jeudi 15 mars 2012

Une perte de 1,76 milliard d'euros pour Groupama en 2011



Lourdement impacté par son exposition à dette publique grecque et aux conditions de marché, l'assureur mutualiste affiche une lourde perte de 1,76 milliard d'euros sur son exercice 2011.

Une perte de 1,76 milliard d\'euros pour Groupama en 2011
On savait que la perte serait lourde. Thierry Martel, le nouveau directeur général de Groupama, l'avait annoncé il y a deux semaines. Elle l'est en effet puisque l'assureur affiche un résultat net négatif de 1,76 milliard d'euros sur l'exercice 2011. En cause notamment, l'exposition du groupe à la dette publique grecque et la crise des marchés boursiers. Les dépréciations et pertes exceptionnelles sur les actifs s'élèvent en effet à 3 milliards d'euros après impôts dont 1,55 milliard sur les titres grecs et 1,5 milliard de moins-values réalisées et de dépréciations sur ses participations stratégiques (Société générale, Véolia et Eiffage notamment).
Parmi les autres éléments exceptionnels, Groupama a subi une dépréciation d'écarts d'acquisition de 90 millions d'euros sur ses filiales roumaine et grecque mais a constaté un profit exceptionnel de 578 millions d'euros du fait de l'apport de sa participation dans la foncière Silic à une société contrôlée par la Caisse des dépôts dans le cadre de l'opération de rapprochement avec Icade. Grâce notamment à cette dernière opération et à la souscription hier par cette même Caisse des dépôts de 300 millions d'actions préférentielles de Gan Eurocourtage, la marge de solvabilité de Groupama s'inscrit au dessus des 100  % réglementaires à 107  %.
« Nos résultats sont à la fois caractérisés par un véritable apurement des moins-values sur nos actifs dans un marché dégradé et par des résultats opérationnels en très forte progression », explique Thierry Martel dans un communiqué. Le chiffre d'affaires du groupe est resté quasi stable à 17,2 milliards d'euros, tiré par l'assurance dommages (+ 4,3  %) dont le ratio combiné s'est nettement amélioré (97,4  %)  ; l'assurance vie ayant de son côté mieux résisté que le marché (-7,1  %). « Nous avons décidé de mettre en place une nouvelle stratégie de « performances métiers » qui privilégie les marchés où nos positions sont les plus fortes tout en réduisant nos risques financiers, annonce le dirigeant. Le groupe s'apprête ainsi à sortir de Grande-Bretagne, de Pologne et san doute aussi de Turquie. « Nous tenons à réaffirmer à nos 16 millions de sociétaires et clients et à nos 39 000 collaborateurs qu'ils sont le coeur de notre modèle mutualiste, moderne, vivant et innovant », tient à rassurer thierry Ma
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