dimanche 22 janvier 2012

Etats-Unis: le triomphe de Gingrich place la Floride au centre de la primaire


MIAMI — La bataille pour l'investiture républicaine à la présidentielle de novembre se déplaçait dimanche vers la Floride, nouvel épicentre de la course à la Maison Blanche, au lendemain de la victoire écrasante de Newt Gingrich en Caroline du Sud.
La primaire de Floride, quatrième étape du long processus visant à désigner un candidat républicain face au président Barack Obama lors de l'élection du 6 novembre, aura lieu le 31 janvier.
Dimanche, sur CNN, Newt Gingrich, auréolé de sa victoire sur ses trois concurrents, affichait sa confiance après avoir chamboulé une course longtemps considérée comme acquise pour Mitt Romney.
"Mon travail en Floride est de convaincre les gens que je suis le candidat qui peut clairement battre Obama dans une série de débats et celui qui a des solutions assez conséquentes pour remettre l'Amérique sur le droit chemin", a-t-il dit.
A l'inverse, Mitt Romney s'est montré sur la défensive dimanche. Il a annoncé qu'il publierait sa feuille d'impôts mardi, cédant ainsi aux demandes de ses adversaires et du président Obama.
"Certains vont essayer de trouver quelque chose à y redire, mais nous payons tous nos impôts et je suis certain que tout le monde trouvera qu'il s'agit d'une somme conséquente", a-t-il dit sur la chaîne Fox News.
Parmi les quatre candidats républicains encore en lice, Rick Santorum a remporté l'Iowa, Mitt Romney le New Hampshire et Newt Gingrich la Caroline du Sud. Ron Paul en embuscade derrière eux a réalisé de bons scores.
Dans ce contexte propice à de profondes divisions au sein de l'électorat républicain, le choix des électeurs de Floride sera donc déterminant.
Susan McManus, professeur de sciences politiques à l'Université de Floride du Sud, affirme qu'après sa victoire samedi "cela va être vraiment fascinant si Newt Gingrich talonne Romney ou le bat. Cela fait de la Floride l'épicentre du processus d'investiture".
"Tout laisse à penser que le gagnant de la Floride pourrait être Romney, mais il n'a pas réalisé de bonnes prestations lors des derniers débats, ce qui va rendre les débats en Floride très intéressants", a-t-elle ajouté.
Le modéré Mitt Romney a fait presque toute la course en tête jusqu'à sa défaite cuisante samedi face à Newt Gingrich dont les positions plus conservatrices ont fait florès en Caroline du Sud.
En Floride, M. Romney part avec une longueur d'avance dans les sondages avec 40,5% d'intentions de vote contre 22% à M. Gingrich, selon une moyenne de plusieurs sondages publiés ces derniers jours et réalisée par le site RealClearPolitics. Mais en Caroline du Sud, les sondages le donnaient aussi gagnant une semaine avant le scrutin.
"La Floride c'est plus qu'un Etat clé. La Floride est un Etat +quitte ou double+", précise Sid Dinerstein, responsable du parti républicain à Palm Beach en ajoutant que dans cet Etat le vainqueur de la primaire remporte la totalité des délégués chargés de désigner formellement les candidats lors de la convention nationale de leur parti.
"Il y a une très bonne chance, par conséquent, qu'après la Floride la course soit pratiquement terminée", ajoute-t-il.
Etant donné l'enjeu, les dix jours de campagne qui s'ouvrent en Floride promettent des affrontements féroces entre les quatre candidats.
Mais la rhétorique de campagne des candidats qui espèrent décrocher l'investiture de leur parti s'adresse aussi au président Obama, l'homme à abattre pour un électorat républicain particulièrement remonté face aux difficultés économiques.
"Le président Obama est un président si faible qu'il fait passer Jimmy Carter pour fort", a lancé Newt Gingrich en évoquant l'ancien président démocrate qui avait été laminé par Ronald Reagan, l'icône des républicains, en 1980.

