samedi 4 août 2012

Curiosity : la Nasa et l'Esa préparent l'arrivée du robot sur Mars


Branle-bas de combat autour de la planète Mars pour surveiller et sécuriser l’atterrissage du rover Curiosity qui doit arriver sur la Planète rouge le 6 août. L’Agence spatiale européenne et la Nasa ont ajusté la position orbitale de leur sonde : Mars Express pour l’Esa et les américaines Odyssey et Mars Reconnaissance Orbiter.
La sonde Mars Science Laboratory, lancée en novembre 2011, s’approche à grande vitesse de Mars et, d'après la dernière estimation de la Nasa (il n'y en aura pas d'autres), le rover devrait y atterrir le lundi 6 août, à 5 h 31 TU, après avoir parcouru quelque 570 millions de km !
Si le voyage vers Mars s’est plutôt bien passé, la phase d’atterrissage est ce qui suscite le plus d’appréhension pour une mission martienne. Dans le passé, la Nasa et Roscosmos ont perdu de nombreuses missions lors de l'entrée dans l'atmosphère. L'Europe déplore également la destruction de l'atterrisseur Beagle-2 de la mission Mars Express.
Depuis que la sonde Mars Polar Lander s'est écrasée en 1999, après son entrée dans l’atmosphère martienne, sans qu'on puisse expliquer les causes de cet échec, la Nasa s’efforce de surveiller toutes les phases de vol précédant l’atterrissage sur Mars. Pour Curiosity, elle se donne les moyens de suivre chaque mètre parcouru par le rover depuis son entrée dans l’atmosphère martienne jusqu'à son atterrissage. S'il devait mal se terminer, la Nasa veut être en mesure de comprendre les causes de l'échec car la technique utilisée pour poser Curiosity est nouvelle et doit devenir la norme pour les futures missions martiennes.
Détail de la phase d'atterrissage de Curiosity, la plus audacieuse jamais tentée pour poser un engin sur la Planète rouge.
Détail de la phase d'atterrissage de Curiosity, la plus audacieuse jamais tentée pour poser un engin sur la Planète rouge. Parmi les étapes : la séparation de la coque arrière (back shell separation), le déploiement du parachute (parachute deploy) et l'approche finale vers Mars (Mars final approach). © Nasa, Esa
Curiosity ne sera pas seule lorsqu'elle plongera dans l'atmosphère martienne. Trois sondes surveilleront sa descente : l'européenne Mars Express et les américaines Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), Odyssey. Curiosity elle-même enverra quelques données. La partie la plus importante des informations recueillies sera relayée par la sonde Odyssey, car les capacités de transmission d’informations vers la Terre de Curiosity seront fortement diminuées pendant cette phase.
Mars Express surveillera Curiosity
Quant aux sondes Mars Express et MRO, elles enregistreront également les données de la descente pour les transmettre plus tard vers la Terre. À la demande de la Nasa, Mars Express a été positionnée de façon à couvrir toute la phase de l’atterrissage, de l’entrée dans l’atmosphère jusqu’à l’atterrissage sur le sol martien du rover. Elle enregistrera les résultats transmis par Curiosity, notamment ceux liés aux sept dernières minutes qui sont l’instant le plus crucial de la mission. Curiosity, d’une part, ne pourra plus communiquer avec la Terre et, d’autre part, sa vitesse ralentira fortement pour passer de 21 à 2,74 km/h.
Le rover atterrira dans le cratère Gale, qui offre un fort potentiel de découverte d'environnements habitables, voire de composés organiques. Le choix de ce site a été fait au terme d’une procédure démocratique engagée, dès 2006, avec l’étude d’une centaine de sites par des équipes du monde entier.

