dimanche 6 février 2011

Egypte Sarkozy condamne "les atteintes au droit de la presse"


Sarkozy condamne "les atteintes au droit de la presse"
La place Tahrir le 3 février dernier.  
REUTERS

Ce vendredi doit être pour les opposants au président Moubarak le "jour du départ" du chef de l'Etat égyptien. Suivez cette journée cruciale, heure par heure.

 
20hA l'issue du Conseil européen qui se tenait à Bruxelles ce vendredi, Nicolas Sarkozy a déclaré: "Nous condamnons toutes atteintes au droit de la presse" 
19h48 Le Premier ministre a exclu tout transfert de pouvoir du président Hosni Moubarak à son vice-président Omar Souleimane. 
19h44 La plupart des journalistes et photographes finlandais couvrant les événements en Egypte ont commencé à quitter le pays tandis que plusieurs médias suédois étudient la possibilité de rapatrier leurs envoyés spéciaux. 
"L'atmosphère n'a cessé de se détériorer et les journalistes sont devenus des cibles", a expliqué un photographe du quotidien finlandais Iltalehti, John Palmen, à l'agence finlandaise STT. 
18h32Au micro d'un journaliste du Guardian, de jeunes activistes égyptiens clament leurs revendications. Ils demandent la formation d'un comité, composé de six juges, six députés et deux membres de l'armée, qui serait chargé de nommer un gouvernement de transition. Ils réclament également la révision de la constitution, qui serait ensuite validée par un référendum populaire.  
18h16 L'agence Reuters rapporte que l'opposant Mohamed El-Baradei a déclaré, dans le journal autrichien Der Standard qu'il nesouhaitait pas se présenter à la prochaine présidentielle égyptienne. "Je ne suis qu'un agent du changement" en Egypte, "je ne me présenterai pas", indique-t-il.  
Se positionnant "au-dessus des partis", il ajoute souhaiter "jouer un rôle à l'avenir. Mais que sa priorité est de promouvoir la démocratie en Egypte dans un premier temp, pas de désigner le candidat de l'opposition. 
En mars 2010, après son premier retour en Egypte, il se montrait partagé sur un possible avenir présidentiel: "Ce serait mieux si vous trouviez une personne moins âgée que moi." Cette information crée la surprise: dans de récentes déclarations, il n'excluait pas une éventuelle candidature, alors que les commentateurs le voyaient en homme providentiel d'un pays... qui le connaît finalement peu. 
17h50 Selon la chaine CCTV News, les Nations Unies auraient demandé à son personnel de quitter le territoire égyptien. 
17h30 Amr Moussa, secrétaire de la Ligue Arabe, a été interrogé par le journal Al Masry Al Youm. Dans cet article, il déclare qu'il s'attend à voir Moubarak rester à son poste jusqu'au terme de son mandat, dans 7 mois, même si les choses qui se passent à présent pourraient l'amener à prendre une autre décision. Selon lui, il serait impossible d'organiser des élections rapidement. Il n'a également pas refusé la possibilité d'être candidat à la prochaine présidentielle. Interrogé sur Europe1 ce matin, il a affirmé qu'un gouvernement nouvellement formé ne pouvait ignorer les Frères Musulmans. 
17h22 Il est plus de 18h en Egypte, la nuit tombe, les manifestants prient dans les rues, le couvre-feu mis en place par les autorités dès 15h n'est toujours pas respecté. La place Tahrir, où l'ambiance est plutôt pacifique, semble encerclée par de violents affrontements qui se déroulent alentour. 
Sarkozy condamne "les atteintes au droit de la presse"
Comme depuis une semaine, le couvre-feu n'est pas respecté par les manifestants, qui se sont réunis ce vendredi pour le "jour du départ" du président Moubarak.  
Capture Al Jazira
17h08 Le journal indépendant Al Masry Al Youm rapporte que la police égyptienne aurait fait irruption dans les locaux du site Internet appartenant aux Frères Musulmans. 12 journalistes ont été arrêtés.  
17h00 L'ex-ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie Rachid Mohamed Rachid a été interdit de quitter le pays, après que ses comptes bancaires aient été gelés (15h47), a annoncé vendredi l'agence de presse officielle Mena. Il s'agit de "mesures préventives" jusqu'à la "fin de l'enquête" initiée par le Parquet général contre certains responsables soupçonnés de détournements de fonds publics, a-t-elle poursuivi. 
16h59 La chaîne privée Canal+ était vendredi sans nouvelles de deux journalistes d'une agence de presse française qui travaillaient pour elle, arrêtés par des forces de sécurité au Caire. Les deux journalistes réalisaient un documentaire pour la chaîne. Ils ont été arrêtés dans la capitale égyptienne en compagnie de militants du Mouvement du 6 avril et de défenseurs des Droits de l'Homme. Parmi eux, un délégué d'Amnesty International et un représentant de Human Right Watch. 
Par ailleurs, la chaîne Arte, dont deux journalistes avaient été arrêtés, a annoncé vendredi qu'ils avaient été relachés. 
16h47 Des coups de feu ont été entendus dans le nord du Caire, peut-être des tirs de semonce, selon un journaliste de Sky Newssur place. 
16h29 L'armée stoppe actuellement toute personne souhaitant accéder à la place Tahrir depuis le pont Qasr al-Nil. Le couvre-feu a d'ailleurs commencé dans la capitale. 
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Des heurts ont éclaté ce vendredi, alors que la matinée était restée pacifique.  
Capture d'écran Al Jazeera
16h25 Les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne ont demandé ce vendredi que la transition démocratique en Egypte commence "maintenant", dans une déclaration commune adoptée lors d'un sommet à Bruxelles. 
"La base des relations entre l'UE et l'Egypte repose sur les principes énoncés dans l'accord d'association" qu'ils ont conclu "et les engagements pris à cet égard", ont également souligné les dirigeants européens, laissant ainsi planer la menace de revoir les termes de cet accord qui permet à l'Egypte de recevoir une aide économique européenne. 
16h20 Le Guardian vous fait partager en vidéo les manifestations qui ont lieu place Tahrir, depuis le début de la journée. 
16h16 Selon des informations de la BBC, des affrontements ont aussi lieu à Alexandrie, en marge des manifestations. Au Caire, ils sont commencé il y a une heure, depuis la place Talaat Harb. 
15h58 Comme la police égyptienne a été fortement critiquée après la diffusion ces derniers jours d'une première vidéo montrant leurs actes de violence, une seconde vidéo fait débat sur la Toile.  
  