Marche à Paris contre l'avortement


Plusieurs milliers de personnes ont participé cet après-midi à la 8e "Marche pour la vie" organisée par une quinzaine d'associations opposées à l'avortement, qui ont souhaité interpeller les élus, à trois mois de l'élection présidentielle. "Je ne suis pas favorable à la remise en cause de la loi sur l'avortement, ce que j'aimerais, c'est qu'il y ait des maisons pour les femmes en difficultés, et une politique familiale beaucoup plus accueillante pour la vie qu'elle ne l'est aujourd'hui", a déclaré Christine Boutin, candidate à la présidentielle du Parti chrétien-démocrate (PCD), qui a participé au défilé.

Les manifestants (6850 selon la police, 30.000 selon les organisateurs) ont marché entre la place de la République et l'Opéra derrière une banderole demandant "des élus pour le respect de la vie". Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "des lois pour la vie", "l'avortement tue" ou encore "avortement, euthanasie, ça suffit!", et criaient des slogans tels que "pour les présidentielles, protégeons l'essentiel".

Pour l'abrogation de la loi Veil 
Les associations organisatrices réclament notamment l'abrogation de la loi Veil de 1975 qui a légalisé l'avortement et la mise en place d'une "vraie politique d'aide aux familles, avec un effort particulier au profit des mères en difficulté", selon le dossier de presse distribué aux journalistes.

"Pour qu'il n'y ait aucune femme qui soit contrainte d'avorter contre son gré, il faut des aides matérielles et morales importantes, ça devrait être une priorité nationale", a déclaré le porte-parole de la marche, Paul Ginoux Defermon. Dans les rangs des manifestants figuraient des jeunes, des familles, des personnes âgées, des prêtres dont quelques-uns en soutane.

L'avortement "pour moi c'est un crime, parce qu'on tue un être vivant", a expliqué Francis Kruch, un enseignant de 59 ans qui participe "tous les ans" à cette marche, organisée pour la première fois en 2005 et revendiquant le soutien de 28 évêques.
Benjamin Izarn, 21 ans, étudiant à Paris et président de l'association "Etudiants pro-vie", a insisté sur un besoin de "développement d'alternatives à l'avortement".
"Il faut être réaliste", a renchéri Madeleine, 19 ans, étudiante à Saint-Germain-en-Laye qui demande, plutôt que l'abrogation de la loi Veil, "la mise en place de services qui accompagnent la mère, pour que l'avortement ne soit pas un automatisme".

Mort de soldats français en Afghanistan : le meurtrier parle


Le soldat afghan responsable de la mort de quatre soldats français dit avoir été convaincu d'agir après avoir visionné la vidéo montrant des soldats américains urinant sur des cadavres de talibans.
Kaboul : militaires français portant les cercueils de quatre des leurs tués par un soldat afghan (22/01/2012)Kaboul : militaires français portant les cercueils de quatre des leurs tués par un soldat afghan (22/01/2012) © A.F.P. / J. Saget