Trois sondes ne seront pas de trop pour surveiller l'atterrissage de Curiosity qui terminera sa descente accroché à une sorte de grue qui le posera sur le sol. © JPL-Caltech, Nasa
Trois sondes ne seront pas de trop pour surveiller l'atterrissage de Curiosity qui terminera sa descente accroché à une sorte de grue qui le posera sur le sol. © JPL-Caltech, Nasa

Berlin met en garde contre une trop grande sollicitation de l'Allemagne


Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a mis en garde samedi dans un entretien au magazine Focus contre une trop grande sollicitation de l'Allemagne dans la gestion de la crise en zone euro.
"L'Europe peut également échouer sur l'autel d'une trop grande solidarité, c'est-à-dire si nous exigeons trop de nous-mêmes et nous n'exigeons pas suffisamment de réformes des autres" pays membres, a souligné le chef de la diplomatie dans l'hebdomaire allemand.
Il a également demandé la mise en place d'un agenda 2020 pour plus de compétitivité dans toute l'Europe.
Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a émis des critiques à l'égard de l'Allemagne, à qui il reproche de ne pas en faire assez pour régler la crise de la dette, alors que la Grèce et l'Espagne s'enfoncent dans le marasme économique.
Ces remarques ont provoqué la grogne de plusieurs responsables politiques allemands.

L'UDC millite pour une grande production indigène


Quelque 1000 paysans UDC se sont réunis samedi pour leur landsgemeinde sur le domaine de l'ancien conseiller national Josef Kunz, à Grosswangen (LU).

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Les agriculteurs UDC se sont réunis samedi à Grosswangen (LU), à l'occasion de leur landsgemeinde.

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Les agriculteurs UDC exige l'encouragement de la production indigène au lieu des importations de produits. Ils ont adopté samedi une résolution en ce sens lors de leur landsgemeinde.
Les participants veulent voir la situation des paysans en matière de revenu «enfin s'améliorer, au lieu de continuer à être péjorée». Et ils veulent garantir que la production alimentaire figure en priorité parmi les tâches de l'agriculture. «Les paysans ne doivent pas être dégradés au rang de jardiniers du paysage», demande ainsi la résolution.
Le texte, adopté à l'unanimité et sous de vifs applaudissements, sera remis au Conseil fédéral.
Toni Brunner (SG), le président de l'UDC et lui-même agriculteur, a résumé ainsi la landsgemeinde: «Nous sommes très inquiets par rapport à la situation des paysans en Suisse». Les agriculteurs UDC ont donc voulu faire savoir qu'ils s'engagent en faveur d'une agriculture suisse indépendante. «Nous voulons de vrais paysans», a dit M. Brunner.
Des aliments suisses irréprochables
Le président de Conseil national Hansjörg Walter (TG), qui est aussi président de l'Union suisse des paysans, a corroboré les propos de Toni Brunner: «A l'avenir, nous voulons des aliments suisses en quantité suffisante et d'une qualité irréprochable».
Le conseiller national Andreas Aebi (BE), qui est candidat à la succession de Hansjörg Walter, a évoqué la mauvaise humeur des paysans en comparant une motofaucheuse-lieuse à une simple faucheuse. «Nous tous voulons une motofaucheuse», a-t-il dit. Car avec une simple faucheuse, le foin reste au sol et se gâte. A l'avenir, l'agriculture suisse doit donc fonctionner comme une motofaucheuse-lieuse, afin de garantir une production en réseau et économique.
Contre la nouvelle Politique agricole
En automne, le Parlement se prononcera sur la nouvelle Politique agricole (PA) 2014-2017. Les agriculteurs UDC sont persuadés que la stratégie présentée par le conseiller fédéral Johann Schneider- Ammann affaiblit l'agriculture productive et les familles paysannes. «Nous ne voulons pas entrer en matière sur un tel projet», a dit Toni Brunner.
Dans sa résolution adressée au gouvernement, la landsgemeinde des paysans UDC exige aussi de communiquer «sans équivoque» à l'Union européenne que la Suisse, y compris à l'avenir, ne veut pas d'accord de libre-échange agricole. «La sécurité de l'approvisionnement alimentaire ne doit pas être déléguée», a souligné le conseiller national Hansjörg Knecht (AG).
L'assemblée a aussi exigé de prendre «enfin» des mesures pour «stopper la dégradation du prix du lait». Les producteurs de lait doivent avoir plus de pouvoir. Enfin, les paysans démocrates du centre demandent que l'exposition universelle de 2015 à Milan soit utilisée comme vitrine pour l'agriculture suisse et ses produits.

