jeudi 2 février 2012

Mediator : perquisitions à l'Afssaps



Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 2 février 2012 à 20h21Mis à jour le 2 février 2012 à 20h21
Le scandale du Mediator arrivera en mai devant le tribunal.
Le scandale du Mediator arrivera en mai devant le tribunal. © MAXPPP
Elles ont eu lieu jeudi au siège de l'agence et aux domiciles de plusieurs cadres dans l'affaire Servier.
Plusieurs perquisition ont eu lieu jeudi au siège de l'Agence du médicament (Afssaps) à Saint-Denis et aux domiciles de plusieurs responsables de l'Agence, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire du Mediator, a-t-on appris auprès de l'Afssaps et de source judiciaire. "Une perquisition a bien eu lieu aujourd'hui (jeudi)", a indiqué un porte-parole de l'agence. Les domiciles de plusieurs cadre de l'Afssaps ont également été perquisitionnés jeudi, a dit une source judiciaire.
Toutes ces perquisitions, menées sur commission rogatoire des juges d'instruction, se sont déroulées toute la journée de jeudi en présence des magistrats, de représentants du parquet de Paris, de 25 enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (Dnif) et des gendarmes de Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).
Deux informations judiciaires sur le Mediator ont été ouvertes à Paris, l'une pour "tromperie aggravée" et l'autre pour "blessures et homicide involontaires". Mi-décembre, la Cour de cassation avait décidé de ne pas regrouper toutes les procédures en cours sur le Mediator en une même instruction menée à Paris, comme le réclamaient les laboratoires Servier qui fabriquent le médicament.

Un procès Servier en mai

Cette décision de la Cour de cassation a permis de maintenir le premier procès pénal des laboratoires Servier et de son fondateur Jacques Servier prévu le 14 mai 2012 au tribunal de Nanterre, où plusieurspatients ont choisi la voie de la citation directe.
Le Mediator, qui contient une molécule coupe-faim, le benfluorex, a été indiqué pendant trente ans, d'abord contre l'excès de graisses du sang, puis comme traitement adjuvant chez les diabétiques en surpoids, avant d'être retiré du marché le 30 novembre 2009.
Utilisé ainsi par cinq millions de personnes en France, ce produit est à l'origine de graves lésions des valves cardiaques et pourrait être responsable d'au moins 500 à 2.000 décès. Le scandale du Mediator a abouti au vote d'une loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé.

L'Iran pourrait produire quatre bombes nucléaires



LEMONDE.FR avec AFP | 02.02.12 | 18h37
La centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran.
La centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran.AP/VAHID SALEMI

La controverse sur le nucléaire iranien est relancée. Le chef des services israéliens de renseignement militaire a affirmé, jeudi 2 février, que l'Iran pouvait d'ores et déjàproduire quatre bombes atomiques.

