samedi 26 février 2011

Six Nations: l'Angleterre "crunche" la France











LONDRES
(Reuters) - Deux entames de mi-temps ratées du XV de France
ont permis à l'Angleterre de remporter le "crunch" samedi
à Twickenham et de rester la seule équipe
invaincue dans le Tournoi des six nations après trois
matches.

Les
Anglais se sont imposés par 17 points à 9
grâce à un essai de l'arrière Ben Foden
et quatre pénalités, trois de Toby Flood et une
de Jonny Wilkinson.

Déjà
vainqueurs du Pays de Galles, à Cardiff, et de l'Italie
à Twickenham, ils poursuivront leur quête d'un
premier titre et d'un premier Grand Chelem depuis 2003 contre l'Ecosse,
à Twickenham, le 13 mars, et l'Irlande, à Dublin,
le 19.

L'entraîneur
Martin Johnson, capitaine de l'équipe de 2003 qui allait
aussi gagner la Coupe du monde quelques mois plus tard,
n'était pas d'humeur à se projeter si loin.

"C'est
ridicule. On parle de ça après le dernier match.
Ce qui s'est passé il y a deux semaines, était
exceptionnel", a-t-il dit en référence
à la victoire 59-13 sur l'Italie.

"Le
match d'aujourd'hui a été féroce. Ils
étaient durs au contact. Il y a eu beaucoup de pertes de
balle et nous ne nous sommes pas fait de faveurs à
nous-mêmes en première mi-temps."

Et
quand il a fait l'éloge de ses joueurs, ses remarques ont
sonné comme une critique en creux du XV de France:

"Les
matches comme celui d'aujourd'hui se gagnent sur les fondamentaux. Nous
n'avons pas bien joué en première mi-temps mais
nous avons fait des changements à la mi-temps. Quand nous
avons pris un avantage de huit points, c'était important.
Après, nous sommes restés en place et nous avons
bien défendu."

La
France, qui se présentait en tenante du titre et du Grand
Chelem et avec deux victoires cette année sur l'Ecosse, au
Stade de France, et l'Irlande, à Dublin, n'a
marqué que trois pénalités de Dimitri
Yachvili.

Elle
jouera ses deux derniers matches contre l'Italie à Rome et
le Pays de Galles, à Saint-Denis.

JONNY
REPREND SON RECORD

L'entraîneur
Marc Lièvremont a accepté la défaite
de bonne grâce. Il a sacré l'Angleterre meilleure
nation européenne et lui a souhaité de
réaliser le Grand Chelem qui lui est promis.

Au
sujet de son équipe, il a regretté des
approximations et un manque de réussite mais a dit avoir
décelé une marge de progression
conséquente.

Reste
que si les Français ont rivalisé avec les
Anglais, leur défaite, au terme d'un match animé
et très physique mais finalement décousu et sans
grande valeur technique, s'explique par leur incapacité
à marquer l'indispensable essai, ni même le
moindre point en seconde mi-temps.

Le
début de match n'avait pas été du
meilleur tonneau avec un ballon rendu dès le coup d'envoi,
une première touche et une première
mêlée perdues et la première
pénalité convertie par Flood.

Deux
autres pénalités de Flood et trois de Yachvili
ont fait passer le score à 9-9 juste après la 20e
minute de jeu et laissé penser que le match était
loin d'être joué à la mi-temps
sifflée sur ce même score.

Nouvelle
entame, nouveau ratage. Les Français ont
concédé une mêlée
à cinq mètres et l'ont payé au prix
fort avec le premier et seul essai du match marqué par Ben
Foden.

Pendant
une pause avant une pénalité pour les Anglais,
Julien Bonnaire et Damien Traille sont entrés à
la place de Sébastien Chabal et Clément
Poitrenaud.

Côté
anglais, Jonny Wilkinson a remplacé Toby Flood. Il a pris la
responsabilité de la pénalité et,
à froid, a expédié le ballon entre les
poteaux des 45 mètres. On jouait la 51e minute de jeu.
L'écart était passé à huit
points, 17-9.

L'ouvreur
anglais venait de reprendre de deux points le rang de meilleur marqueur
de l'histoire que lui avait soufflé en décembre
dernier le Néo-Zélandais Dan Carter avec 1.187
points.

Il
venait surtout de sceller le score malgré quelques occasions
d'essai ratées de part et d'autre.

La
prochaine rencontre entre les deux équipes aura lieu sans
doute pendant la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande,
à l'automne, et peut-être en quarts de finale,
à Christchurch.

Jean-Paul
Couret pour le service français





Libye: Obama dit que Kadhafi doit "partir maintenant"






WASHINGTON
- Le président américain Barack Obama a
déclaré samedi que le dirigeant libyen Mouammar
Kadhafi devait "partir maintenant" car il avait perdu la
légitimité pour rester au pouvoir, selon un
communiqué de la Maison Blanche.
"Le président a déclaré
que quand le seul moyen pour un dirigeant de rester au pouvoir
était de recourir à la violence contre son propre
peuple, il avait perdu la légitimité de gouverner
et devait faire ce qui doit être fait pour son pays et partir
maintenant", ajoute le document.
Barack Obama a tenu ces propos --les plus directes
jusqu'à présent à l'encontre du
colonel Kadhafi-- au cours d'une conversation
téléphonique avec la chancelière
allemande Angela Merkel, souligne le communiqué.
L'appel du président américain
à un départ immédiat de Mouammar
Kadhafi intervient alors que ce dernier s'accroche au pouvoir.
M. Obama et Mme Merkel ont "discuté des
moyens efficaces et appropriés, pour la
communauté internationale, de répondre
à cette crise", indique encore le communiqué de
la Maison Blanche.
"Le président se félicite des
efforts en cours de la part de nos alliés et partenaires aux
Nations Unies et de l'Union Européenne pour
élaborer et mettre en oeuvre des mesures fortes", ajoute la
présidence américaine.
Barack Obama a imposé vendredi des sanctions
à l'encontre du colonel Kadhafi et de ses proches
à la suite de la répression sanglante
menée par son régime contre les manifestants
hostiles à son régime.
"Le régime de Mouammar Kadhafi a
bafoué les normes internationales et la morale
élémentaire, il doit être tenu
responsable", avait déclaré vendredi le
président Obama, selon un communiqué de la Maison
Blanche.
Le Conseil de sécurité de l'ONU
s'est réuni pour la deuxième journée
consécutive samedi pour tenter d'imposer des sanctions
sévères au régime libyen.
(©AFP / 26 février 2011 22h56




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