dimanche 22 janvier 2012

Marche à Paris contre l'avortement


Plusieurs milliers de personnes ont participé cet après-midi à la 8e "Marche pour la vie" organisée par une quinzaine d'associations opposées à l'avortement, qui ont souhaité interpeller les élus, à trois mois de l'élection présidentielle. "Je ne suis pas favorable à la remise en cause de la loi sur l'avortement, ce que j'aimerais, c'est qu'il y ait des maisons pour les femmes en difficultés, et une politique familiale beaucoup plus accueillante pour la vie qu'elle ne l'est aujourd'hui", a déclaré Christine Boutin, candidate à la présidentielle du Parti chrétien-démocrate (PCD), qui a participé au défilé.

Les manifestants (6850 selon la police, 30.000 selon les organisateurs) ont marché entre la place de la République et l'Opéra derrière une banderole demandant "des élus pour le respect de la vie". Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "des lois pour la vie", "l'avortement tue" ou encore "avortement, euthanasie, ça suffit!", et criaient des slogans tels que "pour les présidentielles, protégeons l'essentiel".

Pour l'abrogation de la loi Veil 
Les associations organisatrices réclament notamment l'abrogation de la loi Veil de 1975 qui a légalisé l'avortement et la mise en place d'une "vraie politique d'aide aux familles, avec un effort particulier au profit des mères en difficulté", selon le dossier de presse distribué aux journalistes.

"Pour qu'il n'y ait aucune femme qui soit contrainte d'avorter contre son gré, il faut des aides matérielles et morales importantes, ça devrait être une priorité nationale", a déclaré le porte-parole de la marche, Paul Ginoux Defermon. Dans les rangs des manifestants figuraient des jeunes, des familles, des personnes âgées, des prêtres dont quelques-uns en soutane.

L'avortement "pour moi c'est un crime, parce qu'on tue un être vivant", a expliqué Francis Kruch, un enseignant de 59 ans qui participe "tous les ans" à cette marche, organisée pour la première fois en 2005 et revendiquant le soutien de 28 évêques.
Benjamin Izarn, 21 ans, étudiant à Paris et président de l'association "Etudiants pro-vie", a insisté sur un besoin de "développement d'alternatives à l'avortement".
"Il faut être réaliste", a renchéri Madeleine, 19 ans, étudiante à Saint-Germain-en-Laye qui demande, plutôt que l'abrogation de la loi Veil, "la mise en place de services qui accompagnent la mère, pour que l'avortement ne soit pas un automatisme".

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