mardi 21 février 2012

EN DIRECT. Dette grecque : le risque de faillite écarté selon Barroso


EN DIRECT. Dette grecque : le risque de faillite écarté selon Barroso

T.d.L. | Publié le 21.02.2012, 07h25 | Mise à jour : 13h45
ARCHIVES. Selon le président de la Commission européenne, l'accord conclu dans la nuit à Bruxelles, «ferme la porte au scénario d'un défaut de paiement, avec toutes ses graves conséquences sociales et économiques».

ARCHIVES. Selon le président de la Commission européenne, l'accord conclu dans la nuit à Bruxelles, «ferme la porte au scénario d'un défaut de paiement, avec toutes ses graves conséquences sociales et économiques». | LP / Olivier Lejeune

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Nouvelle nuit de négociation marathon... et nouveau plan de sauvetage. Les pays de la zone euro se sont mis d'accord mardi matin, après treize heures de négociations, sur un nouveau plan d'aide sans précédent de 237 milliards d'euros afin d'éviter une faillite du pays aux conséquences imprévisibles pour toute l'Europe. 

Le plan comprend d'une part un volet d'aide publique - des prêts pour l'essentiel - à hauteur de 130 milliards d'euros jusque fin 2014. L'autre volet porte sur un effacement de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d', à hauteur de 107 milliards d'euros. Les créanciers, qui consentaient jusque là à une décote de 50% de la dette, ont accepté de perdre 53,5% des titres détenus, permettant à la Grèce un effacement inédit dans l'histoire financière mondiale.

Grâce à ce plan de soutien, la Grèce devrait pouvoir faire face à une échéance de remboursement de 14,5 milliards d'euros qui tombe le 20 mars et éviter ainsi le défaut de paiement. Athènes, qui a accepté en contrepartie de se soumettre à une surveillance accrue, s'est dit «très satisfait» du résultat. De nombreux économistes doutent toutefois que ce soit le dernier chapitre de la  dans ce pays miné par la récession.
Suivez le fil de la journée, minute par minute:

13h25. Wolfgang Schauble déçu. «Le FMI a fait état d'une somme possible de 13 milliards d'euros ainsi que des 10 milliards restant du premier programme», confirme le ministre allemand des Finances, suggérant que cela lui semblait insuffisant. «Nous avons indiqué que nous attendions une contribution significative de la part du FMI», ajoute-t-il, précisant que le montant de la contribution sera décidé par le conseil d'administration du FMI dans la deuxième semaine de mars.

13h20. George Osborne satisfait. Le ministre britannique des Finances, à son arrivée à Bruxelles à une réunion des ministres des Finances de l'UE, estime que l'accord s'avère «raisonnable au regard de la situation de la Grèce». «Bien sûr le peuple grec fait face à des décisions difficiles, mais je ne pense pas que la Grèce avait d'autres options», ajoute-t-il.

13h05. Barroso ne craint plus la faillite. 
Selon le président de la Commission européenne, l'accord conclu dans la nuit à Bruxelles, «ferme la porte au scénario d'un défaut de paiement, avec toutes ses graves conséquences sociales et économiques». José Manuel barroso estime que ce «pas en avant essentiel» va permettre à la Grèce de «bâtir une économie plus solide et capable de créer des emplois et de la croissance». Il ajoute qu'«il n'y a pas d'alternative à la consolidation financière et aux réformes structurelles en Grèce. »

12h50. Le mécanisme européen de stabilité divise. Le député écologiste François de Rugy annonce que députés et sénateurs écologistes voteront contre le traité sur le mécanisme européen de stabilité (MES), ce mardi à l'Assemblée nationale, car «il n'est pas question de donner un quitus au couple Merkozy». Les députés socialistes s'abstiendront. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée, estime que ce serait pourtant «une bonne chose» si la gauche l'approuvait.

12h40. L'Europe n'est pas sortie de l'ornière. Plusieurs acteurs du secteur financier rappellent que la crise n'est pas terminée. «Nous devrions peut-être être relativement optimistes mais je ne suis pas vraiment certain que nous avons vu la dernière vague de turbulences en Europe» estime Oestein Olsen, directeur de la Banque de Norvège. Même ton pour le représentant des créanciers privés, Charles Dallara : «Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un tournant définitif», mais «je sens que cela s'inscrit dans un processus de changement», explique-t-il.

12h30. Le pétrole se replie. 
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 119,45 dollars, se repliant de 60 cents par rapport à la clôture de lundi. Il avait pourtant augmenté à l'annonce de l'accord.

12h10. Peut-on compter sur la bonne volonté des créanciers ? Le représentant des créanciers privés de la Grèce, Charles Dallara, croit en la réussite de l'échange de dette grecque sur la base d'une participation volontaire, sans que la Grèce ait à utiliser la contrainte. Par précaution, Athènes a annoncé qu'elle comptait mettre en place des clauses d'action collective, pour s'assurer que suffisamment de créanciers participent. Ce genre de clause, lorsqu'elle est activée, permet d'étendre une proposition acceptée par quelques créanciers à la totalité d'entre eux.