L' Iran dit avoir testé un missile de courte portée


L'Iran a testé «avec succès» une version améliorée de son missile balistique à courte portée Fateh-110 pour vérifier sa capacité à toucher des cibles fixes au sol ou en mer

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Sans préciser quand ce tir a eu lieu, le ministre de la Défense Ahmad Vahidi a affirmé que le missile a désormais une portée de «plus de 300 km» et peut être tiré sur des «cibles dans le Golfe et la mer d'Oman ainsi que des cibles fixes au sol», rapporte la chaîne publique IRIB.
Ce missile est une arme «dissuasive», a dit le ministre assurant qu'»il ne serait utilisé que contre ceux qui ont de mauvaises intentions à l'égard de la République islamique d'Iran».
Des versions précédentes du missile ont été testées depuis 2001 d'une portée de 150-250 km.
L'Iran mène fréquemment des tests de missiles et des manoeuvres militaires alors qu'Israël et les Etats-Unis n'excluent pas l'éventualité de frappes contre les sites nucléaires iraniens en cas d'échec des efforts diplomatiques des grandes puissances pour convaincre Téhéran de réduire son programme nucléaire controversé.
Les missiles constituent le seul armement de l'Iran capable de frapper des objectifs hors de ses frontières en l'absence d'une aviation moderne ou d'une marine de haute mer assez puissante.
Il n'existe aucune information fiable et précise sur le nombre de missiles que l'Iran possède. Téhéran affirme que sa panoplie comprend une cinquantaine de modèles différents, pour la plupart dérivés d'engins russes, chinois ou nord-coréens.
Selon des experts occidentaux, l'Iran disposerait au moins de plusieurs dizaines de missiles balistiques Shahab 3 et Sejil 2, capables de frapper Israël ou des objectifs américains.

Les zones de sécurité prioritaires concernent 24 villes


Trois des 24 villes choisies sont situées en Guyane. Le reste est réparti en métropole selon des «critères objectifs de gravité», selon Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur.

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AFP
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Les villes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Cayenne (Guyane) mais également Amiens (Somme) ou encore la commune de Vauvert (Gard) ont été choisies pour faire partie des « quinze zones de sécurité prioritaires », révèle en exclusivité «Le Parisien/Aujourd'hui-en-France» samedi.
Les quinze premières « zones de sécurité prioritaires » (ZSP) regroupent 24 villes dont trois situées en Guyane, précise le journal.
Les zones prioritaires sont les suivantes : la Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Saint-Ouen), Paris (Paris XVIIIe), les Yvelines (Mantes-la-Jolie, Mantes-la-Ville), l'Essonne (Corbeil-Essonne), la Somme (Amiens), le Nord (Lille), l'Oise (Méru et Chambly), la Moselle (Fameck et Uckange), le Bas-Rhin (Strasbourg), le Rhône (Lyon IXe), les Bouches-du-Rhône (Gardanne et Bouc-Bel-aire), Marseille (Marseille IIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe), le Gard (Vauvert et Saint-Gilles), l'Hérault (Lunel et Mauguio) et la Guyane (Cayenne, Matoury, Remire-Montjoly).

«Critères objectifs de gravité»

Avec ces zones, une des promesses de campagne de François Hollande, il s'agit de « mettre en place une action de sécurité renforcée sur des territoires bien ciblés, caractérisés par une délinquance enracinée et de fortes attentes de la population », avait indiqué le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, au mois de juin. Ce dernier avait annoncé mardi aux préfets réunis Place Beauvau que « quinze zones de sécurité prioritaires » seraient déployées dès septembre.
Les « 15 ZSP ont été prédéfinies, au niveau central, en fonction de critères objectifs de gravité : 9 en zone police, dont trois au sein de la PP, 5 en zone gendarmerie et une en zone mixte », avait précisé Manuel Valls. « L'idée, c'est de mettre le paquet là où il faut, pour ce qu'il faut, avec souplesse, adaptation », avait-il résumé.
Ces zones « ne couvriront pas forcément des espaces homogènes et pourront concerner les cités sensibles (épisodes récurrents de violences urbaines), des centres-villes dont la physionomie est dégradée [par] des nuisances diverses, ou des zones péri-urbaines ou rurales », expose la circulaire dont l'AFP a eu copie.