"Aujourd'hui, les services de renseignement internationaux sont d'accord avec Israël pour dire que l'Iran a accumulé près de 100 kilos d'uranium enrichi à 20 %, soit suffisamment pour produire quatre bombes, a expliqué le général Aviv Kochavi.L'Iran poursuit très activement ses efforts pour développer ses capacités nucléaires, et nous avons la preuve qu'ils cherchent à disposer d'armes nucléaires."
Selon le général, "il faudra un an pour que ce soit chose faite, lorsque l'ordre en ce sens sera donné" par les autorités iraniennes. Israël accuse l'Iran, qu'il considère comme son principal ennemi stratégique, de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil, ce que Téhéran dément.
INSTALLATIONS VULNÉRABLES
Au cours de la même conférence, le ministre des affaires stratégiques israélien,Moshé Yaalon, a toutefois argué que les installations nucléaires iraniennes, même souterraines, étaient vulnérables à des attaques. "Si j'en crois mon expérience militaire, tout site protégé par des êtres humains peut être pénétré par des êtres humains", a assuré M. Yaalon, ancien chef de l'armée israélienne.
Le ministre a également affirmé que la base militaire près de Téhéran, pratiquement détruite par une explosion meurtrière en novembre dernier, servait de centre de recherches et développement pour un missile d'une portée de 10 000 km destiné à "frapper l'Amérique". Selon le chef d'état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi, le site où l'explosion s'est produite, abritait les travaux de développement d'un "produit expérimental" militaire susceptible d'être utilisé contre les Etats-Unis ou Israël.
MENACE DE 200 000 ROQUETTES ET MISSILES
Le général Kochavi a par ailleurs indiqué qu'Israël est menacé par "quelque 200 000 roquettes et missiles, pour la plupart d'une portée de 40 kilomètres, et plusieurs milliers d'une portée de centaines de km". Selon lui, ces engins constituent une donnée stratégique que l'armée israélienne doit prendre en compte"car, à partir du Liban, de la Syrie et évidemment de l'Iran, ils peuvent frapper au cœur de nos villes, et toute la région de Tel-Aviv est dans leur rayon d'action".
Il a précisé que selon ses services, "une maison sur dix au Liban sud abrite soit un entrepôt de missiles ou roquettes, soit une position de lancement de ces engins de plus en plus précis et destructeurs, car leurs ogives contiennent non plus des dizaines mais des centaines de kilos d'explosifs". Le Liban sud est contrôlé par le Hezbollah chiite libanais.

SeaFrance : Louis Dreyfus ouvrira une liaison sur la ligne Calais-Douvres



LEMONDE.FR avec AFP | 02.02.12 | 19h03
Le "Rodin", un navire de SeaFrance, à Calais le 10 janvier.
Le "Rodin", un navire de SeaFrance, à Calais le 10 janvier.AFP/PHILIPPE HUGUEN

Louis Dreyfus Armateurs a obtenu l'autorisation pour faire circuler un bateau sur la ligne entre Calais et Douvres, auparavant exploitée par la compagnie de ferries SeaFrance, placée en liquidation fin janvier, a-t-on appris jeudi 2 février de source proche du dossier.

La compagnie a "obtenu l'autorisation [des autorités en charge du port] pourexploiter un bateau sur la ligne entre Calais et Douvres. Une réunion est actuellement en cours pour préciser les modalités techniques et la date de mise en circulation", a indiqué à l'AFP cette source.
Le groupe LDA, associé au danois DFDS, prévoyait de mettre en circulation deux navires sur la ligne Calais-Douvres, contre quatre opérés par SeaFrance, "sous pavillon français" et selon les mêmes conditions d'armement que celles actuellement en place dans l'entreprise. Il ne reprendra pas les navires de SeaFrance, avait-il annoncé. "Les discussions pour le deuxième bateau auront lieu dans les prochaines semaines", a ajouté la source.
LDA avait annoncé son intention de reprendre 300 personnes de SeaFrance, pourexploiter ces deux bateaux de la ligne Calais-Douvres. "Nous allons donner la priorité, et c'est naturel, à l'emploi dans la région de Calais et surtout aux anciens employés de SeaFrance", avait expliqué le 11 janvier Gildas Maire, le directeur financier du groupe.

Madrid dévoile une nouvelle réforme du secteur bancaire



LEMONDE.FR avec AFP | 02.02.12 | 19h07
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors d'un meeting à Castelldefells, près de Barcelone, le 3 novembre 2011.
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors d'un meeting à Castelldefells, près de Barcelone, le 3 novembre 2011.REUTERS/GUSTAU NACARINO

Le gouvernement espagnol a dévoilé, jeudi 2 février, une nouvelle réforme du secteur bancaire, exigeant des banques qu'elles procèdent à l'"assainissement" de leurs actifs immobiliers, via des provisions et une réserve de capital, pour un total de 50 milliards d'euros.