Midi. Le CAC 40 marque le pas. La Bourse de Paris reste mal orientée à la mi-journée, reprenant son souffle après sa forte progression des dernières séances et prenant acte de l'accord anticipé sur la Grèce qui soulève encore des interrogations. L'indice cède désormais plus de 0,50%.

11h20.  L'euro gagne du terrain face au dollar. Revigorée par l'accord passé dans la nuit, la devise européenne vaut 1,3253 dollar, contre 1,3243 dollar lundi soir vers 23 heures. Quelques minutes après l'annonce d'un accord, cette nuit, l'euro était monté à 1,3293 dollar.

11 heures. Détente sur les marchés ? L'Espagne a levé mardi 2,5 milliards d'euros en bons à 3 et 6 mois, bénéficiant d'une forte demande et de taux d'intérêt en forte baisse, signe d'une détente des marchés. 

10h15. Marine Le Pen dénonce le «terrorisme social» imposé aux Grecs. «Nous allons devoir emprunter 30 milliards», estime Marine Le Pen, «une somme considérable» empruntée «pour verser dans le puits sans fond de la Grèce» et «accélérer une récession sociale épouvantable». Les Grecs «savent bien que la contrepartie de ces versements, c'est le retour à l'âge de pierre économique», assure la patronne du FN, qui n'a jamais encouragé les plans d'aide à la Grèce et milite pour une sortie de l'euro.

9h50. Les Bourses accueillent froidement l'accord. Paris perd 0,20%, Londres 0,20%, Francfort 0,17%, Milan 0,17% et Madrid 0,02%.

9h45. La presse grecque, soulagée, n'oublie pas la rançon de ce sauvetage. Quelques journaux grecs faisant état mardi de l'accord conclu à l'aube sur le plan d'aide à la Grèce saluent le sauvetage du pays tout en soulignant le poids des mesures d'austérité et la surveillance renforcée qu'il implique pour le pays. Pour le quotidien de centre gauche Ethnos, par exemple, le «prix à payer est lourd» tandis qu'aux yeux de Ta Nea (pro-gouvernemental), il s'agit d'un «sauvetage sous conditions».

9h35. Les députés allemands seront-ils d'accord ? 
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, se dit «totalement confiant» de voir le deuxième paquet d'aide à la Grèce entériné par le Bundestag sans avoir besoin des voix de l'opposition.

9h30. Précautions. Le gouvernement grec va «rapidement» présenter un texte au Parlement créant une clause d'action collective (CAC), permettant si besoin de «parvenir» à un taux de participation suffisant des créanciers privés au plan d'effacement de dette, a annoncé le ministère des Finances mardi.

9h15. La Grèce va encore se serrer la ceinture.
 Pour obtenir ce feu vert de l'UE, le gouvernement grec avait rempli sur le papier sa part du contrat en se pliant aux exigences de ses créanciers publics. Au prix de violentes manifestations, un plan d'économies douloureux de 3,3 milliards d'euros pour cette année a ainsi été adopté, prévoyant une réduction du salaire minimum et une limitation des retraites notamment. Les chefs des deux partis de la coalition au pouvoir, socialistes et Nouvelle Démocratie (droite), se sont engagés par écrit à respecter les promesses faites d'économies budgétaires et de réformes y compris après les élections législatives anticipées, qui devraient se tenir en avril.

PHOTO. Le FMI décidera de sa participation au plan en mars, a prévenu Christine Lagarde. AFP/Georges Gobet
 


9h05. Les Bourses insensibles à l'accord grec. Tout comme les marchés asiatiques, les places financières européennes réagissent très peu ce mardi à l'obtention dans la nuit d'un accord pour éviter de défaut de la Grèce. Paris, Londres et Francfort ont ouvert dans un mouchoir de poche (+0,10%, -0,02%, - 0,16%). Selon les analystes, les investisseurs avaient largement anticipé cet accord.

9 heures. Le CAC 40 grignote 0,10% à l'ouverture. 

Suivez le CAC en direct sur leParisien.fr
8h40. L'Assemblée Nationale doit voter le MES. Pendant ce temps, à Paris, l'Assemblée doit voter ce mardi la création du MES - distinct du nouveau traité de la nuit dernière - destiné à devenir le pare-feu de la zone euro contre les crises de la dette souveraine. Les députés PS devaient décider de leur position dans la matinée, l'abstention semblant envisagée par beaucoup.

8h20. Le CAC 40 attendu en légère hausse. 
La Bourse de Paris devrait ouvrir en timide hausse, après l'adoption de l'accord européen, largement anticipé. Une quarantaine de minutes avant l'ouverture, le contrat à terme sur l'indice CAC 40 grignote 0,16%.

