lundi 19 mars 2012

Nucléaire : aucune suppression d'emploi à Fessenheim, promet Hollande


Promise par le candidat socialiste à la présidentielle, la fermeture de la centrale alsacienne n'entraînerait, selon lui, aucune suppression d'emploi. Les salariés seraient affectés à son démantèlement ou reconvertis dans les énergies renouvelables.

Nucléaire : aucune suppression d\'emploi à Fessenheim, promet Hollande
La fermeture de la centrale nucléaire d'EDF à Fessenheim, en Alsace, n'entraînerait aucune suppression d'emploi et les salariés concernés pourraient rester travailler dans la région, a déclaré lundi François Hollande qui doit recevoir dans la matinée à son siège de campagne parisien les syndicats de cette centraledont il a proposé la fermeture s'il était élu président de la République en mai.
« Il n'y aura aucune suppression d'emploi sur le site », a-t-il assuré. « Ce sont des salariés d'EDF dont l'emploi n'est pas menacé mais il est légitime de leur permettre de vivre sur place et donc de travailler sur place », a indiqué lundi sur France Info François Hollande qui a inscrit dans son programme l'objectif de faire réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité en France de 75% à 50% à l'horizon 2025; une décision annoncée après la catastrophe de Fukushima au Japon.
La centrale nucléaire de Fessenheim « est la plus vieille de France, est sur une zone sismique, elle créé à chaque fois un certain nombre de débats, donc nous aurons à faire la fermeture de cette centrale durant le prochain quinquennat et avec un démantèlement qui prendra du temps », a déclaré le prétendant PS à l'Elysée .

Mutation légitime

L ‘élu socialiste a précisé que les salariés de la centrale alsacienne pourraient être embauchés pour procéder au démantèlement de la centrale ou travailler dans le domaine des énergies renouvelables, qu'il veut promouvoir s'il accède au pouvoir. « C'est notre devoir d'engager ce processus. Lorsque les centrales atteignent la fin de leur vie, car c'était prévu pour 40 ans, il est assez légitime de nous prévoyions la mutation, la transition », a-t-il estimé.
Et au-delà de Fessenheim  ? L'éventuelle fermeture d'autres réacteurs s'étalera « jusqu'en 2025, c'est-à-dire très loin, au moment où les centrales seront en fin de vie (...) Les vieilles centrales qui n'exigent pas un investissement important pourront être prolongées mais les autres devront être progressivement fermées et remplacées », a-t-il précisé.
Pour autant, François Hollande n'est pas aussi opposé à l'atome que certain de ses alliés, comme EELV (Europe Ecologie Les Verts). La preuve  : il a donné son accord pour la poursuite à son terme des travaux du réacteur EPR de nouvelle génération de Flamanville, dans la Manche.
Photo  : DR (le site de la centrale de Fessenheim)
LES ECHOS (SOURCE REUTERS)
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