dimanche 22 janvier 2012

EN DIRECT - Le premier grand meeting de François Hollande



Le Point.fr - Publié le 22/01/2012 à 12:50 - Modifié le 22/01/2012 à 15:31

Le candidat socialiste doit livrer "sa conception de la présidence, son parcours, ce qui le fonde, et sa vision de la France".

Le discours de François Hollande au Bourget est très attendu.
15 h 27 : Sans jamais le citer, François Hollande critique beaucoup Nicolas Sarkozy. Il entame toutes ses phrases par "présider la République", ce qui est un moyen de se placer sur le même plan que le chef de l'État et de prendre son contre-pied.
15 h 26 : Le ton se fait très grave pour évoquer les soldats morts en Afghanistan : " Il faut avoir la lucidité d'affirmer que notre mission est terminée (...) je ferai en sorte que ce retrait se fasse en bon ordre sans menacer la vie de nos soldats"
15 h 25 : "Présider la république c'est être ferme, ferme à l'égard de l'immigration clandestine, mais traiter dignement les étrangers en situation régulière." Puis, un peu plus tard :
"Ne pas inviter les dictateurs à Paris" Sarkozy n'a toujours pas été nommé mais ses oreilles doivent siffler. 
15 h 21 : Hollande emporte d'emblée l'adhésion de la salle en mettant en avant deux promesses : "J'introduirai le non-cumul des mandats pour les parlementaires", et la mise en place du "droit de vote des étrangers". Droits du Parlement, laïcité, nomination du président de France Télévisions... Le discours de François Hollande s'avère plus programmatique que prévu.
15 h 19 : Hollande démarre par son attachement à la laïcité. "J'inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l'État dans la Constitution". Ovation.
15 h 15 : C'est parti pour 1 h 15 de discours : "Je suis venu vous parler de la France, de la France qui souffre et de la France qui espère. Une page est en train de s'effacer. Et je suis venu vous parler de la France de demain."
15 h 10 : Après un clip sur le candidat, un film bercé de violons mélodramatiques retrace la vie de François Hollande. Son histoire, son engagement, les échecs... Le candidat s'avance sur la scène en fendant la foule. Fait inhabituel : le timing est respecté à la minute près. La musique de fond est le nouvel hymne de campagne. Les seules paroles qui tournent en boucle sur un air techno : "Le changement, c'est maintenant." Il s'agit aussi du slogan du candidat.
15 h 00 : Le PS attendait 10 000 personnes. Il serait 25 000... Un chiffre à confirmer mais qui serait un incontestable succès pour François Hollande. Au premier rang côté people Christian Lacroix, Benjamin Biolay, Firmine Richard, Gérard Darmon et Jean-Michel Ribes. Et Mazarine Pingeot est assise aux côtés de Valérie Trieweiller. Deux rangs derrière Pierre Lescure.
14 h 59 : Dans une vidéo diffusée dans la salle, Denis Podalydès y va lui aussi de son message. L'acteur qui a incarné Nicolas Sarkozy dans La Conquête déclare : "Maintenant, je veux jouer François Hollande !" Cet été, il se confiait au Point et disait : "J'aurais voulu que La Conquête devienne une série, car seule une série peut montrer la répétitivité stupide d'une campagne électorale." 
14 h 44 : Entraînés par Noah, casquette de cuir vissée sur la tête, Aubry, Montebourg et les autres tapent dans leurs mains en scandant : "Puisqu'il faut changer le monde, aux arbres citoyens". Ambiance bon enfant... Sur Twitter, remarque vacharde d'un twitto : Yannick Noah, qui doit toujours 580 000 euros au fisc, va chanter pour le candidat "qui n'aime pas les riches".
14 h 41 Yannick Noah monte sur scène, pieds nus, barbe de dix jours, et entame "Aux arbres citoyens", déjà chantée en 2007 pour Ségolène Royal.
14 h 35 : Sur le grand écran, les grands hommes et les grands moments du socialisme défilent. Blum et le Front populaire, Mitterrand et le 10 mai 81, Badinter et l'abolition de la peine de mort, les 35 heures, le Pacs. Le clip de Coluche de 1981 : "Attendez que la gauche passe en 2012 !" est vivement applaudi. Ce retour dans le passé s'achève avec François Hollande. 
14 h 30 : Sur la scène, Laurianne Deniaud, ex-présidente des MJS chargée de la jeunesse dans l'équipe de Hollande, a noté qu'il y a "plus de 25 000" personnes dans la salle.
14 h 23 : Chaude ambiance ! Les leaders, assis au premier rang, apparaissent à l'écran et sont ovationnés. Tonnerre d'applaudissements pour Jospin et Aubry qui se prennent la main pour saluer la foule.
14 h 18 : Lionel Jospin arrive alors que tout le staff de François Hollande est déjà installé.
14h16 - début du direct : Une heure avant le début de l'intervention de François Hollande, le hall 5 du Bourget est plein à craquer. Les militants se déchaînent et acclament le candidat socialiste à chaque fois qu'il apparaît sur un écran. Le clip de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 est diffusé et copieusement hué. Des "François président !" fusent. 

