mardi 14 février 2012

Université et grandes écoles : «les rapports sont excellents»



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Par Caroline BeyerMis à jour  | publié  Réagir
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Pierre Tapie fait le point sur les propositions que vient de faire la Conférence des Grandes écoles (CGE), qu'il préside. Éditées à 2000 exemplaires, celles-ci seront adressées aux candidats à la présidentielle et aux parlementaires.

Le Figaro- De ces 20 propositions, quelle est pour vous la plus innovante?
Pierre Tapie - L'idée la plus innovante consiste à dire que les challenges de l'enseignement supérieur sont aussi des challenges sociétaux, touchant aux sujets de justice sociale. En résumé, l'enseignement supérieur et la recherche ne progresseront pas sans légitimité sociale par rapport aux populations en difficulté. Sur ce sujet, nous faisons trois propositions: la création d'instituts «horizon métiers» pour les personnes sorties du système éducatif sans diplôme, l'investissement d'un point de plus de PIB dans l'enseignement supérieur et l'instauration d'un «service citoyen» obligatoire, proportionnel au nombre d'années d'études supérieures validées.
La Conférence réclame 300 millions d'euros supplémentaires de soutien public aux «établissements associatifs et consulaires». Pour quelles raisons?
Les grandes écoles associatives et consulaires sont surtout présentes dans le champ du management. Est-il juste que pour ces formations, les étudiants payent des frais de scolarité aussi élevés, alors que qu'ils sont quasiment inexistants dans les IAE (instituts d'administration des entreprises, rattachés aux universités, NDLR)? Nos écoles ne peuvent être uniquement financées par la privatisation de mission de service public. Ces 300 millions d'euros permettraient d'améliorer le taux d'encadrement des professeurs et de libérer ainsi du temps pour les travaux de recherche.
Qu'avez-vous relevé dans les propositions des candidats concernant les grandes écoles?
En dehors d'Eva Joly, qui a fait quelques déclarations montrant que sa connaissance du dossier était encore mince, peu de candidats se sont exprimés. Ils attendaient que la Conférence des présidents d'universités (CPU), qui a tenu son congrès la semaine dernière, et la Conférence des grandes écoles, s'expriment. C'est chose faite. Nous n'échapperons certainement pas à la question du rapprochement entre universités et grandes écoles, qui est pour nous obsolète. L'université de Jussieu est davantage comparable à l'école Polytechnique qu'à une petite université régionale. Sur la scène internationale, l'Essec, que je dirige, est considérée comme une université de management. Les rapports entre l'université et les grandes écoles sont excellents et se formalisent sur le territoire à travers des rapprochements, notamment via les Pôles de recherches et d'enseignement supérieur (Pres). Nous sommes tous des professionnels de l'enseignement
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