mercredi 8 février 2012

L'agence européenne de sécurité veut faire inspecter tous les Airbus A380


L'organisme européen chargé de veiller à la sécurité aérienne va étendre aux 68 appareils en service les mesures d'inspection décidées en janvier à la suite de la détection de micro-fissures sur des éléments d'ailes.

A 380
A 380
C'est le genre de publicité dont Airbus se serait bien passé à la veille du premier salon aéronautique de l'année, qui se tiendra à Singapour du 14 au 19 février. L'Agence européenne de sécurité aérienne se prépare à étendre à tous les A380 en service les mesures d'inspection décidées en janvier dernier, au lendemain de la découverte de micro-fissures sur des éléments de l'aile d'un " super jumbo " de Qantas. Au total, 68 appareils devront ainsi être minutieusement inspectés, et ce, dans un délai de six semaines.
Selon Airbus, qui n'a pas officiellement commenté ces informations, c'est la suite " logique " des inspections déjà ordonnées par l'AESA sur la trentaine d'A380 les plus anciens. L'avionneur souligne que la sécurité des passagers n'est nullement menacée, sans quoi l'AESA aurait ordonné l'immobilisation immédiate des A380. De plus, les inspections déjà menées sur un tiers de la flotte, n'auraient détecté des défauts que sur " très peu d'appareils ", assure-t-on chez Airbus, sans préciser combien ni chez quelle compagnie.
Qantas et Singapore Airlines, qui furent les premiers à mettre en service l'A380, auraient déjà procédé à des réparations sur quelques appareils, qui ne nécessiteraient pas plus de trois jours d'immobilisation. Un A380 d'Air France aurait également été inspecté, sans conséquence visible sur le programme d'exploitation.

Une opération de plusieurs millions

Par ailleurs, ce problème n'aurait aucun impact sur le calendrier de livraisons des A380, indique-t-on chez Airbus. Il n'empêche qu'à raison de deux à trois jours par appareil, le coût de l'opération, à la charge d'Airbus, pourrait se chiffrer en millions. Une mauvaise nouvelle pour Airbus qui espérait enfin réduire de manière significative l'impact toujours négatif du programme A380 sur ses comptes en 2012. L'avionneur toulousain, qui est parvenu à livrer 25 A380 l'an dernier, vise une trentaine de livraisons en 2012 et espère atteindre l'équilibre d'exploitation sur le programme A380 fin 2014-début 2015.
Il n'est toutefois pas le seul à continuer d'essuyer les plâtres sur son dernier-né. Boeing doit également faire face à des problèmes sur le fuselage en composite du 787 Dreamliner , qui pourraient entraîner de nouveaux retards de livraisons.
B.T.
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