jeudi 15 mars 2012

EN DIRECT. Accident de car: les familles se recueillent sur les lieux du drame


ublié le 15.03.2012, 07h17 | Mise à jour : 12h58
Uvrier, Suisse. Des familles de victimes quittent leur hôtel pour se rendre sur les lieux de drame ou dans une chapelle ardente à Sion.

Uvrier, Suisse. Des familles de victimes quittent leur hôtel pour se rendre sur les lieux de drame ou dans une chapelle ardente à Sion. | AFP/SEBASTIEN BOZON

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Au lendemain du drame, l'émotion ne retombe pas. Le dramatique accident d'autocar en Suisse, qui a coûté la vie à 28 personnes dont 22 enfants scolarisés en Belgique au retour de joyeuses vacances de neige, a semé la consternation en Suisse et plongé la Belgique dans le deuil «Il n'y a pas de mot pour exprimer la douleur» que l'on ressent lorsqu'on perd un enfant, a déclaré Elio di Rupo, le Premier ministre belge, venu sur place rencontrer les autorités suisses et réconforter les familles des victimes.

L'autocar avait quitté Val d'Anniviers, dans le canton du Valais, mardi vers 21h00 pour rentrer en Belgique. Il était près de 21h15 lorsqu'il s'est engagé sur l'autoroute A9 en direction de Lausanne, près de Sierre, dans le Valais. Il a pénétré dans un tunnel autoroutier dans lequel la vitesse est limitée à 100 km/h, et pour une raison encore inconnue il a heurté la bordure droite de la chaussée, puis percuté frontalement un mur de béton.

Les causes de l'accident n'ont pas encore été déterminées, et une  est en , a indiqué le premier procureur du canton, Olivier Elsig. Trois hypothèses sont évoquées: un défaut technique du car, un malaise du chauffeur et une erreur humaine.

Selon le Dr Jean-Pierre Deslarzes, médecin chef urgentiste du canton, trois blessés, dans un «état sérieux et inquiétant», ont été transférés à l'hôpital universitaire de Lausanne. Les autres enfants blessés ont été transférés dans les hôpitaux de Sion, Sierre, Viège, Martigny et à l'hôpital de l'Ile à Berne.

Une dizaine de parents sont arrivés mercredi soir à l'hôpital de Sion pour voir leurs enfants. Le visage grave et les traits tirés, ils se sont refusés à toute déclaration aux journalistes présents. Des cellules de  ont été mises en place et une chapelle ardente a été ouverte.

Suivez les événements de la journée en direct: 

13h05. La question du rapatriement. Les préparatifs pour rapatrier les corps en Belgique ont commencé, annonce un porte-parole de la police, confirmant que certains d'entre eux vont être rapatriés vers la Belgique aujourd'hui. Deux avions de transport C-130 «Hercules» de l'armée belge sont à disposition du gouvernement pour le rapatriement des dépouilles des victimes.

Le corps du chauffeur doit cependant encore subir des analyses, afin de déterminer s'il a souffert d'une maladie qui aurait pu lui faire perdre le contrôle de l'autocar.

12h45. Soutien papal.
 Benoît XVI s'adresse aux familles des victimes du «tragique accident». Dans un télégramme, il affirme «s'associer par la prière à la peine des familles endeuillées» et prier «le Seigneur de leur apporter aide et consolation dans leur épreuve».

La presse belge ce jeudi matin. AFP/E. CALLENS


12h40. Lommel, petite ville «sans histoires» en deuil

Larmes, visages fermés, messages de soutien: la petite ville belge de Lommel, «sans histoires» selon ses habitants, pleure ses enfants tués dans l'accident. Vers 8 heures, les élèves de l'école primaire 'T Stekske («La petite allumette» en patois) commencent à arriver. La plupart d'entre eux déposent des fleurs, des ours en peluche, des dessins, des bougies et des mots de soutien à l'entrée de l'établissement.

«Plus d'avenir, plus de beaux rêves d'enfants, juste votre peine indescriptible qui jamais n'en finira: nous la portons avec vous», peut-on lire sur une pancarte déposées au milieu de fleurs. Le bilan de l'accident est très lourd pour la petite école: sur les 22 enfants d'une douzaine d'années décédés, 15 Belges et sept Néerlandais, 14 venaient de 'T Stekske. Deux des six adultes morts aussi.

Une veillée de prières est prévue jeudi soir dans une église de cette localité de 33 000 habitants située dans le nord-est de la Belgique, à quelques kilomètres à peine de la frontière néerlandaise. «C'est surréaliste, un drame tellement énorme...», soupire Stefan Groenendal, les yeux rougis par les larmes, tenant les mains de ses deux fils qu'il conduit à l'école.


12h20. Le Premier ministre belge donne son numéro à l'antenne. «En ce moment, il y a un numéro en Suisse et un autre numéro du service des Affaires étrangères, les gens peuvent appeler ces numéros. Mais c'est peut-être mieux d'appeler directement mon bureau. (...) Les gens peuvent appeler le 02/501.02.28, ça sera plus facile», déclare Elio Di Rupo en direct à la radio, cité par 20 minutes online

12 heures. Sur place. Les familles de victimes se succèdent pour se recueillir sur les lieux du terrible accident d'autocar. «Les visites ont lieu en ce moment même. Ces visites sont organisées toute la journée sur demande des familles», précise un porte-parole de la police suisse. Des familles de victimes avaient quitté un peu plus tôt l'hôtel des fleurs à la main.

VIDEO. Les larmes des parents d'enfants rescapés 

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