Soldat afghan ou taliban infiltré : qui est vraiment l'homme qui a provoqué vendredi la mort de quatre militaires français et en a blessé quinze autres, dont huit grièvement ? L'homme a ouvert le feu sur un groupe de militaires français assurant la formation des troupes afghanes à Gwan, en profitant d'un moment où les instructeurs faisaient un jogging au sein d'une base, sans armes ni protections. Il a été arrêté après le drame. Agé de 21 ans, il se nomme Abdul Mansour. Il faisait partie de l'armée afghane, dont il portait l'uniforme. Depuis son arrestation, il a commencé à donner des détails sur les raisons qui l'ont poussé à attaquer ainsi les soldats français.
"C'était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu'il avait fait cela à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres", a indiqué une source sécuritaire. "Dans ces premières confessions, il a dit qu'il a été fortement motivé pour tuer les soldats quand il a vu la vidéo" en question, a déclaré une autre source, ajoutant que, selon ses dires, le tueur "n'avait aucun contact direct avec les talibans mais qu'il ne les haïssait pas non plus".
Un "acte individuel et isolé"
Samedi, Gérard Longuet avait affirmé que le tueur était "manifestement un taliban infiltré depuis longtemps", ce que lui aurait indiqué le général Nazar, le commandant de la 3e brigade de l'Armée nationale afghane (ANA), dont dépend le tueur. Le ministre français de la Défense avait alors évoqué un ancien soldat de l'armée afghane qui aurait déserté, avant de probablement passer ensuite au Pakistan, puis de s'engager à nouveau dans les rangs de l'ANA. Il était depuis environ deux mois dans l'unité de Gwan.
Interrogés à plusieurs reprises samedi, les insurgés, généralement prompts à reconnaître des pertes infligées aux troupes étrangères, ont pourtant nié être à l'origine de cette attaque. Par écrit, l'un de leurs porte-paroles, Zabiullah Mujahid, a au mieux reconnu que les insurgés "enquêtaient" sur ce sujet. Le président afghan Hamid Karzaï a également qualifié dimanche le meurtre des quatre militaires français d'"acte individuel et isolé", sans jamais employer le terme "taliban".
Jusqu'alors, aucune réaction violente n'avait eu lieu en Afghanistan après la médiatisation de la vidéo montrant quatre jeunes Marines vêtus d'un uniforme américain qui, hilares, se soulageaient sur trois corps ensanglantés, présentés comme ceux de talibans. Mais ce meurtre commis par un soldat afghan qui n'avait peut-être pas eu le moindre contact direct avec les talibans illustre un fait des plus inquiétants pour les forces internationales engagées en Afghanistan, et souligné dans un rapport confidentiel de l'Otan révélé vendredi par le New York Times. Ce rapport, intitulé Une crise de confiance et d'incompatibilité culturelle, évoquait notamment le climat de tension entre les militaires afghans et les troupes étrangères. "Les altercations mortelles sont loin d'être rares ou isolées, elles reflètent une menace homicide systémique qui croît rapidement", pouvait-on notamment y lire. Au total, 41 soldats de la coalition ont ainsi été tués par des soldats afghans.
le 22 janvier 2012 à 17:10

Hollande : "Je veux installer la gauche dans la durée"



