mardi 31 janvier 2012

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L'exportation du Rafale, fin de 20 ans d'infortun


L'Expansion.com - publié le 31/01/2012 à 15:34

Porté à bout de bras dès sa conception par les gouvernements successifs, l'avion de combat français remporte aujourd'hui en Inde son premier contrat à l'export. Retour en quelques dates sur l'histoire du Rafale.

Le contrat remporté en Inde par le Rafale est estimé à 7,4 milliards d'euros.
Le contrat remporté en Inde par le Rafale est estimé à 7,4 milliards d'euros.
REUTERS/Benoit Tessier
1985: la France se lance seule dans le programme du Rafale. Deux ans après le lancement d'un projet d'avion de combat européen, les grands acteurs français de l'aéronautique reprennent leur autonomie. Prétendant que leurs intérêts stratégiques sont contraires à ceux de leurs éventuels partenaires, les industriels français décident de faire cavalier seul. L'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, veulent un avion essentiellement axé sur la défense aérienne, et accessoirement tourné vers l'attaque au sol. Alors que Paris souhaite se doter d'un avion polyvalent. Raison invoquée plus discrètement, si la France avait participé au projet européen, elle aurait eu de grandes difficultés à imposer son motoriste national, Snecma, face au britannique Rolls Royce. Cette scission donnera naissance, coté français, au Rafale, et de l'autre, à l'Eurofighter.
1986: trop cher Rafale. Alors que le démonstrateur Rafale A effectue son premier vol à Istres, le ministre de la défense, Michel Giraud, déplore le coût excessif du programme estimé à 170 milliards de francs. Il émet de sérieux doutes sur ses débouchés à l'export. Pourtant, il se rallie au projet et intègre le coût du Rafale dans sa loi de programmation militaire.
1988: le Rafale sous le feu des critiques dès son lancement officiel. Un comité interministériel signe le contrat de développement de l'avion de combat. Les industriels, Dassault-Breguet (aujourd'hui Dassault Aviation), Snecma, Thomson-CSF, et Dassault Systèmes réalisent les matériels de présérie. En septembre 1988, Michel Rocard, alors Premier ministre, hérite du projet. Selon lui, "le dossier Rafale est dans un état de sinistre avancé." Matignon revoit à la baisse la loi de programmation militaire. Le Rafale est, malgré tout, maintenu sous perfusion au nom de l'ambition aéronautique du pays.
1992: signature du premier contrat d'industrialisation. Les commandes françaises sont révisées à la baisse. Au lieu des 336 appareils initialement prévus, seuls 294 avions sont commandés. Les premières livraisons prévues en 1996 sont repoussées une première fois d'un an, puis de six mois supplémentaires.
1996: le coût du Rafale en discussion. Dassault refuse de baisser son prix de 10 % comme le lui demande la Direction générale de l'armement. L'avionneur ne consent qu'à une réduction de 2,5 % en échange d'un engagement de commandes de l'État à long terme.
1998: le ministre de la Défense monte au créneau pour soutenir l'avion de combat. Le Rafale est toujours attaqué sur son prix. Alain Richard, alors ministre de la Défense, l'admet, des contrats à l'exportation seraient bienvenus pour faire baisser le prix de revient de l'avion de combat français. Mais il renouvelle son engagement dans le choix du Rafale, même si des négociations sont encore en cours avec l'avionneur sur ses modalités techniques et financières.
2001: un rapport officiel épingle la gestion du Rafale. Le Comité des prix de revient des fabrications d'armement (CPRA), qui rassemble des représentants de l'Inspection des finances, de la Cour des comptes, et des parlementaires, chiffre à 200 milliards de francs (30,5 milliards d'euros) le coût de développement et d'acquisition de 294 appareils. Selon cette instance, le dépassement de l'enveloppe, estimé à 30%, est dû à "une sous-estimation des aléas technologiques" et "à partir de 1995 à des mesures de régulation budgétaire."
2002: les Pays-Bas préfèrent l'américain Lockheed Martin à Dassault. Gros échec à l'export pour le Rafale, La Haye opte pour le Joint Strike Fighter (ou F35) de l'américain Lockheed Martin pour remplacer sa flotte de 140 chasseurs F16. Le pays affiche ainsi clairement sa préférence atlantiste au détriment d'une solution européenne. La déception est grande dans le camp français qui craint que d'autres pays européens se précipitent dans l'orbite des industriels américains.
2002: encore un revers à l'export, en Corée du Sud. À l'issue d'une âpre bataille qui a duré des mois, l'avionneur français est battu par Boeing. Séoul achètera ses 40 chasseurs à l'américain Boeing pour 4,5 milliards de dollars. Alors que le processus de sélection était en cours, Dassault avait saisi la justice, estimant que le jeu était biaisé. Le F-15K de Boeing aurait été choisi en raison de l'alliance militaire de Séoul avec les Etats-Unis. Alors que le Rafale vient de rentrer en phase de production, Dassault n'a toujours pas d'acheteur étranger.
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