Ivica Olic a déjà connu huit clubs différents, à seulement 32 ans. Des choix douteux l’ont longtemps empêché d’exploser. C’est seulement en 2007 lorsqu’il revient en Bundesliga après plusieurs années d’errance en Croatie et en Russie qu’Olic s’impose enfin. Et après deux belles saisons à Hambourg aux côtés de joueurs comme Rafael Van der Vaart, Olic rejoint le grand Bayern Munich. Un choix qui une nouvelle fois n’est pas des plus judicieux. Mais après deux ans et demi en Bavière, le joueur peut s’estimer heureux. Il a su rester durant tout ce temps le joker parfait. Comme le montrent ses performances en Ligue des Champions justement, souvent décisives !
Lyon privé de finale…
C’est après avoir éliminé le grand Real Madrid puis le Bordeaux de Laurent Blanc que l’Olympique Lyonnais se retrouvait en demi-finale. Claude Puel pouvait être assez satisfait, il n’était pas tombé contre les deux ogres qu’étaient le Barça et à l’époque l’Inter. Le tirage au sort donnant un affrontement entre Lyon et le Bayern semblait être le plus clément pour le club français. Après un match aller à l’extérieur nourri de regrets avec une défaite malgré l’expulsion de Ribéry, les coéquipiers de Michel Bastos devaient recevoir le Bayern à Gerland.
Et lors de ce second affrontement, les Munichois ont été sans pitié. Franck Ribéry n’était pas là, Miroslav Klose sur le banc, et pourtant ! Quelques minutes avant la demi-heure de jeu, c’est déjà presque terminé pour Lyon. Ivica Olic vient d’inscrire un premier but superbe après s’être joué d’Aly Cissokho. C’est le début du calvaire Lyonnais en ce 27 avril 2010. Le Croate récidivera part deux fois dans le dernier tiers du match, entrant dans la catégorie très fermée des triples buteurs en Ligue des Champions. En faisant parler son sang froid, Olic a donc fait voler en éclats les espoirs Lyonnais, qui comptaient bien créer la surprise à domicile.
... Marseille de demies
Pour l’OM, l’élimination est bien moins surprenante. La défaite 0-2 au Vélodrome ne laissait aucune chance aux hommes de Didier Deschamps, déjà en pleine crise. Battre l’Inter au tour précédent relevait déjà de l’exploit, mais c’était une équipe italienne encore plus affaiblie que l’OM qui s’était présentée. Le Bayern en pleine bourre n’a fait qu’une bouchée des Marseillais, à l’aller comme au retour. Mais la surprise vient de la performance d’Olic. Lui qu’on n’avait un peu oublié depuis son retentissant triplé contre l’OL il y a deux ans est réapparu ce mardi pour faire encore une fois des misères à un club hexagonal.
Moins d’un quart d’heure après le coup d’envoi, Ivica Olic met tout le monde d’accord et enterre les espoirs phocéens. Un peu avant la pause il récidive pour s’offrir un doublé. La dernière fois qu’il avait marqué plusieurs buts sur la scène européenne, c’était contre… Lyon ! Un signe du destin ? Peut-être. En tous cas, le Croate de 32 ans est ressorti de sa boîte, ou plutôt de son banc, pour se muer de nouveau en bourreau d’un club français.