Des Marilyn par dizaines pour commémorer la mort du sex-symbol


LOS ANGELES — La piscine d'un hôtel niché dans les collines d'Hollywood, 200 amis venus du monde entier, un tourtereau qui demande sa fiancée en mariage... Rien d'original, à Los Angeles. Sauf quand l'heureuse élue et la moitié de l'assemblée ressemblent à s'y méprendre à Marilyn Monroe.
Morgan Blackbyrne a bien choisi le moment -- et le lieu -- pour faire sa déclaration: une réunion internationale de fans de Marilyn, réunis pour rendre hommage à leur idole, 50 ans après sa disparition.
L'élue de son coeur a 35 ans, est Canadienne, et imite à merveille le sex-symbol, surtout quand elle entonne "I'm Gonna File My Claim" -- interprétée par la vraie Marilyn dans "La rivière sans retour" (1954) -- drapée dans une robe de velours vert semblable à celle portée à l'écran par l'actrice.
"C'est ma passion. Je suis tombée amoureuse d'elle quand j'ai commencé à étudier le personnage, car je suis chanteuse", explique à l'AFP Nadine Banville. Marilyn "est quelqu'un de merveilleux, il n'y a jamais eu personne comme elle, jamais", ajoute-t-elle.
Morgan, pour sa part, a enfilé une robe de chambre à la Hugh Hefner, le fondateur de Playboy et figure inoxydable de Los Angeles, et à la fin de son karaoke, lance à sa fiancée, interdite: "Nadine, veux-tu m'épouser?"
"Evidemment", répond-elle. Et le choeur des Marilyn soupire.
Car Nadine n'est pas la seule Norma Jean Baker de la fête. Autour de la piscine, 200 personnes sont rassemblées et beaucoup sont venues dans des atours dignes de l'actrice, chevelure blonde platine en prime.
"C'est clairement le moment le plus important de l'année pour les fans", déclare Mary Sims, présidente du club Immortal Marilyn, fort de 500 membres. "Certains me disent que ces réunions sont les plus beaux moments de leur vie".
"Ils viennent des quatre coins du monde et Marilyn parvient à les réunir", explique-t-elle à l'AFP, les larmes aux yeux. "Je suis émue", s'excuse-t-elle.
Des fans du Vénézuéla, d'Espagne, d'Italie, de France, de Belgique, de Grande-Bretagne ou d'Australie ont fait le déplacement pour participer à cette "pool party" (fête autour d'une piscine), et à d'autres événements, comme un banquet samedi soir dans les studios Fox, ou une cérémonie du souvenir dimanche devant la tombe de l'actrice morte le 5 août 1962 d'une surdose de barbituriques.
Parmi les participants, figure notamment le vénézuélien Ernesto Galindez, qui a accumulé des chèques et autres documents signés par l'actrice, ainsi que des unes de magazines... et revendique le titre de principal collectionneur "marilynien" de son pays.
Si l'actrice continue de fasciner, 50 ans après sa mort, c'est à cause de cette association de glamour et de vulnérabilité qu'elle représente, pense savoir une autre fan, Leslee Kasperozoicz, 34 ans.
"Nous avons tant de choses en commun, d'une certaine manière (...). C'est ce qui se passe avec beaucoup de fans, ils se retrouvent un peu en elle", observe-t-elle. "Son insécurité, son combat pour essayer d'être elle-même malgré la pression, son humanité", appartiennent autant au personnage que les décolletés plongeants ou le regard mutin, selon elle.

vendredi 3 août 2012

Le procureur Courroye muté de force au parquet général de Paris


Après le feu vert donné par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le procureur de Nanterre a été muté à Paris, nommé avocat général. Philippe Courroye était mis en cause depuis plusieurs mois pour sa proximité supposée avec Nicolas Sarkozy et sa gestion de l'affaire Bettencourt.

