dimanche 18 mars 2012

EN DIRECT. Mélenchon en route pour «reprendre la Bastille»


Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, débute sa marche vers la Bastille, ce dimanche.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, débute sa marche vers la Bastille, ce dimanche. | Capture d'écran BFM TV

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C'est son grand jour. Jean-Luc Mélenchon espère réunir ce dimanche 30 000 personnes à la Bastille. Une  suivie d'un meeting sur la fameuse place... Le candidat du Front de gauche à la présidentielle renoue avec la pratique des grands rassemblements populaires.  De quoi s'imposer un peu plus dans la campagne, au point d'apparaître comme un possible troisième homme ? 

Il est pour l'instant cinquième, selon une enquête Ifop/JDD publiée ce dimanche. Mais, avec les 11% des intentions de vote dont il est crédité dans cette étude, il n'est plus un petit candidat parmi d'autres et parvient à talonner le candidat du , François Bayrou. 

Autre enseignement de ce sondage, Nicolas Sarkozy (27,5%) - qui a pilonné son rival socialiste, samedi - arriverait en tête, suivi de très près par François Hollande (27%). Au second tour, le candidat socialiste - qui passe une bonne partie de son dimanche au Salon du livre - l'emporterait largement sur son rival UMP (54/46). Toujours selon cette étude, Eva Joly, la candidate écolo, est par contre créditée de... 2,5%, après de nouvelles rumeurs de retrait qui ont obligé son état major à réaffirmer sa «détermination». Invitée du «Grand rendez-vous» Europe 1/I-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France, la secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot, devrait revenir sur la rude semaine de sa candidate.

Avec leparisien.fr, suivez cette journée de campagne minute par minute:

15h18. Manuel Valls satisfait du «Sisyphe» de Hollande. «Le "#Sisyphe heureux" de #Hollande ,belle référence à #Camus et..définition juste de la condition humaine et..politique..#Hollande2012», écrit le directeur de la communication du candidat socialiste sur Twitter.

14h59. Les Fralib avec Mélenchon. Derrière la tête du cortège organisé par le Front de gauche entre les places de la Nation et de la Bastille, l'éléphant en carton des salariés en lutte de Fralib est brandi au-dessus des têtes. Pour ce 18 mars, date anniversaire du début du soulèvement de la Commune de Paris en 1871, des ouvriers ont été appelés à venir en tenue de travail (comme ceux de Pétroplus, M-Real ou ArcelorMittal). Sont aussi attendus des sympathisants venus de Grèce, Venezuela ou Palestine.

14h52. Le message de Dominique de Villepin. «Je suis aujourd'hui empêché de me présenter à l'élection présidentielle, faute des parrainages requis», lance en préambule d'un message publié en une de son site de campagne, l'ancien Premier ministre avant de remercier ses soutiens. «Le mouvement, vous le sentez tous, garde toute sa raison d'être, à savoir le rassemblement national en dehors et au dessus des partis politiques, précise-t-il. Mais il devra changer d'approche pour défendre cette vision.» Et de conclure d'un sybillin :«C'est pourquoi il nous appartient aujourd'hui de prendre de la hauteur par rapport aux prochaines échéances afin de déterminer la meilleure façon d'être utile à la France à l'avenir.»

14h32. «Résistance.» «La rue entière crie "Résistance" !!» se félicite le compte Twitter Mélenchon présidons, photo à l'appui : 

 

14h24. Jean-Luc Mélenchon prêt pour sa «prise de la Bastille». Le candidat du Front de gauche est notamment entouré de l'actuel et de l'ancienne secrétaire national(e) du PCF, Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet. Selon une journaliste du «Parisien - Aujourd'hui en France» présente sur place, 200 journalistes se sont accrédités pour suivre cet événement.

14h20. La participation électorale à la présidentielle, «un enjeu majeur», selon Moscovici.Le directeur de campagne de François Hollande (PS) assure au «Forum» Radio J : «Il y a un enjeu majeur dans cette élection, c'est la participation. C'est une élection importante, probablement la plus importante depuis 30 ans.» «Le besoin du changement, il est majeur. Et dans cette élection-là, il ne faut pas considérer que le vote est une formalité, il ne faut pas non plus s'en désintéresser. (...) Dans une élection aussi importante, moi j'appelle d'abord les électeurs à voter», ajoute le député du Doubs.

14 heures. Départ. 
C'est le grand jour, celui de «la prise de la Bastille» pour le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Aux cris de «Résistance», «Place au peuple» et «Vive la VIe République», le cortège formé en grande partie de militants de la CGT et du Parti Communiste constate un journaliste du parisien.fr, commence à quitter la place de la Nation à Paris (XIIe) pour se rendre à la Bastille.

