mardi 24 janvier 2012

Au bout du chemin




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Cédric Callier(Sport24.com) Mis à jour  | publié  Réactions (2)
Guillaume Gille échoue face au gardien croate Alilovic
Guillaume Gille échoue face au gardien croate Alilovic Crédits photo : Panoramic
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Pendant 45 minutes, l'équipe de France, en partie retrouvée, aura entretenu l'espoir d'une impossible qualification pour le dernier carré de l'Euro. Mais au final, la Croatie, plus stable, s'est montré beaucoup trop forte…

Malgré quatre premières sorties à l'envers, malgré des défaillances individuelles trop importantes pour être vraies, malgré une confiance au fin fond du sac de sport, tout le monde avait encore envie de croire à un énième exploit de l'équipe de France. Tous les supporters souhaitaient que «leurs» Experts retrouvent tout ou partie de leur talent au moment de défier le vieux rival croate, celui contre qui s'était écrit tant de belles pages de l'histoire du handball hexagonal ces dernières années. Et puis finalement, seuls resteront les regrets après une nouvelle prestation inaboutie…
Onesta avait bien joué le coup
La première période avait pourtant envoyé des signaux très positifs quant à une éventuelle renaissance tricolore. En attaque tout d'abord, avec le coup de poker tenté par Claude Onesta de lancer d'entrée Guillaume Gille au poste de demi-centre. Un choix qui s'avérait payant en termes de qualité de circulation de balle et la France de retrouver une fluidité sur attaques placées qu'elle n'avait pas connue depuis le début de l'Euro. Ce dont profitait Cédric Sorhaindo, le pivot barcelonais ne tardant pas à inscrire ses deux premiers buts de la compétition (5-4, 11e). Mais en face, les Tricolores devaient composer avec une solide formation croate, notamment sur sa base arrière avec un excellent Kopljar à la finition. Et lorsque les Français venaient buter à plusieurs reprises sur Alilovic et que les Dalmates creusaient un petit écart (6-9, 20e), il était permis de craindre que leur manque de confiance actuel ne viennent les engloutir. Etonnamment, c'est un temps-mort… croate qui venait les réveiller. Soudain plus agressifs en défense, les Experts facilitaient le travail d'un Thierry Omeyer omniprésent et la Croatie de vivre presque huit minutes dans le noir complet (11-9, 27e). Mais si ce premier très fort passage défensif était une excellente nouvelle, il n'était pas suffisant cependant pour créer un écart significatif à la pause (12-11).
Deux exclusions fatales
Dès la reprise, le duel, intense, se poursuivait de plus bel avec du côté croate ce diable de Cupic, l'homme aux quatre doigts, qui inscrivait trois buts d'affilée pour ramener son équipe à hauteur (15-15, 38e). Sans le savoir, le petit ailier dalmate venait de creuser la tombe des Français. En effet, en ne réussissant pas à profiter d'une première supériorité numérique, les hommes d'Onesta venaient de laisser passer une chance. La seule et unique offerte par les Croates. Car derrière, si discret jusqu'alors, Alilovic se réveillait et multipliait les parades. Nikola Karabatic, définitivement perdu pour la cause, puis Jérôme Fernandez sortaient chacun pour deux minutes et l'équipe de France, si vaillante jusqu'alors, se désagrégeait totalement en encaissant un 7-2 en onze minutes (de 17-17 à la 42e à 19-24 à la 53e). Dans une ambiance torride et malgré un Balic boudeur sur le banc, la Croatie tenait sa revanche de la revanche de la revanche. Ou plus simplement, comme un symbole, il appartenait aux Dalmates d'achever ces Bleus courageux pendant 45 minutes. Puis perdus sur le parquet comme de simples enfants. Quelque part, au vu de leur Euro, cela n'avait rien d'étonnant. Seule l'ampleur du score final peut, elle, faire mal (22-29). Pour la résurrection, il faudra se tourner vers les Jeux Olympiques. Et pourquoi pas ?    
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