L'ex-procureur de Nanterre Philippe Courroye avec l'ex-Président Sarkozy lors d'une cérémonie au Mont-Valérien en 2009 © Reuters Charles Platiau
Une mutation "dans l'intérêt du service", précise le décret présidentielsigné juste avant le départ en vacances de François Hollande. Officiellement, le ministère de la Justice veut "redonner un peu plus de sérénité à une juridiction qui a connu des difficultés depuis quelques mois", et "restaurer le bon déroulement du service et de l'institution judiciaire".
Le parquet de Nanterre, dirigé par Philippe Courroye, a été très critiqué dans sa gestion de l'affaire Bettencourt, un Vaudeville qui finit par mettre en lumière des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Courroye, en première ligne, est accusé par Le Monde d'avoir tenté de découvrir les sources qui informaient les deux journalistes. Et soupçonné d'avoir voulu "la peau" de la juge Prévost-Desprez dont l'enquête dérangeait.
Il y a aussi sa proximité supposée avec l'ancien chef de l'Etat, qui pourrait être à l'origine de quelques services rendus outrepassant largement ses fonctions.
Et puis il y a le suicide d'un substitut — même si aucun lien n'est établi officiellement avec l'ambiance délétère du parquet de Nanterre — qui a conduit à une motion votée par le CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail).
Dès le lancement de la procédure disciplinaire devant le CSM, Philippe Courroye avait annoncé son intention de saisir le Conseil d'Etat. Il ne l'a pas encore fait. Et de toute façon, son recours éventuel n'ajournera pas sa mutation disciplinaire.
Le magistrat a également annoncé qu'il allait se mettre en disponibilité de la magistrature pour devenir avocat.

Des requins sur les côtes de la Méditerranée


Illustration. Le cadavre d'un requin a été découvert flottant au large de la pointe de l'Esquillon, près de Cannes, tandis que des plaisanciers ont filmé un squale, bien vivant, au large de Saint-Tropez, selon la presse régionale.

Illustration. Le cadavre d'un requin a été découvert flottant au large de la pointe de l'Esquillon, près de Cannes, tandis que des plaisanciers ont filmé un squale, bien vivant, au large de Saint-Tropez, selon la presse régionale. | DR

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C'est une info qui va en faire frissonner plus d'un en cette période de départ en vacances. Le quotidien «Nice Matin» annonce qu'un cadavre de requin a été retrouvé à quelques encablures de la pointe de l'Esquillon, près de Cannes. 
Les restes du prédateur - une bête de 2,50 à 4 m de long - ont été repêchés par la brigade nautique de la ville de Théoule-sur-Mer. Probablement haché par une hélice, le squale est en état de décomposition avancée. Au point qu'il est difficile de déterminer son espèce exacte. Le quotidien note cependant que la «Méditerranée compte environ une cinquantaine d'espèces de requins qui restent souvent au large et en profondeur».

Coïncidence ? A Saint-Tropez, deux plaisanciers ont croisé le chemin d'un requin bien vivant celui-là, rapporte «Var-Matin». En route pour une petite partie de pêche, ils aperçoivent ce qu'ils pensent d'abord être un poisson-lune. Quelques mètres de plus, un aileron sort de l'eau. Par réflexe l'un des deux hommes crie «au grand blanc» avant de filmer la scène avec son téléphone portable. Au quotidien, il explique : « Je vous jure, c'est impressionnant de voir ça. Maintenant, je n'ai plus vraiment envie de me baigner au large, autour du bateau ». Le squale a fait le beau autour du bateau - un modèle White Shark (requin blanc] ! - avant de replonger dans les profondeurs.

Le braqueur filmait les distributeurs d’argent



Les braqueurs lors de leur interpellation par les policiers.

Les braqueurs lors de leur interpellation par les policiers. | (DR.)

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Pour connaître la fréquence de passage des techniciens chargés de l’entretien des distributeurs automatiques de billets (DAB) et mieux les surprendre, un malfaiteur avait disposé un ingénieux système d’enregistrement vidéo à proximité des automates. Mais sa petite « installation » a été découverte à cause d’une grossière erreur. 
Le  avait installé une de ses caméras dans une voiture mal garée sur la chaussée à Gargenville (Yvelines). L’homme a finalement été interpellé le 8 juillet, en compagnie de deux complices, au retour d’un  commis dans un supermarché à Maulette (Yvelines). Mis en examen, le trio a été placé en détention provisoire.

Tout commence le 12 juin, lorsque des policiers verbalisent une  Clio qui se trouve en stationnement gênant à proximité d’une agence de la BNP. Les fonctionnaires, après avoir rédigé leur PV, sont intrigués par ce qui ressemble à l’objectif d’une caméra dirigé vers l’entrée du local du distributeur de la banque. Saisis des faits, les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles établissent que ce véhicule est utilisé par un certain Amine H., 24 ans, domicilié à Porcheville et déjà connu pour des vols à main armée.

