de ce programme, mais aussi ses pertes, devront être partagés au sein de l'Eurosystème. Côté obligations sécurisées, l'encours des programmes de rachats de titres à l'échelle de la zone euro s'élevait à fin 2011 à 62,1 milliards d'euros.
« A ce stade, aucune provision pour dépréciation n'a été constituée au titre de ces portefeuilles », constate la Cour des comptes. Pas même sur les titres grecs car, comme l'ont répété à maintes reprises les dirigeants de la BCE, il n'est pas question pour l'institution de participer au plan d'échange volontaire des titres de dettes.
La Cour vise aussi une gestion financière pour compte propre davantage tournée vers le rendement et précise que 44% des portefeuilles d'investissement sont exposés à des dettes souveraines de pays aujourd'hui fragilisés. Elle appelle donc la Banque de France, en dialogue avec l'Etat, à « réexaminer ses objectifs (…) afin de renforcer la sécurité de ses portefeuilles d'investissement, même si cela doit être au détriment du rendement ». Cet argument d'une recherche du rendement à court terme au détriment de la sécurité des placements a été rejeté par le gouverneur, Christian Noyer, dans sa réponse. Et d'évoquer des placements de long terme de titres détenus jusqu'à l'échéance tout en insistant sur des probabilités de défaut qui étaient nulles au moment des placements.
La Cour appelle par ailleurs à un « effort partagé entre l'Etat et la BdF de renforcement des fonds propres de la Banque pour pouvoir faire face à la montée des risques financiers ».
Face à un environnement instable, « une nouvelle étape de modernisation s'impose, d'une ampleur supérieure aux précédentes », estiment encore les magistrats de la rue Cambon. Et d'évoquer une exigence accrue de réduction des charges d'exploitation et des effectifs (13.000 agents en équivalent temps plein) de la banque centrale. Le rapport annuel suggère d'examiner sur une période allant jusqu'en 2020 la possibilité de ne pas remplacer deux départs sur trois, de modérer les augmentations générales de salaires. Il est aussi recommandé d'engager une nouvelle réduction de la taille du réseau. Des conclusions que, là encore, le gouverneur conteste, revenant sur le calcul des charges d'exploitation.

L'agence européenne de sécurité veut faire inspecter tous les Airbus A380


L'organisme européen chargé de veiller à la sécurité aérienne va étendre aux 68 appareils en service les mesures d'inspection décidées en janvier à la suite de la détection de micro-fissures sur des éléments d'ailes.

A 380
A 380
C'est le genre de publicité dont Airbus se serait bien passé à la veille du premier salon aéronautique de l'année, qui se tiendra à Singapour du 14 au 19 février. L'Agence européenne de sécurité aérienne se prépare à étendre à tous les A380 en service les mesures d'inspection décidées en janvier dernier, au lendemain de la découverte de micro-fissures sur des éléments de l'aile d'un " super jumbo " de Qantas. Au total, 68 appareils devront ainsi être minutieusement inspectés, et ce, dans un délai de six semaines.
Selon Airbus, qui n'a pas officiellement commenté ces informations, c'est la suite " logique " des inspections déjà ordonnées par l'AESA sur la trentaine d'A380 les plus anciens. L'avionneur souligne que la sécurité des passagers n'est nullement menacée, sans quoi l'AESA aurait ordonné l'immobilisation immédiate des A380. De plus, les inspections déjà menées sur un tiers de la flotte, n'auraient détecté des défauts que sur " très peu d'appareils ", assure-t-on chez Airbus, sans préciser combien ni chez quelle compagnie.
Qantas et Singapore Airlines, qui furent les premiers à mettre en service l'A380, auraient déjà procédé à des réparations sur quelques appareils, qui ne nécessiteraient pas plus de trois jours d'immobilisation. Un A380 d'Air France aurait également été inspecté, sans conséquence visible sur le programme d'exploitation.