15h47 Le procureur général égyptien gèle les comptes bancaires de Rasheed Mohamed Rasheed, ancien ministre du Commerce, selon la chaine Al-Arabyia. Selon l'agence de presse d'Etat MENA, ce dernier serait accusé de vol d'argent public. Considéré comme un proche des Occidentaux, il avait refusé de faire partie du nouveau gouvernement. 
15h32 Après que des journalistes ont été violemment pris pour cibles ce jeudi, la communauté internationale appelle à leur protection. La Fédération internationale des journalistes (FIJ), dont le siège est à Bruxelles, a écrit au Premier ministre égyptien Ahmad Chafic afin que cessent les attaques contre les journalistes et que son gouvernement s'engage à les protéger, a-t-elle indiqué ce vendredi. 
Même chose pour l'Union européenne de radio-télévision (UER), qui a appelé ce vendredi les autorités égyptiennes à "protéger" les journalistes couvrant les manifestations anti-gouvernementales. L'UER, qui regroupe les télévisions et radios publiques de 56 pays d'Europe, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, appelle dans un communiqué "les autorités égyptiennes à s'assurer qu'ils ne soient pas harcelés et qu'ils puissent travailler librement". 
15h14 Interrogé sur la chaine Al-Arabyia, le ministre de la Santé égyptien confirme le bilan de 8 morts et de plus de 5000 blessés depuis mercredi. 
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Plusieurs centaines de milliers de manifestants décomptés place Tahrir.  
AFP/STR
15h09 Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré vendredi à Berlin espérer que les manifestations en cours au Caire, réclamant le départ du président égyptien Hosni Moubarak, se déroulent sans violence. "Je souhaite sincèrement que la manifestation d'aujourd'hui ne donne pas lieu à la violence. Nous avons vu trop de violence et de sang", a déclaré le secrétaire général de l'ONU. 
"Il est temps d'entamer un processus de transition pacifique et ordonnée menant à des élections libres et honnêtes", a-t-il réaffirmé. Le processus de transition doit démarrer "aussitôt que possible", a souligné Ban Ki-moon, ajoutant "le plus tôt sera le mieux". 
14h59 Le Guardian rapporte des propos publiés sur Twitter par un journaliste d'Al-Jazira: des heurts ont éclaté sur la place Talaat Harb, à l'est de la place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire. 
14h51 L'Iran a appelé vendredi à une "révolution islamique en Egypte", estimant que le modèle de la révolution iranienne de 1979 se répandait comme un "tremblement de terre" susceptible de balayer l'influence américaine dans le monde arabe. "Ne reculez pas avant l'instauration d'un régime populaire fondé sur la religion", a lancé le guide suprême iranien Ali Khamenei, dans un discours en arabe, aux manifestants égyptiens qui réclament depuis 10 jours le départ du président Hosni Moubarak. 
L'Iran, qui célèbre cette semaine le 32e anniversaire de sa révolution islamique, affirme haut et fort depuis le début que les révoltes en Egypte et en Tunisie sont le signe d'un "réveil islamique". Mais c'est la première fois qu'un dirigeant iranien appelle directement la population d'un de ces pays à instaurer un régime islamique. 
Retrouver son discours sur cette vidéo
14h50 Retrouvez dans cette autre vidéo des extraits des heurts de mercredi et jeudi, au Caire. 
  