Une surveillance est disposée autour du domicile du suspect

Les policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la PJ versaillaise observent ensuite le jeune suspect en train de récupérer le matériel d’enregistrement. Au début du mois de juillet, un second véhicule — une Jeep Cherokee —, équipé de la même façon, est découvert, stationné entre deux banques, dans la commune de Limay.

Le 8 juillet, en tout début de matinée, Amine H. est rejoint par deux inconnus à son domicile alors qu’une surveillance discrète a été disposée autour des lieux. Les trois hommes ressortent rapidement avant de prendre le volant d’une puissante BMW M3. Quelques minutes plus tard, les policiers sont alertés d’un braquage qui vient d’être commis dans un magasin Intermarché.

Trois hommes armés d’un fusil à pompe et d’une arme de poing ont fait irruption dans le commerce avant de s’emparer de 36 000 €. Amine H. et ses deux complices — Many C. et Douga B., tous deux âgés de 24 ans —, sont interpellés à leur retour à Porcheville.

Dans une Opel Astra ayant servi de voiture-relais aux braqueurs, les enquêteurs découvrent un fusil à pompe chargé, un pistolet automatique 9 mm, des talkies-walkies, des cagoules, une bombe lacrymogène ainsi que le butin dérobé. La fouille de l’appartement du principal suspect a également permis la saisie d’un gilet pare-balles et de documents relatifs à la fabrication d’engins explosifs et à des projets d’attaques de DAB à la voiture-bélier.

Mission « impossible » pour Kofi Annan qui referme le dossier syrien


Genève, le 3 août 2012. Kofi Annan jette l'éponge et referme le dossier syrien qu'il avait spécialement pris en charge au nom de l'ONU.
Genève, le 3 août 2012. Kofi Annan jette l'éponge et referme le dossier syrien qu'il avait spécialement pris en charge au nom de l'ONU.

Par RFI
« J’ai fait de mon mieux », a affirmé Kofi Annan. Après cinq mois d'efforts, le médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie préfère démissionner. Il quittera  ses fonctions le 31 août. Devant la presse à Genève, le diplomate a pointé du doigt l’incapacité du Conseil de sécurité de l’ONU à s’unir. Kofi Annan parle d’échec de sa mission. Il n’est pas arrivé à imposer son plan de paix, mais quelles sont les avancées issues de sa médiation ?

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour
La médiation de l'ONU est clairement un échec ; difficile donc de retenir quelques avancées. Kofi Annan avait deux objectifs au début de cette mission : établir un cessez-le-feu en Syrie et entamer un dialogue entre le gouvernement et l’opposition syrienne. Cela n’a pas été le cas. C’était une mission « impossible », c’est d’ailleurs le terme qu’a repris Kofi Annan lui-même. Non seulement, il a dû faire face à un Conseil de sécurité divisé, mais les acteurs du conflit eux-mêmes, le gouvernement et l’opposition syrienne, ne veulent pas d’un dialogue politique.
C’est vrai que les observateurs de l’ONU qui ont été déployés en Syrie ont sans doute permis d’avoir des informations plus fiables. Mais leur mission va sans aucun doute se terminer également dans quelques semaines et l’ONU va probablement se cantonner désormais à un rôle humanitaire plutôt que politique en Syrie.
Kofi Annan regrette le manque de soutien du Conseil de sécurité. Aujourd’hui, l’Assemblée générale de l’ONU doit voter une résolution qui est présentée par le groupe des pays arabes.

C’est une résolution non contraignante. Il s'agit évidemment d'un message destiné à montrer que l’ONU reste active sur le dossier syrien. Et la dernière résolution de l’Assemblée générale était passée à une très large majorité, avec 137 voix. Mais cette fois, le score pourrait être plus serré parce que l’activisme de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des Occidentaux sur le dossier syrien irrite beaucoup de pays qui pourraient préférer s’abstenir plutôt que de voter en faveur de cette résolution.Cette résolution reprend le texte qui avait été présenté devant le Conseil de sécurité et auquel la Russie et la Chine avaient soumis leur veto. On y retrouve les menaces de sanctions, la transition politique et même une référence aux armes chimiques et un avertissement quant à l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien.

