lundi 6 février 2012

Merkel vient soutenir Sarkozy à Paris en pleine campagne présidentielle



Publié le 06.02.2012, 00h21
La chancelière Angela Merkel est arrivée lundi à Paris pour présider le 14e conseil des ministres franco-allemand avec Nicolas Sarkozy et doit en profiter, en pleine campagne présidentielle française, pour apporter son soutien au futur candidat dans la course à l'Elysée.

La chancelière Angela Merkel est arrivée lundi à Paris pour présider le 14e conseil des ministres franco-allemand avec Nicolas Sarkozy et doit en profiter, en pleine campagne présidentielle française, pour apporter son soutien au futur candidat dans la course à l'Elysée. | Lionel Bonaventure

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La chancelière  est arrivée lundi à  pour présider le 14e conseil des ministres franco-allemand avec  et doit en profiter, en pleine campagne présidentielle française, pour apporter son soutien au futur candidat dans la course à l'Elysée.
Comme le veut le rituel de cette grand messe annuelle franco-allemande, M. Sarkozy et Mme Merkel ont ouvert les travaux de cette réunion par un entretien, en présence du Premier ministre François Fillon. 
Pendant ce temps, les ministres des deux pays, neuf de chaque côté, se sont retrouvés par paires pour faire le point de leurs dossiers particuliers.
La crise financière de la zone euro doit largement occuper les discussions entre le chef de l'Etat et la chancelière, qui tiendront une conférence de presse vers 12h45 avant de retrouver leurs ministres pour déjeuner.
A commencer par la situation de la Grèce, dont le gouvernement enchaînait lundi les discussions pour tenter de boucler le nouveau plan de rigueur nécessaire au sauvetage financier du pays.
Face au tollé suscité par une proposition de son gouvernement, Angela Merkel a renoncé à imposer une tutelle financière européenne sur la Grèce, mais continue à presser pour plus de rigueur budgétaire. Nicolas Sarkozy a rejeté toute idée de tutelle et parie sur un "accord définitif" rapide avec Athènes.
Sur le plan bilatéral, le président et la chancelière doivent recevoir lundi un rapport qui énumère les pistes de "convergence fiscale" entre leurs deux pays, qu'ils veulent concrétiser par un impôt sur les sociétés commun.
La taxe sur les transactions financières devait également occuper leurs discussions. Si Paris et Berlin militent pour son entrée en vigueur dans toute l'UE, le président a annoncé son intention de l'appliquer seul, dès "le mois d'août de cette année", pour montrer l'exemple.
Mais, au-delà de ces discussions, c'est l'entretien télévisé croisé que doivent accorder Nicolas Sarkozy et Angela Merkel aux chaînes France 2 et ZDF, qui retient toute l'attention à Paris.
A moins de 80 jours du premier tour de la présidentielle, la chancelière devait apporter son soutien au président candidat, ainsi que l'avait révélé il y a dix jours le secrétaire général de la CDU, le parti de la chancelière, Hermann Gröhe. "Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps", avait-il annoncé.
Depuis plusieurs mois, le président candidat multiplie les références au "modèle" allemand. C'est en rappelant les réformes douloureuses conduites par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder en 2003-2004 puis par Angela Merkel, qu'il a défendu sa TVA sociale.
Avant même cette prestation télévisée, la chancelière est déjà intervenue la semaine dernière dans le débat politique franco-français en assurant qu'elle ne pouvait "imaginer que la France n'applique pas correctement la règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire, que le candidat socialiste François Hollande refuse d'inscrire dans la Constitution.
Le camp du chef de l'Etat, toujours donné largement perdant dans les sondages d'intention de vote, n'a pas caché espérer de son duo avec la chancelière qu'il renforce, auprès des Français, sa stature de chef de l'Etat, par opposition au simple candidat François Hollande.
En novembre, Nicolas Sarkozy avait inauguré cet exercice télévisé avec Barack Obama, après le sommet du G20 à Cannes. Le président américain, un démocrate, avait alors fait l'éloge de son homologue à une heure de grande écoute. De la "propagande" électorale, avait alors dénoncé la gauche.
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