jeudi 26 juillet 2012

Wall Street finit en nette hausse, stimulée par des propos de Mario Draghi


Wall Street s'est nettement appréciée jeudi, stimulée par des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%.

Wall Street s'est nettement appréciée jeudi, stimulée par des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%. | Andrew Burton

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s'est nettement appréciée jeudi, stimulée par des propos du de la Banque centrale européenne (), Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 211,88 points à 12. 887,93 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 39,01 points à 2.893,25 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est adjugé 1,65% (+22,13 points) à 1.360,02 points.
La Bourse de New York n'a pas caché son enthousiasme jeudi, après des propos du président de la BCE, Mario Draghi, qui l'ont rassurée sur la volonté de la zone euro à répondre de manière perçue comme plus ferme à la crise.
"M. Draghi a enfin envoyé un message clair au marché: que (la BCE) ferait tout son possible pour sauver l'euro, ce qui suggère que l'on se dirige probablement vers une action coordonnée" des banques centrales, "du côté européen comme du côté de la Réserve fédérale américaine" (Fed), a noté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.
"La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant", a en effet déclaré à Londres Mario Draghi, tout en soulignant également que l'institution avait aussi pour mission de réagir à l'envol des taux d'emprunt.
"Le marché espère que cela signifie que la BCE s'apprête à devenir plus offensive dans son combat contre la crise" sur le continent européen, ont indiqué les analystes de Charles Schwab.
Par ailleurs, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne est passé sous les 7%, pour la première fois depuis le 19 juillet, après avoir atteint un record depuis la création de la zone euro à 7,7% mercredi.
Pour Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com, si le "palliatif Draghi" se traduit sur le marché par un rebond "fort et important", les doutes persistent "sur ce que la BCE peut réellement accomplir" pour sauver la zone euro.
Aux Etats-Unis, mis à part un léger repli en juin des promesses de vente de logements aux Etats-Unis après un bond en mai, "des statistiques économiques solides soutiennent (...) le marché", ont souligné les analystes de Wells Fargo, citant un fort recul des inscriptions hebdomadaires au chômage et la nette progression des commandes de biens durables en juin.
Le marché a par ailleurs porté son attention sur une séance très chargée en résultats d'entreprises, fébrile en attendant les résultats du réseau social Facebook, qui ont été publiés après la clôture. Le titre du groupe a chuté de 8,50% à 26,84 dollars.
Dans le même secteur, l'action de l'éditeur de jeux en réseau Zynga a dévissé de 37,48% à 3,17 dollars au lendemain de l'annonce d'une perte nette inattendue et d'un ralentissement de la croissance de l'activité au deuxième trimestre.
Dans l'aéronautique, Boeing a pris 1,19% à 74,91 dollars après avoir annoncé mercredi un bénéfice net en hausse et relevé ses prévisions pour l'année.
Le conglomérat américain United Technologies (UTC) a avancé de 0,44% à 72,93 dollars après avoir obtenu un feu vert conditionnel à son acquisition, pour 18,4 milliards de dollars, de l'équipementier Goodrich (+0,22% à 127,48 dollars). UTC a également annoncé jeudi des résultats supérieurs aux attentes.
Côté énergie, le géant ExxonMobil a gagné 1,50% à 86,52 dollars. Il a fait état d'un bénéfice en hausse de 49% sur un an mais inférieur aux attentes.
Dans les médias, le New York Times a bondi de 10,64% à 7,80 dollars grâce à de bons résultats.
Dans le secteur de la grande consommation, le fabricant de produits d'hygiène Colgate-Palmolive a progressé de 4,04% à 106,38 dollars et le fabricant de mouchoirs en papier et de couches Kimberly-Clark est monté de 2,78% à 85,72 dollars, le marché saluant leurs résultats.
Côté financier, la banque d'affaires franco-américaine Lazard s'est envolée de 5,08% à 25,64 dollars. Elle a annoncé un bénéfice net divisé par deux mais conforme aux attentes.
Dans l'industrie, le marché a sanctionné le groupe de chimie Dow Chemical, qui a cédé 3,60% à 29,18 dollars, à cause d'un bénéfice plombé notamment par une chute des ventes en Europe.
Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 1,428% contre 1,406% mercredi et celui à 30 ans à 2,490% contre 2,467%.
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