JO 2012 : après la tricherie, la Chine réclame des excuses publiques



Badminton : les joueuses sud-coréennes Ha Jung Eun et Kim Min Jung, jouant en double contre l'Indonésie (31 juillet 2012)
Badminton : les joueuses sud-coréennes Ha Jung Eun et Kim Min Jung, jouant en double contre l'Indonésie (31 juillet 2012) / Crédits : AFP / A. Berry
La Chine a demandé des excuses publiques à ses joueuses de double de badminton disqualifiées mercredi des Jeux olympiques de Londres pour tricherie.C'est le genre d'humiliation qui ne passe pas en Chine. Le gouvernement chinois a demandé des excuses publiques à ses joueuses de double de badminton disqualifiées mercredi des Jeux olympiques de Londres pour tricherie. Huit joueuses de badminton ont été disqualifiées pour avoir perdu délibérément afin de bénéficier d'un tableau plus favorable lors du tournoi olympique. Les sanctions prises par la Fédération internationale de badminton concernent les Chinoises Yu Yang et Wang Xiaoli, les Sud-Coréennes Jung Ky-ung et Kim Ha-na et Ha Je et Kim Min-jung et les Indonésiennes Meiliana Juahari et Polii Greysia."La délégation a d'ores et déjà critiqué sévèrement et sensibilisé les responsables du badminton, l'équipe et les joueuses en question et leur a demandé de reconnaître  la gravité et le préjudice de l'affaire, de s'excuser publiquement et d'empêcher que ce genre d'incidents se produise encore", rapporte l'agence de presse Chine Nouvelle. La défaite de Yu et Wang face aux Sud-Coréennes Jung Ky-ung et Kim Ha-na permet au double chinois d'éviter une confrontation contre leurs compatriotes Tian Qing et Zhao Yunlei.Yu Yang a annoncé jeudi sur son compte de microblog Tencent qu'elle mettait un terme à sa carrière. "C'est ma dernière compétition. Adieu à la Fédération internationale de badminton, adieu badminton bien-aimé", écrit la joueuse chinoise. "Nous avions seulement choisi d'utiliser les règles pour perdre le match. C'était seulement pour être capable de mieux jouer au second tour de la phase d'élimination directe. C'est la première fois que les Jeux olympiques modifient (le format du tournoi). Ne voient-ils par le tort qu'ils causent aux athlètes?", poursuit-t-elle. "Vous avez réduit à néant nos rêves sans aucune pitié. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Mais c'est impardonnable."

