jeudi 14 avril 2011

NICOLAS SARKOZY ("LA CONQUÊTE") ET JACK SPARROW HORS COMPÉTITION À CANNES


Nous n’avons subi aucune pression». Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, a tenu d’emblée à répondre aux questions légitimes posées par la sélection de «La Conquête», hors-compétition. Il faut dire que le sujet du film – l’ascension jusqu’au sommet de la République de Nicolas Sarkozy, sur la période de 2002 à 2007 – a tout pour provoquer la polémique et susciter le buzz. Mis en scène par Xavier Durringer («J’irai au paradis car l’enfer est ici»), produit par Mandarin Cinémas, «La Conquête» mettra en scène un président de la République encore en fonction, ce qui est rare en France – mais relativement classique dans les pays anglo-saxons. Au casting on retrouvera Denis Podalydès («Liberté Oléron) en Nicolas Sarkozy, Florence Pernel («L’Autre Dumas») en Cécilia Sarkozy, Hippolyte Girardot («Un Conte de Noël») en Claude Guéant ou encore Samuel Labarthe («Sagan») en Dominique de Villepin…
La bande-annonce

Découvrez la bande-annonce de La Conquête par Europe1fr

LES PIRATES ET MELGIBSON À L’ABORDAGE

«La Conquête» n’est pas le seul événement parmi les films hors compétition. Le quatrième volet de «Pirates des Caraïbes: La Fontaine de jouvence» apportera Penélope Cruz et Johnny Depp sur les marches du Palais, alors que Jodie Foster et Mel Gibson viendront défendre «Le Complexe du castor». On est également très curieux de découvrir «The Artist», film muet de Michel Hazavanicius, avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo et les deux séances de minuit : le film d’action chinois «Wu Xia» de Peter Chan, et le long métrage mexicain «Jours de grâce», avec Eva Longoria, devraient valoir le coup d’œil comme chaque année. Enfin en séance spéciale, quatre films seront présentés : «Labrador» de Frederikke Aspöck, «Le Maître des forges de l’enfer» de Rithy Panh, «Michel Petrucciani» de Michael Radford et enfin «Tous au Larzac» de Christian Rouad. Rappelons que «Minuit à Paris», le film d’ouverture mis en scène par Woody Allen sera lui-aussi hors-compétition, le réalisateur new-yorkais refusant de jouer à la roulette russe cinéphile.

Primaires écologistes: Hulot pose ses conditions, Joly déjà dans le match

Nicolas Hulot arrive à  la salle des fêtes de Sevran, en Seine-Saint-Denis, le 13 avril 2011 pour annoncer sa candidature à la présidentielle 2012.
Nicolas Hulot arrive à la salle des fêtes de Sevran, en Seine-Saint-Denis, le 13 avril 2011 pour annoncer sa candidature à la présidentielle 2012. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

POLITIQUE - Tandis que l'ex-animateur tente d'obtenir satisfaction sur l'organisation de la primaire, la franco-norvégienne commence déjà à l'attaquer...

Clarifier sans rien céder. C’est l’exercice auquel s’est livré Nicolas Hulot au lendemain de sa déclaration de candidature à la présidentielle, dans laquelle il n’avait pas évoqué les primaires d’Europe Ecologie-Les Verts. Il en «sollicite» le «soutien», avait-il expliqué à Sevran, sans se plier formellement au processus. Et pour cause, il en conteste les modalités, objet d’un bras de fer entre ses partisans et ceux de Eva Joly.
Interrogé sur son éventuelle participation aux primaires ce jeudi matin sur France inter, l’ex-animateur a répondu: «Je ne doute pas que nous allons trouver une solution, je ne peux pas imaginer que je fasse ce parcours sans ceux dont, dans le constat, la réflexion et les aspirations, je me sens le plus proche». Oui, il y a «des divergences», a-t-il reconnu, mais «les équipes travaillent» à trouver une issue acceptable. La pomme de la discorde porte sur le corps électoral appelé à voter lors de la primaire.