Le discours de François Hollande au Bourget par BFMTV

François Hollande a tenu ce dimanche 22 janvier son premier grand meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis), annoncé comme "un rassemblement de masse" avec quelque 10 000 personnes (revoir l'intégralité du discours en fin d'article).
Comme prévu, le candidat socialiste a d'abord donné une tonalité très personnelle à son discours. "Je revendique une simplicité qui n'est pas une retenue mais la marque de l'authentique autorité mon secret, que j'ai gardé depuis longtemps : j'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent."
Ses deux grandes dates : 21 avril 2002 et 10 mai 1981. L'ancien premier secrétaire du PS a évoqué le 21 avril 2002, jour où le candidat socialiste Lionel Jospin a été éliminé du permier tour de l'élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen : "une blessure que je porte encore sur moi, j'en ai encore la trace. J'en ai tiré toutes les leçons, moi je ne laisserai pas les ouvriers, les employés,aller vers une famille politique qui n'a jamais rien fait pour aider ces classes-là. Je ne laisserai pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple alors qu'elle veut simplement se servir de lui."
Il a ensuite évoqué une autre date mémorable pour lui, "plus heureuse celle-là" : le 10 mai 1981 et la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle. "J'avais 26 ans, je sais ce qu'elle a représenté pour tous ceux qui avaient attendu pendant des décennies l'alternance, a-t-il raconté. Pour autant, je ne veux pas verser dans la nostalgie. L'épopée de la gauche ne peut pas se réduire à des moments exceptionnels. Je veux installer la gauche dans la durée. Je veux voir notre bonheur le 6 mai."
Sa conception de la présidence de la République. Sans jamais prononcer le nom de Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste a commencé par rejeter le mode de gouvernance du chef de l'Etat depuis cinq ans. "Présider la République, c'estrefuser que tout procède d'un seul homme, d'un seul raisonnement, d'un seul parti qui risque de devenir un clan, a déclaré François Hollande. Présider la République, c'est accepter de partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions, (...) c'est ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes et des radios du service public, (...) c'est garantir l'indépendance de la justice en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d'information. Présider la République, c'est êtreimpitoyable à l'égard de la corruption."
UNE RÉFORME DU SYSTÈME BANCAIRE
"Mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance". François Hollande a également ciblé "le monde de la finance", son "véritable adversaire""Il ne sera jamais candidat, et ne sera donc jamais élu. Et pourtant, il gouverne", a fustigé le candidat socialiste. "Maîtriser la finance commencera par le vote d'une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit et de spéculation. Les produits finaciers sans lien avec les nécessités de l'économie réelle, seront purement et simplement interdits. Les stock options et les bonus seront encadrés",a-t-il annoncé.
Le député de Corrèze a également plaidé pour "une agence publique de notation au niveau européen" et pour "une taxe sur toutes les transactions financières, non pas le rétablissement de l'impôt de bourse [mais] une véritable taxe avec ceux en Europe qui voudront la mettre en place avec nous". Une Europe qu'il veut "une Europe de croissance, de solidarité, de protection".
Un nouveau traité franco-allemand. Il compte sur l'Allemagne pour réactiver le moteur franco-allemand : "En janvier 2013, si les Français m'en donnent mandat je proposerai à la chancelière d'Allemagne, l'élaboration d'un nouveau traité franco-allemand, un demi-siècle après le traité de de Gaulle et Adenhauer."
Une "transition énergétique". Le candidat du PS a rappelé son engagement "à ce que la part du néclaire soit réduite à 50 % d'ici à 2025". "Nous avons besoin d'une industrie nucléaire forte, inventant les technologies et le progrès de demain. Nous avons besoin aussi d'un plan d'énergies renouvelables, d'un plan d'économies d'énergie", a-t-il déclaré. Cette transition énergétique sera une des étapes de la "réindustrialisation de la France", élevée en "priorité", avec la création d'une "banque publique d'investissement".
"LE PRÉSIDENT DE LA FIN DES PRIVILÈGES"
"L'égalité, ce n'est pas l'assistanat, c'est la solidarité". Le candidat socialiste la "nouvelle aristocratie" qui "s'installe et prospère". "Je serai le président de la fin des privilèges parce que je ne peux pas admettre que pendant ce temps-là où certains s'enrichissent sans limite, la pauvreté s'aggrave, et 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont beaucoup trop d'enfants, a-t-il déclaré. L'égalité, ce n'est pas l'égalitarisme, c'est la justice ; ce n'est pas l'assistanat, c'est la solidarité. Les Français n'ont rien à craindre de l'égalité, de la redistribution."
C'est en vue de cette égalité que François Hollande a proposé de supprimer "les niches accordées aux ménages les plus aisés et aux grandes entreprises". Il a annoncé qu'il rétablira "l'équilibre budgétaire en fin du mandat", en supprimant "la règle aveugle du non remplacement d'un fonctionnaire sur eux partant en retraite".
"L'accès pour tous au logement" C'est dans la ligne de cette égalité que François Hollande a proposé "l'accès au logement pour tous". "Le livret A verra son plafond doublé afin que tous les Français puissent financer le logement social", a déclaré le candidat du PS.
"La jeunesse est notre chance" "La promesse républicaine, c'est que chaque génération vivra mieux que la précédente. Cette promesse est trahie, a affirmé François Hollande. C'est avec la jeunesse que je veux présider la France. A la fin du quinquennat, le nombre de jeunes sortant sans qualification du système scolaire [doit être] divisé par deux." Il a demandé à "n'être jugé que sur un seul objectif : est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu'en 2012 ?"
"Une France de la justice et du civisme" Le candidat socialiste a terminé sur son "rêve français""ce récit républicain que mai 68 a aussi d'une certaine façon fait resurgir". "Le rêve français, c'est l'affirmation des valeurs universelles qui font que la nation n'est pas un espace limité, a-t-il développé. Le rêve français c'est notre histoire, c'est notre projet, c'est une force que je vous propsoe parce qu'ils nous ressemble, nous rassemble. Une France de la justice où l'argent sera remis à sa place qui est celle d'un serviteur et non d'un maître. Une France du civisme où chacun se demandera non pas ce que la République peut faire pour lui, mais ce que lui peut faire pour la République."
Revoir l'intégralité du discours :
Pour en savoir plus :

«The Artist» de nouveau récompensé aux Etats-Unis


Primé samedi par le syndicat des producteurs américains, le film français se rapproche de plus en plus des Oscars.