14h46 800 000 manifestants sont enregistrés dans les rues d'Alexandrie, selon le Daily News Egypt.  
14h37 La chaine Al-Arabyia vient de publier sur Twitter que des heurts assez localisés (vidéo) ont été observés place Tahrir entre les manifestants et des "pro-Moubarak", tels qu'ils se désignent.L'agence de presse Reuters confirme: des hommes armés de fouets et de barres de fer ont fait irruption sur la place Tahrir, à dos de chameau et à cheval, pour s'en prendre aux manifestants non armés. 
14h32 Selon la chaine Al-Arabyia, les manifestations de ce vendredi, "jour de départ" du président Moubarak, ont rassemblé à la mi-journée plusieurs millions d'opposants à travers tout le pays. 
14h20 Nouvelle prise de position américaine: le plus haut gradé américain, l'amiral Michael Mullen, a semblé écarter l'idée d'un gel de l'aide américaine à l'armée égyptienne, soulignant la nécessité de ne pas prendre de décision hâtive, dans une interview sur la chaîne ABC vendredi. "Je souhaite mettre en garde contre toute action tant que nous ne comprenons pas ce qui se passe", a dit l'amiral Mullen, chef d'état-major interarmes. 
L'aide américaine à l'armée égyptienne, d'un montant de 1,3 milliard de dollars par an depuis 30 ans, est "évidemment un investissement important. Mais c'est un investissement qui s'est révélé payant sur le long terme", a-t-il souligné. 
14h11 La chaîne de télévision satellitaire qatarie Al-Jazira a annoncé vendredi que son bureau au Caire avait été attaqué par des inconnus qui ont détruit ses équipements. Dimanche, le ministre égyptien sortant de l'Information, Anas el-Fekki, avait ordonné l'interdiction d'Al-Jazira, qui a largement couvert la révolte contre le président Hosni Moubarak. La chaîne avait estimé que cette décision visait à "faire taire le peuple égyptien". 
La chaîne qatarie, qui a toujours eu des relations tendues avec le gouvernement égyptien, couvre en continu les manifestations anti-gouvernementales qui ont début le 25 janvier en Egypte. Au lendemain de l'interdiction, six de ses journalistes ont été brièvement arrêtés au Caire

Contagion en Irak?