jeudi 2 août 2012

La taxe sur les transactions est arrivée


La taxe sur les transactions financières consistera en un prélèvement de 0,2 % sur toutes les transactions portant sur les actions de société dont le siège social est en France et dont la valeur boursière dépasse un milliard d'euros.
La taxe sur les transactions financières consistera en un prélèvement de 0,2 % sur toutes les transactions portant sur les actions de société dont le siège social est en France et dont la valeur boursière dépasse un milliard d'euros.
La mesure, débattue de très longue date, est entrée en vigueur mercredi et ne satisfait pas grand monde.
"Mon adversaire, c'est le monde de la finance", clamait François Hollande dans son discours du Bourget, en janvier 2012. L'une des mesures concrètes de cette charge en règle contre les traders entre en vigueur mercredi : la taxe sur les transactions financière. Bien qu'envisagée par de nombreux gouvernements, y compris celui de Nicolas Sarkozy, c'est la première fois qu'une telle taxe sera appliquée en France.
Après de nombreuses négociations peu fructueuses sur le plan international, le gouvernement en a finalement élaboré une spécifique pour l'Hexagone. Et les députés l'ont adoptée en urgence mardi, le dernier jour de la cession parlementaire extraordinaire de juillet, alors que son application était, au mois de juin, encore prévue pour 2013. À peine lancée, la mesure subit déjà une foudre de critique, de traders comme d'ONG. Europe1.fr vous résume tout ce qu'il faut savoir.
De combien est-elle ? La taxe a doublé par rapport à ce que prévoyait Nicolas Sarkozy. Elle passe de 0,1 à 0,2%. Pour 5.000 euros d'actions Total par exemple, en plus des traditionnels frais de courtage, l'investisseur paiera une taxe de 10 euros. Ce montant sera prélevé directement par la banque ou le courtier, puis reversé à l'Etat.
Qui est concerné ? La taxe est payée uniquement par les acheteurs d'actions d'entreprises disposant d'un siège en France. La mesure ne concerne pas les obligations, les changes ou les produits dérivés. Et les actions doivent appartenir à une entreprise dont la capitalisation est supérieure à 1 milliard d'euros. Selon Rodolphe Vialles, économiste et rédacteur du site abcbourse.com, cela concerne les actions des 109 plus grosses sociétés françaises, évidemment toutes celles du CAC 40, comme Air-France, Carrefour, Renault, GDF Suez ou encore LVMH.
La taxe est payée uniquement lors de l'achat, et non lors de la vente, par les particuliers et les établissements financiers, les banques essentiellement.
Mais vous ne payez cette taxe que si vous gardez vos titres jusqu'à la clôture des marchés. Ainsi, si vous achetez une action Total le matin à 9h, et que vous la revendez dans l'après-midi, vous échappez à la taxe. Si vous l'avez toujours à la clôture de la bourse de Paris, il faudra ajouter 0.2% au prix d'achat.
Sont donc exclus finalement ceux qu'on appelle les traders à haute fréquence, ceux qui vendent et achètent en quelques secondes grâce a des logiciels très perfectionnés, et qui qui favorisent ainsi la spéculation.
Combien doit-elle rapporter à l’État? En passant à 0,2%, la taxe devrait rapporter 1,6 milliards d'euros en année pleine, estime Jean Launay du journal Les Échos. L'association humanitaire Oxfam France prévoit, elle, seulement un milliard de recettes.
Que lui reprochent les ONG? Les défenseurs les plus ardents de cette taxe regrettent qu'elle ne s'applique pas à une plus large assiette d'établissements financiers. "Pour les ONG et autres partisans d'une finance plus responsable, cette proposition à minima est loin de la taxe Tobin, du nom de cet économiste qui entendait, dans les années 1970, lutter contre la spéculation", explique Audrey Tonnelier, journaliste spécialisée, dans le journal Le Monde en date de vendredi.
De plus, beaucoup s'inquiètent de savoir à quoi servira l'argent récolté. "Cette mini taxe doit être consacrée à la solidarité internationale et au climat. Elle ne doit pas servir à combler le déficit, comme le souhaiterait le ministère du Budget", réclame ainsi Oxfam France, cité par le Nouvel Observateur.
Qu'en pensent les marchés ? Les établissements financiers s'inquiètent de l'arrivée d'un nouvel impôt qui, en gonflant le coût des transactions, risque d'éloigner davantage les investisseurs de la Bourse française. "Cette taxe va peser sur les investissements en actions à un moment où les entreprises doivent compenser une baisse progressive des financements bancaires ", déplore ainsi Arnaud de Bresson, délégué général d'Europlace, lobby de la Bourse de Paris, interrogé par Le Monde. Il souligne "la nécessité que cette mesure soit au minimum européenne, incluant Londres".
Une telle taxe a-t-elle déjà existé? Onze pays du G20 appliquent déjà différentes taxes sur les transactions financières, de façon unilatérale. Le Royaume-Uni a ainsi mis en place "le stamp duty", un impôt de Bourse s'appliquant aux actions de nationalité britannique, qui rapporte chaque année entre 4 et 6 milliards d'euros. La Corée du sud taxe les transactions sur les actions, l'Inde les produits dérivés, tandis que le Brésil inclut les obligations.
La France avait également déjà voté une loi en ce sens. Le lundi 19 novembre 2001 exactement, l'Assemblée nationale a adopté le principe d'une taxe Tobin, d'un montant maximal de 0,1%, sur les transactions financières spéculatives internationales. Mais la partie IV de l'article 235 ter ZD du code général des impôts, précisait que la taxe ne rentrera en application qu'après l'adoption du même principe par les autres parlements européens.
D'autres pays vont-ils se convertir? En novembre dernier, Nicolas Sarkozy avait déjà défendu le principe d’une "taxe Tobin" applicable aux pays du G20. François Hollande a réessayé en juin au G20 de Los Cabos, au Mexique. La mesure avait reçu le soutien de l'Argentine et de l'Afrique du Sud, mais un très grand nombre de pays y restaient opposés, notamment les Etats-Unis, la Chine et le Brésil. Cette demande est donc restée lettre morte.
Pour une taxe appliquée à l'ensemble de l'Europe, François Hollande a le soutien de l'Allemagne, mais la Grande-Bretagne et la Suède y sont opposées.
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