mercredi 22 février 2012

La PS Vita de Sony débarque en France dans un contexte difficile


La PS Vita de Sony débarque en France dans un contexte difficile

La PS Vita de Sony débarque en France dans un contexte difficileBusiness - Prix élevés, concurrence des smartphones et des tablettes tactiles, la nouvelle console portable de Sony entame sa carrière européenne difficilement.
Trois mois après son lancement au Japon, la nouvelle console portable de Sony, la PS Vita débarque en Europe et aux Etats-Unis. La machine joue la carte, comme d'habitude chez le nippon, du haut de gamme et de la qualité.
La PlayStation Vita est en effet dotée d'un écran tactile OLED de cinq pouces, une surface tactile au dos, de connexions aux réseaux Wi-fi et 3G, de deux caméras et de deux joysticks.
Elle s'adresse aux hardcore gamers (contrairement à Nintendo qui vise les casual gamers) tout en apportant le multimédia avec la possibilité de télécharger et de lire des films ou de la musique.
Selon les spécialistes, les observateurs et les premiers testeurs, cette nouvelle console ne déçoit pas techniquement avec un rendu qualitatif et des sensations fortes. Mais cela peut-il suffire dans le contexte actuel ?
Seulement 600 000 exemplaires vendus au Japon
D'abord, la PS Vita est assez chère, surtout en période de crise. La version Wi-Fi est proposée à 249 euros et la version 3G à 299 euros. Mais pour profiter de cette 3G, il faudra passer par un abonnement SFR assez onéreux allant de 27 à 37 euros par mois pour 1 à 3 Go de données. Certes, ces forfaits permettent d'obtenir la console à 1 ou 29 euros, mais la facture mensuelle reste très salée.
Les consommateurs ne pouvant multiplier les abonnements à l'infini, il y a fort à parier que cette version 3G connaisse un succès discret, les clients privilégiant certainement la version Wi-Fi qui permet également de se connecter au Web de chez soi ou depuis un hotspot public.
Ensuite, cette PS Vita arrive dans un marché du jeu radicalement transformé par le succès des smartphones et des tablettes. Evidemment, il ne s'agit pas de comparer l'expérience de jeu offerte par une vraie console puissante, avec de vrais boutons à celle offerte par les terminaux tactiles. Les deux univers ne jouent pas dans la même cour, les attentes sont différentes.
Mais encore une fois, les arbitrages budgétaires des foyers sont aujourd'hui sévères. Alors que le taux d'équipement en smartphones et en tablettes ne cesse de progresser, reste-t-il une place, un budget de dépense, pour cet appareil ? Surtout quand on sait qu'un jeu Vita coûte en moyenne 40 euros contre moins de 5 pour un jeu mobile.
"L'arrivée des smartphones et des tablettes a raccourci la durée de vie des consoles portables et devrait entraîner leur prochaine disparition", prédit même aux Echos, Richard-Maxime Beaudoux, analyste chez Natixis.
Sans aller jusqu'à cette prévision qui nous paraît quelque peu exagérée, on peut considérer que les deux marchés sont complémentaires. Mais cette complémentarité entraîne mécaniquement une réduction des possibilités commerciales pour ces machines.
Les chiffres le prouvent. Nintendo a revu à la baisse ses objectifs pour sa nouvelle 3DS malgré des baisses conséquentes de prix. Quant à la Vita, elle ne s'est écoulée qu'à 600.000 exemplaires au Japon en trois mois. Une performance médiocre dans un pays pourtant très friand de ce genre de nouveauté.
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