samedi 17 mars 2012

Adolescentes fauchées sur l'A7 : Ce que l'on sait



Trois sœurs ayant entre 12 et 20 ans, vraisemblablement originaires de Marseille, sont mortes fauchées sur l'A7 vendredi soir dans la Drôme. Les enquêteurs s'interrogent sur leur présence à pied en pleine nuit.
La famille des victimes est attendue dans la journée dans la Drôme pour procéder à l'identification à la morgue de Montélimar
La famille des victimes est attendue dans la journée dans la Drôme pour procéder à l'identification à la morgue de Montélimar AFP/Jean-Pierre CLATOT
Trois adolescentes sont mortes après avoir été fauchées vendredi soir sur l'A7 dans la Drôme. Les raisons de leur présence à pied sur l'autoroute en pleine nuit restaient encore inexpliquées ce samedi. Voilà les premiers éléments de l'enquête.

Qui sont les trois victimes ?

Les jeunes filles sont vraisemblablement trois sœurs originaires de Marseille, ayant entre 12 et 20 ans, a-t-on appris auprès d'une source proche de l'enquête, qui reste prudente dans l'attente de l'identification des corps par les proches. « Les corps sont très, très dégradés. Tout ce qu'on peut dire, c'est que ce sont des corps féminins », a indiqué ce samedi matin une source proche de l'enquête. Aucun blessé n'a été déclaré du côté des automobilistes qui n'ont pas pu éviter les adolescentes.

Les circonstances de l'accident 

Les trois sœurs sont mortes fauchées sur l'A7 vendredi peu avant minuit, dans la Drôme. L'accident s'est produit à hauteur de Saint-Paul-Trois-Châteaux, non loin de Montélimar, dans le sens nord-sud, en direction de Marseille. Peu avant minuit, elles marchaient sur la voie d'arrêt d'urgence ou s'apprêtaient à traverser quand une première voiture les a heurtées, n'ayant pu les voir en raison de la présence d'un poids lourd en dépassement et de l'obscurité, a indiqué le procureur de Valence Antoine Paganelli. Elles ont ensuite été successivement heurtées par plusieurs véhicules, dont le poids lourd.

Une enquête ouverte pour expliquer leur présence sur l'A7

Les enquêteurs ignorent les raisons de leur présence à pied en pleine nuit, à 17 kilomètres de l'entrée d'autoroute la plus proche. L'enquête doit encore révéler si elles avaient quitté la bande d'arrêt d'urgence, mais d'ores et déjà, il est établi qu'aucun des conducteurs ayant percuté les trois victimes ne présentait de taux d'alcoolémie, a précisé le procureur. 

Un témoin ?

Un patrouilleur de la société d'autoroute ayant parlé aux trois jeunes filles avant l'accident doit être entendu, après le signalement de leur présence par des automobilistes, a-t-on appris auprès de la gendarmerie, en charge de l'enquête.

La famille attendue pour l'identification

La famille des victimes a pu être contactée grâce à un téléphone portable retrouvé sur les lieux de l'accident, mais aucun papier d'identité n'a été retrouvé sur place. Elle est attendue dans la journée dans la Drôme pour procéder à l'identification à la morgue de Montélimar.
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