Depuis 10 heures, dimanche matin, les militants PS affluent au Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis), pour le rassemblement des secrétaires de section, d'abord - 2 000 personnes annoncées -, qui se tient hall 2. L'ancien premier secrétaire par intérim Harlem Désir, le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, et son directeur de la communication, Manuel Valls, entre autres, se succèdent à la tribune avant une intervention de la patronne Martine Aubry en clôture de cette première partie.

"L'honneur de la gauche"

Aubry a prononcé un discours offensif, et fustigé le bilan de Sarkozy, qu'elle rend en grande partie responsable de la crise actuelle. "Sarkozy n'a pas changé. À qui fera-t-il croire qu'il va reboucher à la petite cuillère pendant 90 jours ce qu'il a creusé à la pelle pendant 5 ans ?" prévient-elle, attaquant sa politique fiscale, les discours de Toulon, de Grenoble, de Dakar, les promesses non tenues à Gandrange. Elle pointe ainsi "l'échec face à la finance", la "faillite morale", "l'affaiblissement de la France". "Notre victoire, la victoire de François Hollande est dans vos mains. Je le sais, nous allons gagner et le 6 mai la France aura un nouveau président, alors bonne campagne mes camarades !", a-t-elle conclu sous les applaudissements d'une foule debout.
La première secrétaire du PS, qui devrait débattre avec le Premier ministre François Fillon le 2 février prochain sur France 2, a critiqué les "snipers" de la droite accusés de vouloir "enlaidir cette campagne". "Ils se placent au ras du caniveau alors que les Français attendent des propositions", a déclaré la première secrétaire. "C'est l'honneur de la gauche de répondre à l'offense et l'injure par la raison".

Les expériences du passé

Avant elle, le député-maire d'Evry, Manuel Valls, mettait en garde contre "l'ivresse du 'c'est déjà gagné'", alors que François Hollande est en tête dans les sondages. "Il n'y a pas d'élection imperdable. Nous ne voulons pas revivre les expériences du passé", a-t-il dit en référence au 21 avril 2002, qui avait vu le candidat socialiste, Lionel Jospin, éliminé au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen. Ce jour-là, le résultat "s'est joué à deux voix par bureau de vote", a fait observer le "Monsieur communication" de François Hollande, soulignant "l'importance du porte à porte".
Pour ce faire, la campagne devra s'inspirer de celle du président américain Barack Obama, a dit le directeur de campagne du candidat PS, Pierre Moscovici. "La campagne, ce n'est pas seulement dans les médias, pas seulement sur les réseaux sociaux, mais sur le terrain", a dit l'ancien ministre des Affaires européennes. Face à la montée de l'extrême droite et de l'abstentionnisme dans les classes populaires, "le mot 'ouvrier' ne sera pas un gros mot, ce sera un beau mot" au PS, a-t-il ajouté.
Ces discours ne sont que l'avant propos du grand discours que François Hollande doit prononcer à 15 heures hall 2. Le candidat PS a prévu de se présenter aux Français, à trois mois de la présidentielle, alors que - Manuel Vall dixit - "la campagne a déjà, au fond, très largement commencé". Le dircom du candidat assure que "Hollande évoquera sa conception de la présidence de la République, son parcours, ce qui le fonde, sa vision de la France". Rendez-vous dès 14 h 30, pour une introduction musicale où Yannick Noah chauffera la salle, déjà passablement exaltée
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