13h14. FN contre PS au deuxième tour. 
Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy indique dimanche sur France 3 qu'elle ferait «la même chose que ce qu'(elle a) dit ou écrit (dans un livre)» en votant PS en cas de second tour entre François Hollande et Marine Le Pen. L'ancienne ministre de l'Ecologie s'empresse alors de préciser que «ce n'est pas d'actualité» au regard des sondages. NKM était interrogée sur ce cas de figure par Florian Philippot, le directeur de campagne de Marine Le Pen. Si elle tente dans un premier temps de botter en touche, la journaliste de la chaîne publique la relance ensuite sur la question posée. Selon elle, Philippot «essaye de nous mettre dans une situation qui n'existe pas». Mais «bien sûr, je resigne ce que j'ai écrit sur le sujet!», finit-elle par confirmer.
Quelques extraits du livre de NKM (*)
Voici du verbatin de l'ouvrage écrit par NKM en juin 2011 sur le FN.

« Je considère que le FN est toujours un danger, que Marine Le Pen est aussi radicale que son père, que le programme économique frontiste est une catastrophe qui ruinera les Français. Et si cela gêne que je le dise, je m'en fiche. »

«En appelant au " front républicain " dans une circonstance très particulière qui peut être amenée à se reproduire, j'avais en tête ce que je viens de rappeler. Entre deux maux, il faut choisir le moindre. Entre l'affaiblissement par la gaucher, et l'écrasement irréversible par l'extrême droite, la France ne doit pas hésiter. Le FN est un parti à la fois dangereux et nuisible. Les contribuables des villes du sud de la France qui ont eu à subir des municipalités frontistes se souviennent douloureusement d'une gestion calamiteuse qu'ils continuent de payer aujourd'hui et qui leur a valu une avalanche de déboires.
(*) (Le Front Antinational, Editions du Moment, 9,95 euros).

13h12. Le Wall Street Journal, un «journal anti-Français» selon NKM. Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy critique le Wall Street Journal qui a récemment publié un éditorial titré «Nicolas Le Pen», une comparaison également entendue dans les travées du parlement européen. «Des propos de la presse de M. (Rupert) Murdoch (NDLR : propriétaire du titre)? Celui qui dans un scandale récent faisait écouter ses journalistes? (NDLR : allusion à l'affaire de The News of the World)», rétorque-t-elle. «Vous prenez comme référence le Wall Street Journal, qui a toujours été anti-Français», conclue-t-elle.

12h49. Les militants du Front de gauche sont prêts. 
De nombreux partisans de Jean-Luc Mélenchon sont déjà réunis place de la Nation dans le 11e arrondissement de Paris, à une heure du début de leur marche pour «prendre la Bastille».

12h32. NKM : «Melenchon ne prend pas la Bastille, il prend la pose.» La porte-parole du candidat Sarkozy reconnaît néanmoins sur France 3, que le candidat du Front de gauche est l'une des «révélations de la campagne». 

12h21. Le camp de Sarkozy, de la déprime à l'euphorie? «Cette campagne c'est une rencontre entre Nicolas Sarkozy et les Français, assure la porte-parole du candidat UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur France 3. Les sondages ne sont pas la boussole.» Le président-candidat a-t-il été trop dur avec Hollande à Lyon? «De jour en jour il change d'avis sur tout, dit NKM du candidat PS. Donc on ne sait pas aujourd'hui quelles sont ses propositions.» Evoquant un «candidat fuyant», elle rappelle que «ça fait cinq ans que Nicolas Sarkozy a eu droit à des attaques très personnelles, à toutes les caricatures». Et de lancer : «Français Hollande il est dans la position de celui qui vous bourre de coups de poings et quand vous lui donnez un coup de pied, il s'allonge par terre et appelle la police.» La porte-parole du candidat UMP l'affirme, «Nicolas Sarkozy exige, pour les Français, une campagne qui soit au niveau et pour cela, il faut que François Hollande dise quelles sont ses propositions».

12h05. Rétroviseur? La réplique de Mélenchon à Duflot fuse. «@CecileDuflot Venez défendre la 6ème République plutôt que d'ergoter bêtement. C'est à la #Bastille ! #Insurrection», peut-on lire sur le compte Twitter Mélenchon présidons.

 

11h45. Le livre qui l'a le plus marqué dans sa jeunesse? «Les misérables», répond Hollande. Un ouvrage de Victor Hugo régulièrement cité par... Jean-Luc Mélenchon en conclusion de ses meetings. Quelques minutes auparavant, interrogé sur le candidat du Front de gauche qui a le vent en poupe et organise ce dimanche son grand rassemblement Place de la Bastille, Hollande avait répondu : «Je viens ici pour le livre, je ne vais pas parler de Jean-Luc Mélenchon.» Le candidat socialiste à la présidentielle se compare ensuite à Sisyphe, héros de la mythologie condamné à remonter inlassablement une pierre en haut d'une montagne. Le député de Corrèze veut donner un sens positif au mythe grec. Il indique y voir avant tout une métaphore de «la persévérance, de l'engagement, la volonté humaine, la ténacité» pour «arriver au plus haut». Et «même quand on arrive au plus haut, il faut toujours penser que rien n'est acquis, rien n'est fait (...) même dans l'après-victoire, tout doit être un recommencement. Toute victoire appelle après un nouveau combat», souligne-t-il. Dans une allusion aux sondages, il file la métaphore : «Aujourd'hui ce n'est pas que le rocher est plus lourd, c'est que j'arrive à un moment crucial».