Les acteurs Jean Dujardin et Bérénice Bejo dans une scène du film «The Artist». - © AFP photo AFP
Décidément, si The Artist n'obtient pas un gros quelque chose à la prochaine cérémonie des Oscars, ce sera limite un désaveu. Car la moisson de prix et des nominations se poursuit pour le film. Samedi soir, c'est le producteur français Thomas Langmann qui a reçu samedi soir à Los Angeles le prix du Syndicat des Producteurs Américains (PGA), pour le film The Artist, a annoncé dimanche sa société La Petite Reine.
«Le prix Darryl F. Zanuck est le prix le plus important aux Etats-Unis récompensant un producteur», souligne la société de production française. Et surtout, ces quatre dernières années,rappelle le Los Angeles Times, les oscars ont systématiquement récompensé le film primé par le syndicat des producteurs.
«The Artist» et Thomas Langmann, patron de La Petite Reine, étaient opposés à de grosses pointures – sous leur casquette de producteurs – telles que George Clooney (Les marches du pouvoir), Martin Scorsese (Hugo Cabret), ou Steven Spielberg (Cheval de guerre). Les producteurs de Mes meilleures amies,Millénium, les hommes qui n’aimaient pas les femmes, ouMidnight in Paris étaient également en lice.
The Artist, signé Michel Hazanavicius et qui connaît un succès inattendu aux Etats-Unis, a marqué la 69e cérémonie des Golden Globes le 15 janvier, en remportant trois trophées, notamment celui de la meilleure comédie et du meilleur acteur comique pour Jean Dujardin.
Le film, lettre d'amour à l'âge d'or du cinéma hollywoodien, séduit aussi le public américain avec 9,5 millions de dollars de recettes à ce jour, soit plus d’un million d’entrées, selon Unifrance. Bien que muet et en noir et banc, le numéro de claquettes de Michel Hazanavicius, porté par la performance de Jean Dujardin et Bérénice Béjo, est actuellement distribué sur 216 copies aux Etats-Unis, après avoir pourtant démarré dans une extrême discrétion le 25 novembre sur quatre écrans, a précisé jeudi l’organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’étranger.
Autre source de satisfaction, The Artist a bien entamé sa carrière au Royaume-Uni, territoire réputé difficile pour les films français, avec 320.000 entrées depuis sa sortie le 30 décembre – un résultat jugé «exceptionnel» par Unifrance.
Tout aussi exceptionnel est d’ailleurs le nombre de ses nominations au Bafta : le film est en tête des nominations aux «César britanniques» avec douze citations dont meilleurs film, scénario original, musique originale, costumes et bande son.
Après son succès aux Golden Globes, The Artist a gagné ses galons de candidat incontournable aux prochains Oscars, dont les nominations seront annoncées le 24 janvier. La cérémonie se tiendra le 26 février.