L’ouverture ne doit pas être «une simple posture politicienne».

Pour l’instant, elle ne concerne que 14.000 personnes, car elle n’est ouverte qu’aux seuls adhérents et aux «coopérateurs», les sympathisants ayant signé le manifeste d’EELV. Nicolas Hulot veut «un corps électoral élargi». «C’est ma vision du processus démocratique», a-t-il insisté sur France inter. Surtout pour celui qui se présente en héraut de l’écologie politique et non en seul champion d’Europe Ecologie-Les Verts.
Un point sur lequel un compromis pourrait être trouvé  au sein de la «commission de conciliation» mise sur pied, notamment en abaissant le montant de la cotisation. Sauf que, Hulot prévient, «cette ouverture, je ne veux pas que ce soit une simple posture politicienne». «Cette ouverture, on en a besoin. On ne pourra pas organiser cette mutation (écologique) tout seul». Et si un compromis n’était pas trouvé, pourrait-il partir en solo? «Je ne suis pas dans cette perspective et cet état d’esprit», a répondu l’écologiste. «Je ne pense pas qu'on va aller vers une situation de schisme», a-t-il insisté.

Joly décoche ses flèche

Si la direction d’Europe Ecologie-Les Verts partage cet optimisme, Hulot n’en est pas pour autant accueilli à bras ouvert. Stéphane Lhomme, le président de l’Observatoire du nucléaire, a annoncé en début de semaine sa candidature à la primaire pour contrer Nicolas Hulot. Celui qui dénonçait mercredi le «Hulot Circus» à Sevran, a aujourd’hui dénoncé «le bling-bling vert» qui «ne saurait être une alternative au bling-bling de MM. Sarkozy et Strauss-Kahn». Et Eva Joly, sa principale rivale, n’a pas attendu pour décocher ses flèches. Son rival «est un nouveau venu sur les thèmes de la justice sociale», a-t-elle expliqué mercredi soir. Et jeudi matin, sur RMC, elle lui a reproché de ne pas «avoir dit un mot du nucléaire».
Elle s'est érigée comme candidate des «intérêts du citoyen» et non de ceux «des multinationales», faisant écho aux critiques récurrents essuyés par Hulot sur le mode de financement de son ex-fondation. «Il ne faut pas confondre notoriété et crédibilité», avait-elle déjà attaqué la veille de la déclaration de candidature de Nicolas Hulot. Si Eva Joly est à la peine dans les sondages, en campagne depuis août dernier, elle est déjà dans le match. Nicolas Hulot, lui, est encore à la phase d’échauffement.
 Maud Pierron

Présidentielle 2012: Villepin présente son projet, pas (encore) sa candidature


     POLITIQUE - Il propose «une refondation de l'Etat républicain»...

Dominique de Villepin a présenté ce jeudi matin à Paris son projet «citoyen» dont il veut faire la base de «l’alternative»  en 2012. Sans toutefois se déclarer à la présidentielle, comme attendu. «Ce projet, j’ai volonté de l’incarner mais il doit d’abord être porté par les Français», a expliqué le président de République solidaire à la presse, réunie au Press club à Paris.  «Nous sommes dans une période printanière, de kermesse politique», où l’on note «beaucoup d’appétit, beaucoup de nouveaux visages», ajoute-t-il, visant Nicolas Hulot ou Jean-Louis Borloo. «Le paysage politique va se clarifier au cours des mois», assure-t-il mais lui, ne veut  «pas mettre la charrue avant les bœufs».
«L’essentiel», c’est donc «présenter une alternative». Ce projet qui placera la «citoyenneté» au centre et amènera à «une refondation des pouvoirs et de l’Etat républicain». L’ancien Premier ministre a alors, sur l’air d’un discours de politique générale, présenté ses mesures, déjà largement éventées dans la presse, notamment dans 20Minutes  Mesure phare, le fameux «revenu citoyen» de 850 euros, sera proposé à tous les majeurs sans ressource, et de manière dégressive à ceux qui gagnent moins de 1.500 euros.

