jeudi 15 mars 2012

REGARDEZ - Mélenchon sur Hollande : "Je ne lui pardonnerai jamais"



Le Point.fr - Publié le 15/03/2012 à 12:52

Dans une vidéo de 2009, le candidat du Front de gauche raconte avoir été "humilié" par Hollande, avec qui il avait passé un pacte.

François Hollande et Jean-Luc Mélenchon en conciliabule au congrès de Grenoble en 2000.
François Hollande et Jean-Luc Mélenchon en conciliabule au congrès de Grenoble en 2000. © Haley / Sipa
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Voilà qui risque de faire désordre. Le site 24heuresactu (marqué à droite politiquement) a déterré une vidéo datant de 2009, peu de temps après la polémique du congrès de Reims, alors que des soupçons de triche entachaient l'élection de Martine Aubry comme première secrétaire du PS face à Ségolène Royal. On y voit Jean-Luc Mélenchon expliquer face à la caméra, à un journaliste de France 24, comment, douze ans plus tôt, en 1997, François Hollande et lui-même avaient trouvé un compromis sur leurs scores respectifs à l'occasion d'un autre congrès, celui de Brest qui avait vu l'élection de François Hollande comme premier secrétaire. Mais surtout, comment ce même Hollande n'aurait jamais respecté les termes du pacte qu'il aurait lui-même proposé. "Je ne lui pardonnerai jamais", explique Mélenchon. 
"Moi, c'est fini. Tu te mets le score que tu veux, parce que moi je participe pas à ton truc...", serait venu dire l'ex-socialiste à Hollande, alors largement favori. "Comment on arrange ça ?" lui aurait répondu Hollande. Mélenchon résume le compromis trouvé : "Lui 85 %, moi 15 %." "On est repartis bons amis. (...) Mais un accord avec Hollande ou rien, c'est pareil, il ne tient jamais parole." Seul concurrent face à François Hollande, Jean-Luc Mélenchon avait finalement obtenu un peu moins de 9 % des voix au congrès de Brest. François Hollande est resté premier secrétaire plus de dix ans, jusqu'au congrès de Reims, en 2008. 
"Pourquoi a-t-il fait ça ?" relance le journaliste. "Par jeu. Il aime jouer, ça l'a amusé de me voir humilié, fou de rage ; ça le distrayait", répond Mélenchon, évoquant un "vice de cynique" de l'actuel candidat à la présidentielle. Et de conclure : "Je lui ai dit que je ne lui pardonnerais jamais, et en effet je ne lui pardonne pas."
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