Les 5 moments-clés


Jari-Matti Latvala (Ford WRT) a sacrifié l'ES1 pour tirer le plein parti de ses "très tendre", et le résultat va au-delà de ses espérances : il laisse son coéquipier Petter Solberg à 28.6 sec et Sébastien Loeb (Citroën WRT) à 52.7 sec. Au cumul des temps, il a désormais une belle carte à jouer car Loeb est à 30.5 sec, Solberg à 40.8 sec, Sordo à 44.1 sec, Hirvonen à 1 min 04.0 sec.
ES4 : LA BOURDE DE LATVALA
L'incorrigible est de retour dès le 4e chrono de la saison. Visiblement pas plus responsabilisé par son statut de n°1 de Ford WRT, Jari-Matti Latvala qui avait annoncé viser un podium - "derrière les Citroen" -, se laisse emballer par sa toute fraîche position de leader, 30 secondes devant Loeb. Et même distraire dans un grand gauche enneigé. Il regarde trop la route, n'écoute pas la note de son copilote. Un tête-à-queue, un parapet et un tonneau plus tard, c'est l'heure des regrets. Pas de Rallye 2 au Monte-Carlo : abandon irrémédiable. Loeb est débarrassé d'un sérieux rival et entrevoit déjà le break au Mondial.
ES10 : LE CRASH D'OGIER
Auteur d'un fantastique 3e temps dans l'ES2, P4 au général à l'issue des ES3 et 4, Sébastien Ogier est redescendu P6 mais garde le pied lourd. Sur une route sèche qui accroit l'écart de performance entre sa Skoda S2000 et les WRC, il reste néanmoins offensif, orgueilleux. Dans un gauche très rapide en 6e, il mord sur un décrochement de bitume qui sert de tremplin. La Fabia part en travers, rectifie un poteau côté navigateur et s'immobilise. Le miracle a eu lieu : l'équipage est sain et sauf. Julien Ingrassia souffre d'un bras contusionné mais il sera remis pour le Rallye de Suède.
ES12 : CITROËN ASSOMME FORD
Les Ford ont roulé comme des cigales dans l'ES11, en premier lieu Petter Solberg, auteur du scratch avec quatre pneus "très tendres". Sébastien Loeb et Mikko Hirvonen ont sacrifié cette même spéciale et monté deux pneus cloutés, en croisé, en prévision de la suite. Au Monte-Carlo, chaque voiture peut emporter deux roues de secours. Avant le départ de l'ES12, les Citroën boys complètent donc leurs montes en tout clouté tandis que le Norvégien n'a rien de bien utile dans le coffre. Le résultat est sans appel : Hirvonen bat Loeb de 3.7 sec, Solberg abandonne 1 min 46.1 sec et toute chance de victoire. A partir de cet instant, la 2e place est même presque réservée à Sordo, 2 minutes derrière Loeb et 1 minute devant le Norvégien.
ES18 : LOEB PASSE LA 6E
Après 2003, 2004, 2005, 2007 et 2008, Sébastien Loeb et Daniel Elena ajoutent une 6e victoire monégasque à leur palmarès, qui en compte 68. Surtout, le pilote français a lâché les chevaux sur les 5,16 km de la power stage : en battant la meute, il démarre le Mondial avec 28 points. Mikko Hirvonen et Evgeniy Novikov s'emparent des points restants. Dani Sordo (Mini WRC) termine 2e comme en 2007 et Petter Solberg (Ford WRT) signe son premier podium en principauté. Jusque là, il n'avait qu'une 6e place pour meilleur résultat.

Soldats tués en Afghanistan: «un acte isolé et individuel»


Le président afghan Hamid Karzaï a qualifié dimanche, après avoir rencontré le ministre français de la Défense Gérard Longuet, le meurtre de quatre militaires français par un soldat afghan vendredi d’«acte individuel et isolé», qui «ne représente pas la colère du peuple afghan».
«L’attaque des forces françaises par un soldat afghan ne représente pas la colère du peuple afghan. Ce n’est qu’un acte isolé et individuel», a affirmé M. Karzaï dans un communiqué de plusieurs paragraphes, sans jamais employer le terme «taliban».
Vendredi, un militaire afghan a ouvert le feu sur un groupe de militaires français assurant la formation des troupes afghanes. L’homme a profité d’un moment où les instructeurs faisaient un jogging au sein d’une base, sans armes ni protections, pour leur tirer dessus. Quatre hommes sont morts et quinze ont été blessés, dont huit grièvement.
Samedi, Gérard Longuet a indiqué que le tueur était «manifestement un taliban infiltré depuis longtemps», ce que lui aurait communiqué le général Nazar, le commandant de la 3e brigade de l’Armée nationale afghane (ANA), dont dépend le tueur.
(AFP)

EN DIRECT - Le premier grand meeting de François Hollande



Le Point.fr - Publié le 22/01/2012 à 12:50 - Modifié le 22/01/2012 à 15:31

Le candidat socialiste doit livrer "sa conception de la présidence, son parcours, ce qui le fonde, et sa vision de la France".

