lundi 19 mars 2012

Eric Besson annonce une feuille de route pour l'hydrolien


Un appel d'offres français sur l'hydrolien pourrait voir le jour d'ici deux ans dans la zone du Raz Blanchard, près de Cherbourg.
Réuni au siège parisien de DCNS, lundi 19 mars, un parterre d'élus bretons et normands et de chefs d'entreprises a assisté à l'annonce par le ministre de l'industrie Eric Besson d'une feuille de route pour la filière hydrolienne en France. Le ministre va demander aux services de Bercy de diffuser d'ici fin avril une demande d'information pour exploiter le potentiel français du Raz Blanchard.
Ce passage, situé entre la pointe ouest du cap de la Hague et Aurigny, est le deuxième courant le plus puissant d'Europe au large de la Normandie. Un endroit tout indiqué donc pour ces turbines sous-marines que sont les hydroliennes, actionnées par la seule puissance des courants pour produire de l'électricité.
Les industriels et énergéticiens pourront proposer des solutions techniques et financières pour exploiter le potentiel du Raz Blanchard. De plus, RTE devra également définir dans quelle mesure ces hydroliennes pourraient être reliées au réseau d'électricité."Notre objectif est d'être en mesure de lancer avant deux ans un appel d'offres commercial, du type de l'éolien offshore", a affirmé le ministre.
Chez DCNS, qui développe une hydrolienne de 2 MW et est impliqué dans le projet EDF à Paimpol-Bréhat (Côtes-d'Armor), on aurait bien aimé voir un appel d'offres lancé dès cette année."La France a l'opportunité de créer une nouvelle filière avec un leadership mondial à condition d'être les premiers dans ce secteur", explique Patrick Boissier, PDG de DCNS.
UN POTENTIEL DE 11000 POSTES PÉRENNES
L'Hexagone a un puissant concurrent : l'Écosse qui sera prête dès 2015 car les concessions sont déjà définies et les consortiums industriels prêts à relever le défi. Reste que l'Écosse a un retard sur la France en matière de technologies, selon DCNS.
L'enjeu final est bien sûr la création d'usines et d'emplois sur le territoire français. Toute énergie marine confondue (énergie des vagues, de la houle, thermique, hydrolienne), il existe un potentiel de 11000 postes pérennes, selon le Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN).
La première usine du secteur pourrait voir le jour en 2014 à Cherbourg où DCNS a signé, le 15 mars, avec Ports Normands associés un accord pour occuper une partie du domaine portuaire. L'ambition du groupe serait d'y construire 1 000 turbines sous-marines dans le cadre de son partenariat avec l'irlandais OpenHydro.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...