11h41. Hollande : «Je suis infatigable et inépuisable.» «Ceux qui espèrent un relâchement n'ont aucune chance d'obtenir un tel résultat», affirme-t-il, alors que Nicolas Sarkozy l'a vivement critiqué, hier, au cours de son meeting de Lyon. «J'ai établi 60 engagements pour la France quand le candidat sortant se disperse, multiplie les annonces», renchérit-il. 

11h30. François Hollande arrive au Salon du livre. «Ce soir je ferai un discours sur la culture, annonce le candidat du PS, notamment accompagné de Julien Dray et d'Aurélie Filippetti. «La culture doit avoir toute sa place dans la campagne présidentielle.» Le député de Corrèze doit rester au Salon jusqu'à 17 heures : «Je le fais par plaisir. Je le fais aussi par volonté de rencontrer le plus grand nombre d'acteurs culturels mais aussi de lecteurs», explique-t-il. Interrogé sur la fameuse sortie de Nicolas Sarkozy, qui alors candidat à la présidentielle de 2007 avait ironisé sur la présence du roman de Mme de La Fayette, «La princesse de Clèves», au programme du concours d'attaché d'administration, François Hollande réplique : «Quand au sommet de l'Etat on se moque du travail du professeur, c'est un mépris qui est ressenti très largement.»

11h10. Hollande (30,5%) devant Sarkozy (27,5%), selon LH2. Nicolas Sarkozy gagne en deux semaines 4,5 points d'intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, à 27,5%, réduisant l'écart avec François Hollande. Ce dernier reste néanmoins en tête avec 30,5% (inchangé), selon un sondage LH2 pour Yahoo!. Au second tour, le candidat socialiste, crédité de 55%, reste large vainqueur mais perd trois points par rapport à la précédente étude LH2 publiée le 4 mars, dans laquelle il battait le candidat de l'UMP à 58/42.

10h48. «Travaillons sur la souffrance animale.» A propos de la polémique autour de la viande halal, Cécile Duflot assure : «On sait très bien pourquoi ce débat a été lancé, pour polémiquer sur un sujet périphérique.» Elle rappelle, en revanche, que «les écologistes sont extrêmementsensibles à la souffrance animale». Questionnée à nouveau à propos de l'abattage rituel, elle botte en touche : «Nous avons tendance à manger trop de viande. Il vaut mieux un meilleur élevage, moins de viande mais plus de qualité. Travaillons sur la souffrance animale.»

10h35. Le nucléaire? «Oui, on en sort. Et dès que possible.» «C'est vingt, vingt-cinq ans, précise Cécile Duflot. Et pour ça, il faut commencer maintenant.» Et la secrétaire nationale EELV de lancer : «La religion du nucléaire, elle nous emmène dans le mur bêtement.»

10h19. La voix d'Eva Joly. «Oui, Eva Joly n'est pas un homme de 60 ans qui transpire derrière un pupitre en agitant un drapeau français», lâche Cécile Duflot, afin de louer le caractère atypique de sa candidate. «J'aime entendre sa voix qui est une voix calme», poursuit-elle.

10h16. Les sondages ? «Ce qui m'importe ce sont les électeurs, les gens qui nous écoutent», répond Duflot.
 «Je vous dis pas tout va bien, on s'en fout des sondages», précise la secrétaire nationale d'EELV, avant de lancer : «Je ne fais pas de politique parce que ça marche dans les sondages, mais parce que j'ai des convictions.»

10h10. Duflot n'ira pas à la Bastille cet après-midi.
 «Jean-Luc Mélenchon fait une chose assez intéressante», note la secrétaire nationale d'EELV dans le «Grand rendez-vous» Europe 1/I-Télé/Le Parisien - Aujourd'hui en France. Il fait de la politique avec un rétroviseur (...) la Bastille, la Commune, il y a un petit côté nostalgique sympa, les moments où il y a avait des grands tribuns et puis d'ailleurs il n'y avait pas de femmes, c'était plus pratique.» «Si vous pensez à votre première histoire d'amour, en 3e sur la plage... Il y a quelque chose comme ça chez Jean-Luc Mélenchon», compare-t-elle.

01h16. Bayrou en Martinique : «L'avenir de l'outre-mer n'est pas dans l'assistance.»  Le candidat centriste François Bayrou estime au Marin (Martinique) : «Si ce n'est pas dans l'assistance qu'est l'avenir de l'outre-mer, il n'y a qu'une réponse.» «Et c'est dans l'activité, la création, la production, l'invention et l'innovation», souligne-t-il .
LeParisien.fr
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