Le discours de François Hollande au Bourget est très attendu.
15 h 27 : Sans jamais le citer, François Hollande critique beaucoup Nicolas Sarkozy. Il entame toutes ses phrases par "présider la République", ce qui est un moyen de se placer sur le même plan que le chef de l'État et de prendre son contre-pied.
15 h 26 : Le ton se fait très grave pour évoquer les soldats morts en Afghanistan : " Il faut avoir la lucidité d'affirmer que notre mission est terminée (...) je ferai en sorte que ce retrait se fasse en bon ordre sans menacer la vie de nos soldats"
15 h 25 : "Présider la république c'est être ferme, ferme à l'égard de l'immigration clandestine, mais traiter dignement les étrangers en situation régulière." Puis, un peu plus tard :
"Ne pas inviter les dictateurs à Paris" Sarkozy n'a toujours pas été nommé mais ses oreilles doivent siffler. 
15 h 21 : Hollande emporte d'emblée l'adhésion de la salle en mettant en avant deux promesses : "J'introduirai le non-cumul des mandats pour les parlementaires", et la mise en place du "droit de vote des étrangers". Droits du Parlement, laïcité, nomination du président de France Télévisions... Le discours de François Hollande s'avère plus programmatique que prévu.
15 h 19 : Hollande démarre par son attachement à la laïcité. "J'inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l'État dans la Constitution". Ovation.
15 h 15 : C'est parti pour 1 h 15 de discours : "Je suis venu vous parler de la France, de la France qui souffre et de la France qui espère. Une page est en train de s'effacer. Et je suis venu vous parler de la France de demain."
15 h 10 : Après un clip sur le candidat, un film bercé de violons mélodramatiques retrace la vie de François Hollande. Son histoire, son engagement, les échecs... Le candidat s'avance sur la scène en fendant la foule. Fait inhabituel : le timing est respecté à la minute près. La musique de fond est le nouvel hymne de campagne. Les seules paroles qui tournent en boucle sur un air techno : "Le changement, c'est maintenant." Il s'agit aussi du slogan du candidat.
15 h 00 : Le PS attendait 10 000 personnes. Il serait 25 000... Un chiffre à confirmer mais qui serait un incontestable succès pour François Hollande. Au premier rang côté people Christian Lacroix, Benjamin Biolay, Firmine Richard, Gérard Darmon et Jean-Michel Ribes. Et Mazarine Pingeot est assise aux côtés de Valérie Trieweiller. Deux rangs derrière Pierre Lescure.
14 h 59 : Dans une vidéo diffusée dans la salle, Denis Podalydès y va lui aussi de son message. L'acteur qui a incarné Nicolas Sarkozy dans La Conquête déclare : "Maintenant, je veux jouer François Hollande !" Cet été, il se confiait au Point et disait : "J'aurais voulu que La Conquête devienne une série, car seule une série peut montrer la répétitivité stupide d'une campagne électorale." 
14 h 44 : Entraînés par Noah, casquette de cuir vissée sur la tête, Aubry, Montebourg et les autres tapent dans leurs mains en scandant : "Puisqu'il faut changer le monde, aux arbres citoyens". Ambiance bon enfant... Sur Twitter, remarque vacharde d'un twitto : Yannick Noah, qui doit toujours 580 000 euros au fisc, va chanter pour le candidat "qui n'aime pas les riches".
14 h 41 Yannick Noah monte sur scène, pieds nus, barbe de dix jours, et entame "Aux arbres citoyens", déjà chantée en 2007 pour Ségolène Royal.
14 h 35 : Sur le grand écran, les grands hommes et les grands moments du socialisme défilent. Blum et le Front populaire, Mitterrand et le 10 mai 81, Badinter et l'abolition de la peine de mort, les 35 heures, le Pacs. Le clip de Coluche de 1981 : "Attendez que la gauche passe en 2012 !" est vivement applaudi. Ce retour dans le passé s'achève avec François Hollande. 
14 h 30 : Sur la scène, Laurianne Deniaud, ex-présidente des MJS chargée de la jeunesse dans l'équipe de Hollande, a noté qu'il y a "plus de 25 000" personnes dans la salle.
14 h 23 : Chaude ambiance ! Les leaders, assis au premier rang, apparaissent à l'écran et sont ovationnés. Tonnerre d'applaudissements pour Jospin et Aubry qui se prennent la main pour saluer la foule.
14 h 18 : Lionel Jospin arrive alors que tout le staff de François Hollande est déjà installé.
14h16 - début du direct : Une heure avant le début de l'intervention de François Hollande, le hall 5 du Bourget est plein à craquer. Les militants se déchaînent et acclament le candidat socialiste à chaque fois qu'il apparaît sur un écran. Le clip de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 est diffusé et copieusement hué. Des "François président !" fusent. 