"Ce processus devra être réalisé en un an" et "sans aucune aide publique" même si le fonds spécial d'aide au secteur, le FROB, pourra éventuellement intervenir, a déclaré à la presse le ministre de l'économie, Luis de Guindos"Il est prévu que la réforme soit approuvée demain [vendredi] en Conseil des ministres", a-t-il précisé.
L'objectif est "de provoquer des fusions pour créer des entités plus viables" et que"l'assainissement [du parc immobilier] soit rapide et profond", a expliqué le ministre.
AMÉLIORER LA CONFIANCE DU SECTEUR FINANCIER
Car le secteur est fragilisé depuis l'éclatement de la bulle en 2008, ayant sur les bras des crédits risquant de ne pas être remboursés, ainsi qu'un stock d'immeubles et de terrains saisis. Ces actifs considérés comme "problématiques"– car à la valeur incertaine – représentaient, selon la Banque d'Espagne, 176 milliards d'euros en juin 2011, un chiffre qui a sûrement grimpé depuis.
Pour couvrir les pertes éventuelles au moment de revendre ces actifs, les banques ont mis de côté un tiers de cette somme, mais les autorités jugent que ce n'est pas suffisant. Désormais "les provisions pour actifs problématiques augmentent jusqu'à 80 % de la valeur de ces actifs selon les cas et une provision générique de 7 % est créée pour le reste du crédit promoteur", c'est-à-dire même celui qui est considéré comme sain.
"Ce que vise cette réforme, c'est d'améliorer la confiance et la crédibilité du secteur financier espagnol", mais "sans incidence sur les comptes publics", a insisté M. de Guindos, alors que le pays s'est engagé à réduire son déficit public à 4,4 % du produit intérieur brut fin 2012, contre 8 % environ fin 2011.

PARIS - Mediator: perquisitions au siège et chez des cadres de l'Agence du médicament



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Créé le 02/02/2012 à 19h00 -- Mis à jour le 02/02/2012 à 20h16
PARIS - Plusieurs perquisitions ont eu lieu jeudi au siège de l'Agence du médicament (Afssaps) à Saint-Denis et aux domiciles de plusieurs responsables de l'Agence, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire du Mediator, a-t-on appris auprès de l'Afssaps et de source judiciaire.
"Une perquisition a bien eu lieu aujourd'hui (jeudi)", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'agence, confirmant une information de TF1.fr.
Les domiciles de plusieurs cadre de l'Afssaps ont également été perquisitionnés jeudi, a dit à l'AFP une source judiciaire.
Toutes ces perquisitions, menées sur commission rogatoire des juges d'instruction, se sont déroulées toute la journée de jeudi en présence des magistrats, de représentants du parquet de Paris, de 25 enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (Dnif) et des gendarmes de Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).
Deux informations judiciaires sur le Mediator ont été ouvertes à Paris, l'une pour "tromperie aggravée" et l'autre pour "blessures et homicide involontaires".
Mi-décembre, la Cour de cassation avait décidé de ne pas regrouper toutes les procédures en cours sur le Mediator en une même instruction menée à Paris, comme le réclamaient les laboratoires Servier qui fabriquent le médicament. Cette décision de la Cour de cassation a permis de maintenir le premier procès pénal des laboratoires Servier et de son fondateur Jacques Servier prévu le 14 mai 2012 au tribunal de Nanterre, où plusieurs patients ont choisi la voie de la citation directe.
Le Mediator, qui contient une molécule coupe-faim, le benfluorex, a été indiqué pendant trente ans, d'abord contre l'excès de graisses du sang, puis comme traitement adjuvant chez les diabétiques en surpoids, avant d'être retiré du marché le 30 novembre 2009. Il a en fait été largement prescrit pour maigrir.
Utilisé ainsi par cinq millions de personnes en France, ce produit est à l'origine de graves lésions des valves cardiaques et pourrait être responsable d'au moins 500 à 2.000 décès.
Le scandale du Mediator a abouti au vote d'une loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé.
 © 2012 AFP
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