«Proposer de nouveaux services publics»

Coût de la mesure: 30 milliards d’euros.  Mais ce «chemin» est «volontaire est réaliste», prévient-il. En tout cas financée par le relèvement de l’impôt sur le patrimoine, une surcote de l’impôt sur les grandes entreprises, un «grand emprunt citoyen»,  la réduction des dépenses et en tablant sur une croissance de 2,5%. Sur la fiscalité, Dominique de Villepin souhaite que «tous les citoyens payent l'impôt sur le revenu», même «s'il est symbolique» afin de responsabiliser le citoyen. 
Il veut aussi «proposer de nouveaux services publics qui garantissent les droits sociaux», dans le secteur de la banque, pour garantir le «service bancaire universel» et  dans le secteur du logement  pour «garantir un logement salubre à chacun».  Il y aura aussi un «service citoyen», pour unifier le cadre «des activités des sociales et solidaires».

«TVA 3 

Au niveau institutionnel, il prône «un gouvernement de dix ministres», un parlement resserré (400 députés, 200 sénateurs) ainsi que la création de 8 grandes régions en métropole (contre 22) pour plus de «cohérence» et d’«efficacité». Et pour appuyer la naissance d’«un nouveau modèle économique», l’ex-secrétaire général de l’Elysée a préconisé l'instauration d'une «TVA 3 E»  (pour environnement, Emploi, Exportation) qui serait «modulable en fonction de critères environnementaux et remplaçant une part des cotisations sociales salariales et patronales, avec un taux compris entre 19,6 et 24,6%.
Dominique de Villepin propose aussi «un plan vert» sur l'économie verte, un grenelle de l'énergie pour redéfinir «un mix énergétique» et annonce un référendum sur le sujet, pour statuer sur la place du nucléaire.

L'OM en position de force à Montpellier


Ce dimanche, l'OM tentera de récupérer les points perdus face à Toulouse le week-end dernier. En déplacement à Montpellier, les Marseillais n'auront pas la tache facile, mais ils rencontreront une formation qui n'est pas forcément à l'aise à domicile.
Le MHSC ne s'est plus imposé sur ses terres depuis presque deux mois, c'était le 20 février et une victoire sur le leader lillois 1-0. Depuis, les hommes de René Girard ont concédé deux défaites (face à Rennes 0-1 et Lens 1-4) et un match nul lors de la dernière journée (1-1 face à Nice). L'équipe du président Nicollin enchainera sa seconde rencontre consécutive à domicile ce qui n'est jamais facile à négocier. Montpellier pointe actuellement à la 12e place des équipes de ligue 1 à domicile avec 22 points pris à la Mosson tandis que l'OM reste la meilleure formation de Ligue 1 à l'extérieur avec 26 points pris en 15 déplacements.
Le bilan comptable penche donc en faveur des Marseillais, mais les Montpelliérains tenteront certainement d'inverser les statistiques ce week-end.

Incendie mortel à Paris: «Des gens lançaient des matelas avant de sauter par les fenêtres»