Depuis 10 heures, dimanche matin, les militants PS affluent au Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis), pour le rassemblement des secrétaires de section, d'abord - 2 000 personnes annoncées -, qui se tient hall 2. L'ancien premier secrétaire par intérim Harlem Désir, le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, et son directeur de la communication, Manuel Valls, entre autres, se succèdent à la tribune avant une intervention de la patronne Martine Aubry en clôture de cette première partie.

"L'honneur de la gauche"

Aubry a prononcé un discours offensif, et fustigé le bilan de Sarkozy, qu'elle rend en grande partie responsable de la crise actuelle. "Sarkozy n'a pas changé. À qui fera-t-il croire qu'il va reboucher à la petite cuillère pendant 90 jours ce qu'il a creusé à la pelle pendant 5 ans ?" prévient-elle, attaquant sa politique fiscale, les discours de Toulon, de Grenoble, de Dakar, les promesses non tenues à Gandrange. Elle pointe ainsi "l'échec face à la finance", la "faillite morale", "l'affaiblissement de la France". "Notre victoire, la victoire de François Hollande est dans vos mains. Je le sais, nous allons gagner et le 6 mai la France aura un nouveau président, alors bonne campagne mes camarades !", a-t-elle conclu sous les applaudissements d'une foule debout.
La première secrétaire du PS, qui devrait débattre avec le Premier ministre François Fillon le 2 février prochain sur France 2, a critiqué les "snipers" de la droite accusés de vouloir "enlaidir cette campagne". "Ils se placent au ras du caniveau alors que les Français attendent des propositions", a déclaré la première secrétaire. "C'est l'honneur de la gauche de répondre à l'offense et l'injure par la raison".

Les expériences du passé

Avant elle, le député-maire d'Evry, Manuel Valls, mettait en garde contre "l'ivresse du 'c'est déjà gagné'", alors que François Hollande est en tête dans les sondages. "Il n'y a pas d'élection imperdable. Nous ne voulons pas revivre les expériences du passé", a-t-il dit en référence au 21 avril 2002, qui avait vu le candidat socialiste, Lionel Jospin, éliminé au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen. Ce jour-là, le résultat "s'est joué à deux voix par bureau de vote", a fait observer le "Monsieur communication" de François Hollande, soulignant "l'importance du porte à porte".
Pour ce faire, la campagne devra s'inspirer de celle du président américain Barack Obama, a dit le directeur de campagne du candidat PS, Pierre Moscovici. "La campagne, ce n'est pas seulement dans les médias, pas seulement sur les réseaux sociaux, mais sur le terrain", a dit l'ancien ministre des Affaires européennes. Face à la montée de l'extrême droite et de l'abstentionnisme dans les classes populaires, "le mot 'ouvrier' ne sera pas un gros mot, ce sera un beau mot" au PS, a-t-il ajouté.
Ces discours ne sont que l'avant propos du grand discours que François Hollande doit prononcer à 15 heures hall 2. Le candidat PS a prévu de se présenter aux Français, à trois mois de la présidentielle, alors que - Manuel Vall dixit - "la campagne a déjà, au fond, très largement commencé". Le dircom du candidat assure que "Hollande évoquera sa conception de la présidence de la République, son parcours, ce qui le fonde, sa vision de la France". Rendez-vous dès 14 h 30, pour une introduction musicale où Yannick Noah chauffera la salle, déjà passablement exaltée
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