Une opération de plusieurs millions

Par ailleurs, ce problème n'aurait aucun impact sur le calendrier de livraisons des A380, indique-t-on chez Airbus. Il n'empêche qu'à raison de deux à trois jours par appareil, le coût de l'opération, à la charge d'Airbus, pourrait se chiffrer en millions. Une mauvaise nouvelle pour Airbus qui espérait enfin réduire de manière significative l'impact toujours négatif du programme A380 sur ses comptes en 2012. L'avionneur toulousain, qui est parvenu à livrer 25 A380 l'an dernier, vise une trentaine de livraisons en 2012 et espère atteindre l'équilibre d'exploitation sur le programme A380 fin 2014-début 2015.
Il n'est toutefois pas le seul à continuer d'essuyer les plâtres sur son dernier-né. Boeing doit également faire face à des problèmes sur le fuselage en composite du 787 Dreamliner , qui pourraient entraîner de nouveaux retards de livraisons.
B.T.

Syrie: "Le veto russe prolonge de manière considérable le régime"


MONDE | mercredi 8 février 2012 à 8h45

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      Le président syrien Bachar al-Assad avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov
      Le président syrien Bachar al-Assad avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov
      La situation s’envenime en Syrie. Au moins 47 civils ont été tués ces huit dernières heures dans les bombardements menés par l'armée syrienne dans la ville de Homs. Plusieurs pays européens ont rappelé leurs ambassadeurs de Syrie. Comment la situation va-t-elle évoluer ?
      Plusieurs pays européens, dont la Belgique, ont rappelé leur ambassadeur en Syrie. Les Etats-Unis ont, eux, fermé leur ambassade. Les monarchies du Golfe ont de leur côté décidé d'expulser les ambassadeurs de Syrie dans leurs pays et de retirer les leurs de Damas, dénonçant un "massacre collectif".
      Mais la répression a continué, notamment à Homs, ville rebelle.
      Comment la situation va-t-elle évoluer ? Selon le politologue libanais Ziad Majed, les sanctions européennes peuvent avoir leur rôle à jouer. "Ca a déjà eu un effet et ça peut avoir un plus grand effet ; le régime syrien a mobilisé pendant les premiers mois de la révolution des dizaines de milliers de ce que les Syriens appellent 'les shabiras' ou 'les voyous'. Ce sont des gens qui sont en général au chômage, certains étaient des prisonniers, ils étaient payés par jour, pour aller tirer sur les manifestants parce qu'au début, le régime ne voulait pas tout de suite utiliser l'armée et après, il y a eu un problème de cash pour les payer de liquide, d'argent, pour payer. La question du pétrole syrien, c'est aussi assez important. La Livre syrienne est dévaluée, elle a perdu beaucoup de son pouvoir. Avec l'usage des chars partout en Syrie, il n'y a plus de carburant comme réserve. L'Iran essaie d'aider mais ce n'est pas suffisant. Donc les sanctions peuvent avoir un effet au niveau du financement de la machine de mort du régime syrien mais cela en général, est lent, ça prend du temps".
      Pour Thomas Pierret, maître de conférence à l'Université d'Edimbourg, spécialiste de la Syrie, qui était l’invité de Matin Première ce matin, la situation évoluera bien en Syrie. Mais de façon lente. "Cela parait très difficile que le régime survive. On a l’impression d’être devant une désintégration de ce régime et de son armée. Mais de toute façon, ça prendra très longtemps. Des mois, sinon plus…", constate-t-il.
      Pour lui, le déclic devrait venir de l'intérieur, des milieux religieux. "Bachar al Assad a réussi à limiter les dégâts. Au début il y avait une critique dans les milieux religieux. Mais durant l’été dernier, il a réussi à réprimer ses critiques. Mais il y a des signes qui montrent qu’on pourrait voir cette contestation renaitre, si le régime adopte une politique de plus en plus brutale dans les villes insurgées".
      Pour ce spécialiste de la Syrie, le soutien russe contribue à faire durer le régime. "C’est très important. D’un point de vue psychologique, les dirigeants syriens savent qu’ils ne sont pas seuls. Ça encourage certains dirigeants syriens à ne pas faire défection. Il y a également un approvisionnement en armes. Et le veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Ça prolonge de manière considérable le régime".
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