mercredi 15 février 2012

De la gauche à l'extrême droite, la classe politique désavoue Vanneste


De la gauche à l'extrême droite, la classe politique désavoue Vanneste

Publié le 15.02.2012, 12h16 | Mise à jour : 13h01
Jean-François Copé a annoncé que Christian Vanneste sera privé de l'investiture UMP aux législatives. Toute la classe politique a dénoncé ses propos sur la déportation des homosexuels.

Jean-François Copé a annoncé que Christian Vanneste sera privé de l'investiture UMP aux législatives. Toute la classe politique a dénoncé ses propos sur la déportation des homosexuels. | Philippe Huguen

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Christian Vanneste a déclenché une nouvelle polémique. Cette fois, à l'approche de l'élection présidentielle, le député du Nord est lâché jusque dans les rangs de son parti. En affirmant, dansune vidéo mise en ligne par libertepolitique.com que la déportation des homosexuels pendant la seconde guerre mondiale était une «légende», Christian Vanneste a déjà perdu son investitude UMP aux prochaines législatives Mercredi prochain, il devrait être exclu du parti présidentiel. Tour d'horizon des condamnations, de la gauche à l'

A l'UMP. 
Le bureau politique de l'UMP. «Le bureau politique, à l'unanimité, a condamné avec la plus grande force ces propos inacceptables, profondément choquants et intolérables. Nous avons pris la décision d'inscrire à l'ordre du jour de notre prochain bureau politique, mercredi prochain, l'exclusion de Christian Vanneste de l'UMP», a déclaré lors de son point presse hebdomadaire Jean-François Copé, annonçant également «la suspension immédiate de son investiture pour les législatives».

Emmanuel Blanc, président de Gaylib, cercle de réflexion gay au sein de l'UMP. «M. Vanneste parle des homosexuels comme on parlait des Juifs dans les années trente, c'est trop, nous voulons que M. Vanneste soit exclu de l'UMP, qu'on lui enlève son investiture aux législatives et que l'UMP présente un candidat contre lui». Emmanuel Blanc ajoute : «Jean-François Copé a réagi très rapidement en annonçant que l'exclusion de M. Vanneste sera à l'ordre du jour du bureau politique du parti de mercredi, Jean-François Copé ne me déçoit pas».

Thierry Mariani, ministre et cofondateur de la Droite populaire à laquelle appartient Christian Vanneste, par tweet. «J'ai mené avec Christian Vanneste bien des combats et nos points de vue se rejoignent sur bien des sujets (...). Pour autant, je ne peux me résoudre à le laisser continuer à s'engager sur le terrain de la provocation et sur celui du négationnisme». «Je veux donc condamner le plus fermement ses récents propos».

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat UMP au Logement, sur Twitter. «Il faut le virer de l'UMP».

Le député UMP Franck Riester, qui a rendu publique son homosexualité en décembre, demande des «sanctions fortes à l'encontre de Christian Vanneste», qui tient des propos «inadmissibles et indignes».

Au Parti socialiste. 

Martine Aubry, première secrétaire du PS. «Je condamne avec la plus grande sévérité les propos de M. Vanneste niant la déportation des homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale. Ce sont une fois de plus des affirmations abjectes, marquées par une homophobie insupportable, qui excluent définitivement M. Vanneste du cercle des élus républicains».

Delphine Batho, porte-parole de François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a jugé que les propos du député UMP du Nord étaient «non seulement homophobes mais aussi négationnistes». «En matière d'homophobie, M. Vanneste est un récidiviste. L'UMP doit immédiatement exclure ce député si elle ne veut pas être implicitement complice de propos aussi odieux. Nous attendons également du candidat de l'UMP qu'il condamne très clairement ce qui n'est hélas pas un dérapage, mais une idéologie nauséabonde».

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande. «Très au-delà de l'homophobie, Vanneste est un négationniste. Il déshonore bien plus que l'UMP qui a perdu son âme et ses valeurs, il déshonore l'Assemblée nationale, la République, la France: c'est une honte qui rejaillit sur tous ceux qui se taisent, et baissent les yeux. Nier les faits historiques de déportation des homosexuels n'est pas une opinion, c'est un délit.»

Christophe Girard (PS), maire adjoint chargé de la culture à Parissur son blog : «J'en appelle à Laurence Ferrari qui interrogera ce soir (mercredi) le président-candidat, afin qu’il prenne position sur les déclarations outrancières de Christian Vanneste», écrit l'élu parisien. Selon lui, «c'est une chose de ne pas accéder aux droits des homosexuels (mariage, adoption, etc.). C'en est une autre de juger, discriminer et insulter toute une population». «Les dérapages écoeurants du député UMP doivent être sanctionnés. Sans doute par la loi mais aussi et surtout par son propre camp, et Nicolas Sarkozy au premier chef».

Au Front national.
Louis Aliot, vice-président du Front national sur France 2. «Il faut que M. Vanneste relise ses livres d'histoire. Pour le coup, c'est une vraie bêtise». «Je m'interroge vraiment sur la manière dont il a pu dire cela et à quel moment», a-t-il ajouté.

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