mardi 24 janvier 2012

Attaqué par Sarkozy et Fillon, Hollande appelle l'UMP à «garder son sang-froid»


Avec Rosalie Lucas, envoyée spéciale à Toulon | Publié le 24.01.2012, 10h44 | Mise à jour : 19h40
François Hollande à son arrivée à l'aéroport de Toulon.

François Hollande à son arrivée à l'aéroport de Toulon. | (AFP/FRED DUFOUR.)

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L'un est à Marseille, l'autre à Toulon. L'un n'a pas encore officialisé sa candidature, l'autre vient de tenir son premier grand meeting de campagne. Le ton est encore monté d'un cran entre  et , ce mardi, un duel à distance relayé par leurs lieutenants.  Le candidat  a appelé la droite à «garder son sang-froid», visant le chef de l'Etat et son Premier ministre.

Sarkozy donne le ton. La première salve du jour est venue du chef de l'Etat. Comme l'a rapporté un participant, le président de la République a affirmé, au cours du petit déjeuner de la majorité, que François Hollande s'était livré dimanche au Bourget à «une attaque absolument sans précédent contre les classes moyennes». Le chef de l'Etat a fait valoir que le député corrézien attaquait les classes moyennes «avec la progressivité de la CSG, avec la suppression du quotient familial, avec l'indexation sur le revenu de la consommation d'eau, de gaz et d'électricité, avec l'instauration d'une nouvelle tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu».

Fillon accuse Hollande d'utiliser un «argument criminel»
. La deuxième salve est venue de François Fillon. Devant les députés UMP, le Premier ministre a accusé le candidat PS d'avoir eu «recours au bouc émissaire», dimanche au Bourget, en désignant la finance comme son adversaire, jugeant «assez criminel d'utiliser cet argument, qui existe depuis le Moyen Age».

Hollande : «Les classes moyennes n'ont rien reçu pendant cinq ans». En déplacement à Toulon, François Hollande a répondu dès son arrivée à l'aéroport. Interrogé sur les accusations du président, le candidat socialiste à l'Elysée rétorque : «Si un candidat veut s'exprimer, qu'il le fasse directement.» Au préalable, il lâche : «Que répondre à des rumeurs qui viennent de je ne sais où, tenues par je ne sais qui...»  Sur le fond, le député de Corrèze souligne : «Ce qui est vrai, c'est que les classes moyennes ont beaucoup souffert pendant cinq ans. (...) Elles n'ont rien reçu pendant cinq ans. Ce ne sont pas elles qui ont été bénéficiaires du bouclier fiscal, mais ce sont elles qui payent toujours davantage de taxes», citant entre autres le projet de TVA sociale de Nicolas Sarkozy.

LeParisien.fr
 
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