7h55. Un record dans l'histoire économique mondiale. 
La Grèce, qui s'apprête à effacer 107 des 350 milliards d'euros de sa dette publique, entre dans le livre des records. Le plus important effacement de dette dans l'Histoire était jusqu'à ce matin le défaut de paiement de l'Argentine en janvier 2002, alors que sa dette atteignait 82 milliards de dollars.

PHOTO. Moments de fatigue pour Jean-Claude Juncker, après 13 heures de négociations. Montage LP/AFP/Georges Gobet. 


7h12. Tokyo, stable, avait anticipé. Le Nikkei termine la séance de mardi quasi stable (-0,23%), les investisseurs semblant avoir anticipé l'accord européen d'aide à la Grèce qui n'a pas fait beaucoup bouger le marché.

6h20. Le FMI décidera de sa participation en marsLe Fonds monétaire international décidera du niveau de sa participation au nouveau plan de sauvetage de la Grèce au cours de la deuxième semaine de mars, lors de la prochaine réunion de son conseil d'administration, indique sa directrice générale, Christine Lagarde.

VIDEO. La Grèce sauvée in extremis



6h05. La France salue un «accord inespéré». Le ministre français des Finances, François Baroin, salue l'accord «inespéré» intervenu dans la nuit. «C'est un très bon accord, parce qu'il permet de répartir équitablement le fardeau entre la partie européenne et la partie grecque, entre la partie publique et la partie privée», ajoute-t-il.

6 heures. En contrepartie, la Grèce sera surveillée plus étroitement. 
C'est le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, qui l'annonce : «Le plan de sauvetage de la Grèce se fonde sur une stricte conditionnalité: il prévoit de renforcer la surveillance de la Grèce et d'imposer une présence permanente de la mission de la Commission européenne sur place» chargé d'aider la Grèce à moderniser son appareil d'Etat.

5h35. «Sans précédent». Selon le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, «l'accord de grande ampleur comprend une aide publique et un effacement de dette «sans précédent» par les banques créancières du pays, «afin de garantir l'avenir du pays dans la zone euro».

5h30. Un «bon résultat» pour Rome. 
Le chef du gouvernement italien Mario Monti salue un «bon résultat pour la Grèce, les marchés et la zone euro».

5h15. La BCE salue un «très bon accord». «C'est un très bon accord», estime le président de l'institution Mario Draghi, soulignant que «sa mise en oeuvre doit être surveillée correctement».

5h10. En Asie, le pétrole salue l'accord. Tout comme pour l'euro, sur lequel les investisseurs se sont rués à l'annonce d'un accord, les cours du pétrole ont nettement progressé. Le baril de «light sweet crude» (WTI) prenait 1,78 dollar US à 105,02 USD après l'annonce de l'accord, tandis que le Brent de la mer du Nord gagnait 8 cents à 120,13 USD.

5h07. Les Bourses asiatiques mitigées. A 5 heures, Hong Kong perdait 0,47%, Séoul 0,78% et Tokyo 0,24%. Sydney prenait en revanche 0,64%.

5h10. Volet 2 : une décote. En plus de l'aide publique accordée, Athènes va bénéficier d'une décote de 53,5% de sa dette auprès des créanciers privés. Soit 107 milliards de dette effacée.C'est plus que prévu. 

4h30. Volet 1 : une aide. Une aide publique de 130 milliards d'euros est annoncée.

4h20. Objectif atteint pour les bailleurs. La dette grecque sera ramenée à 120% du PIB en 2020, grâce à ce plan. Ce niveau d'endettement est très proche de l'objectif de certains bailleurs de fonds de la Grèce, notamment l'Allemagne, les Pays-Bas et le Fonds monétaire international (FMI)

4h10. Les ministres des Finances de la zone euro rédigent la déclaration finale. Ils ont donné leur feu vert au plan de sauvetage à la Grèce, qui comprend une aide publique et un effacement partiel de la dette grecque détenue par les créanciers privés.

PHOTO. Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos, lors de la réunion de l'Eurogroupe, cette nuit. AFP/John Thys. 


4 heures. L'euro bondit après l'annonce d'un accord. En dix minutes il vient de grimper de 1,3185 dollar à 1,3266 dollars.

3h57. Un accord de principe a été trouvé sur le plan de sauvetage, annonce un responsable européen.

Minuit. Déjà près de dix heures de négociation.  
Réunis depuis lundi après-midi à Bruxelles, les ministres des Finances des 17 pays de l'Union monétaire doivent décider cette nuit si les conditions sont réunies pour allouer un plan de sauvetage comprenant une aide publique de quelque 130 milliards d'euros et un effacement partiel de la dette grecque détenue par des créanciers privés, à hauteur de 100 milliards d'euros.
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