Les ministres européens des Affaires étrangères ont validé lundi une nouvelle série de sanctions contre l'Iran, sans précédent depuis le début de la crise sur le programme nucléaire de Téhéran il y a plusieurs années.
Soupçonné de détourner son programme civil à des fins militaires afin de fabriquer l'arme atomique, l'Iran ne pourra désormais plus exporter son pétrole dans les pays de l'Union européenne à partir du 1er juillet -d'ici là, les contrats existants continueront mais seront annulés au fur et à mesure. D'autres sanctions concernent la banque centrale et portent sur un gel de ses avoirs en Europe et une interdiction partielle de transactions avec l'institut monétaire.
Pressions sur les pays asiatiques
Même si l'Europe n'est pas le débouché principal du pétrole iranien, il s'agit cependant d'une mauvaise nouvelle pour le régime du président Mahmoud Ahmadinejad. L'Iran vend en effet environ 20% de son pétrole aux pays de l'Union européenne, notamment à la Grèce (qui a été très réticente à valider l'embargo), l'Italie et l'Espagne.
Même si l'Europe n'est pas le débouché principal du pétrole iranien, il s'agit cependant d'une mauvaise nouvelle pour le régime du président Mahmoud Ahmadinejad. L'Iran vend en effet environ 20% de son pétrole aux pays de l'Union européenne, notamment à la Grèce (qui a été très réticente à valider l'embargo), l'Italie et l'Espagne.
Mais pour que cet embargo soit efficace, l'UE, aidée par les Etats-Unis, s'efforce aussi de convaincre les pays asiatiques, comme l'Inde, de réduire leurs importations d'hydrocarbures iraniens.
Israël satisfait
Israël s'est félicité des sanctions de l'Union européenne. "Le durcissement de ces sanctions et le ton adopté par les Européens sont importants, car cela fait comprendre aux Iraniens qu'il n'est pas acceptable qu'ils poursuivent leur programme nucléaire", explique le ministre chargé des services de renseignements, Dan Meridor.
Israël s'est félicité des sanctions de l'Union européenne. "Le durcissement de ces sanctions et le ton adopté par les Européens sont importants, car cela fait comprendre aux Iraniens qu'il n'est pas acceptable qu'ils poursuivent leur programme nucléaire", explique le ministre chargé des services de renseignements, Dan Meridor.
De son côté, l'Iran, avant même le vote de cet embargo, avait laissé entendre qu'il pourrait en représailles bloquer le détroit d'Ormouz. Situé au large de ses côtes, il voit passer environ 40% du pétrole mondial.
| Sanctions précédentes |
L'UE a déjà dans le passé décidé notamment le gel d'avoirs contre 433 sociétés iraniennes et 113 personnes, des restrictions d'exportation de nombreux produits sensibles ou encore l'interdiction des investissements dans le secteur des hydrocarbures.
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Vers un embargo européen du pétrole iranien ?