Sharif dormait sur ses deux oreilles, lorsque son père l’a secoué nerveusement et lui a intimé l’ordre de se réveiller. Il était «autour de 3 heures du matin». Ensuite, ses parents, son frère, sa sœur et lui, ont voulu fuir leur immeuble situé cité du Labyrinthe, dans le quartier de Ménilmontant dans le XXe arrondissement de Paris. «Mais quand on a tenté de sortir, une fumée épaisse a envahi notre appartement. On a immédiatement refermé la porte et ouvert les fenêtres pour continuer à respirer».
Les voilà bloqués chez eux au deuxième étage, escalier de droite. Impossible de s’échapper. Depuis les fenêtres de leur deux-pièces, ils voient des flammes au «niveau du rez-de-chaussée dans l'escalier de gauche» de l’immeuble. «Très vite, le feu est devenu violent. Il est monté à une vitesse incroyable dans l’escalier jusqu’au troisième étage», raconte Sharif, 21 ans. Il a vu alors des habitants de l’immeuble qui se sont mis «à sauter par les fenêtres».
Des scènes de panique qui en rappellent d’autres. Notamment la série noire de 2005, lorsque 49 personnes avaient péri à quelques mois d’intervalles dans les incendies de trois immeubles parisiens: Hôtel Paris Opéra (IXe), rue du Roi Doré (IIIe), Boulevard Vincent Auriol (XIIIe). Beaucoup étaient mortes en se défenestrant. Des scènes semblables se sont déroulées cette nuit, cité du Labyrinthe, dans l’immeuble de Sharif.

Cinq morts, plus de cinquante blessés

Cinq personnes ont péri dont quatre (trois femmes et un homme) en se jetant par la fenêtre pour échapper aux flammes. Un autre homme aurait été retrouvé mort sur le palier au quatrième étage. Peut-être a-t-il tenté de fuir malgré la fumée. Le sinistre a fait aussi 6 blessés graves (dont un pompier électrocuté au cours de l’intervention) et 51 blessés légers.
Ce sont les pompiers justement qui ont sorti la famille de Sharif de son appartement. «On a attendu que les secours arrivent», raconte le jeune homme. «De toutes les façons on ne pouvait pas sauter par la fenêtre, car ma petite sœur a 4 ans». Il dit aussi que sa famille n’a pas cédé à la panique car«le feu était dans la cage d’escalier de gauche». Pas dans celle de droite, où se trouve leur appartement, qui était juste envahie par la fumée. «Sinon je ne sais comment on aurait réagi
En dessous de chez eux, habite la famille d’Arakan, 20 ans, qui est un copain de Sharif. Eux ont sauté par la fenêtre, après avoir jeté des matelas en bas de l’immeuble, pour amortir leur chute. Mohammed Attala, qui habitait au premier étage, mais escalier de gauche là où sévissait et se propageait à une vitesse effrayante l’incendie, a aussi sauté par la fenêtre, sans dommage car «ce n’était pas très haut». Il dit avoir assisté à des scènes incroyables. «Des gens du quatrième étage» se sont échappés de l’immeuble «en fabriquant des cordes avec des draps». Ils sont descendus de la sorte jusqu’au deuxième étage, puis ils ont sauté. «Il y en a un qui est tombé sur une voiture, comme dans un film. Il s’est cassé une jambe».
Les raisons de l’incendie qui a ravagé cet immeuble de cinq étages en crépi blanc, ne sont pas encore déterminées. Selon des habitants, le bâtiment était dans un «état moyen». C’était «un immeuble modeste» précise-t-on à la ville de Paris. «Mais il ne figurait pas dans la liste des bâtiments insalubres ou en péril établie par les pouvoirs publics». Les locataires affirment que leur bâtiment comportait un digicode et un concierge. «Quand on entrait, il fallait monter quatre marches. Là on arrivait sur petit palier. Il y avait une cage d’escalier à droite et une autre à gauche».

Un immeuble modeste, pas insalubre

Il y avait trois appartements par étage. Soit au total 36 logements avec le rez-de-chaussée, surtout des deux-pièces et quelque petits trois-pièces. L’immeuble était habité par nombreuses familles égyptiennes: des commerçants de fruits et légumes sur les marchés et des peintres en bâtiments. Il y avait aussi des familles turques, deux familles maghrébines et aussi des familles françaises, qui payaient entre 500 et 700 euros de loyer pour un deux-pièces.
L’immeuble était administré par le syndic Bellavita (la belle vie en Italien), un nom hors de propos au vu du drame qui s’y est déroulé. Le cabinet est resté jusqu’ici injoignable.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...