L'Irak, même démocratique, n'est pas à l'abri du vent de révolte qui souffle sur les pays arabes, et ses dirigeants doivent oeuvrer pour plus de justice sociale, ont estimé des imams irakiens lors de la grande prière du vendredi. "Nous ne pouvons affirmer que ce qui s'est passé dans les pays arabes n'arrivera pas en Irak, même si le régime est démocratique", a averti dans son sermon Abdoul Mahdi al-Karbalaï, représentant dans la ville sainte chiite de Kerbala, du Grand ayatollah Ali al-Sistani, le plus influent dignitaire chiite irakien. 
14h09 Sur Facebook, quelques images d'un hôpital de campagne, près de la place Tahrir. 
13h54 Des centaines de milliers de manifestants se trouvent désormais place Tahrir. L'ambiance calme est portée par des chants et des dansesAucune trace des pro-Moubarak ce jour. 
13h43 Le changement est en "cours en Egypte comme il est venu en Tunisie",édclare vendredi la haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, appelant les autorités du pays à écouter la voix du peuple. Elle exhorte par ailleurs les autorités égyptiennes à mener des enquêtes "transparentes et impartiales" sur les récentes violences dans le pays. 
13h18 Le chef de la Ligue arabe, l'Egyptien Amr Moussa, se trouve place Tahrir, épicentre de la contestation contre le régime égyptien, pour aider à "ramener le calme", a indiqué son bureau. 
12h50 Des dizaines de milliers d'Egyptiens sont massés place Tahrir. La manifestation se déroule dans le calme, et les partisans du président, à l'origine des violents affrontements ces deux derniers jours ne sont pas visibles ce vendredi, l'armée ayant déployé des dizaines de véhicules pour créer une zone tampon autour de la place. 
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Scène de solidarité: des chrétiens protègent des musulmans qui prient sur la place Tahrir. (image postée sur Twitter)  
Shawkatt Raghib/DR
12h30 Des dizaines de milliers de personnes prient sur la place Tahrir, une première prière hebdomadaire du vendredi dans ce lieu emblématique de la révolte égyptienne. "Nous sommes nés libres et allons vivre libres... Je vous demande de patienter jusqu'à la victoire", a déclaré un imam identifié comme Khaled al-Marakbi par les fidèles. 
12h06 Silvio Berlusconi, le président du Conseil italien estime le Hosni Moubarak est un "homme sage" et qu'il devrait rester en place pour assurer la transition vers la démocratie selon Reuters. Pourtant, le président du Conseil italien avait, jeudi, réclamé, avec quatre autres dirigeant européens, que le processus de transition démocratique commence dès maintenant. 
11h27Le guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Badie, déclare à la chaîne Al-Jazira qu'il est prêt au dialogueavec le vice-président Omar Souleimane mais après le départ du président Hosni Moubarak. C'est la première fois que le guide suprême de la confrérie s'exprime publiquement depuis le début de la contestation populaire le 25 janvier. 
10h40 Une roquette antichar a été tirée vendredi sur le siège de la Sécurité de l'Etat dans la ville d'El-Arich, près de la frontière de la bande de Gaza, dans la péninsule du Sinaï, selon une source au sein des services de sécurité et de témoins. 
10h22 Le ministre égyptien de la Défense Mohamed Hussein Tantaoui se rend place Tahrir, où il s'adresse aux manifestants. La télévision publique a précisé dans un bandeau que le ministre "inspecte la situation place Tahrir". 
"L'homme vous a dit qu'il n'allait pas se représenter", a lancé le ministre, en référence au président Moubarak qui a annoncé qu'il ne briguerait pas un sixième mandat à la présidentielle de septembre. Cette annonce n'a pas apaisé la rue qui continue à manifester durement depuis. 
"Allez dire au Guide de s'asseoir avec eux", a-t-il ajouté, dans une apparente allusion au Guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Badie, et au dialogue lancé par le pouvoir avec l'opposition. 
10h Des centaines de personnes commencent à affluer ce vendredi matin vers la place Tahrir au Caire, où des milliers de manifestants ont encore passé la nuit, pour le "vendredi du départ" visant à obtenir la démission immédiate du président Hosni Moubarak. Des centaines de personnes faisaient la queue à un barrage militaire pour accéder à la place, épicentre de la contestation depuis le 25 janvier. Chacun était méticuleusement fouillé par les soldats. 
"Nous voulons une deuxième entrée", clamaient plusieurs dizaines de personnes qui convergeaient du pont Qasr el-Nil, redoutant de ne pas pouvoir accéder à la place avant la prière du vendredi vers midi. 
Ce qu'il faut retenir de la situation en Egypte ce vendredi: 
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Le vice-président Omar Souleimane a appelé l'opposition au dialogue.  
REUTERS/Jim Hollander/Pool
Le vice-président Omar Souleimane, qui s'exprimé lors d'une interview avec Moubaraksur ABC, a déclaré que l'armée déployée en renfort n'utiliserait "jamais" la force contre la population. Quant aux revendications des manifestants, il a affirmé: "Jeunes, vous êtes l'étincelle qui a allumé le feu de la réforme. Laissez désormais à l'Etat le temps de jouer son rôle". Concernant enfin l'appel lancé par les Frères Musulmans, à un rassemblement de masse ce vendredi, Souleimane a estimé que cette demande équivalait à un "appel au chaos" et exhorté les manifestants à quitter la place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire. Les Frères Musulmans avaient rejeté, plus tôt dans la semaine, l'appel au dialogue du régime considéré comme "illégitime".  
Le président Moubarak a quant à lui assuré, sur la chaine ABC en avoir "assez d'être président", disant vouloir "abandonner le pouvoir maintenant, mais qu'il ne pouvait le faire de peur que le pays ne sombre dans le chaos". "Je ne m'enfuirai jamais de mon pays, poursuit-il. Je mourrai sur ce sol." 'Je n'ai jamais eu l'intention que mon fils me succède au pouvoir", dit-il encore, alors que Gamal Moubarak a souvent été considéré comme son héritier désigné... Et lorsqu'il s'agit des violences de ce mercredi, le président égyptien désigne comme principaux responsables les Frères musulmans.  
Face à la radicalisation de la crise, l'administration Obama négocierait, depuis ce jeudi, avec des responsables égyptiensune proposition pour une démission immédiate de Moubarak, a-t-on rapporté dans le journal américain The New York TimesLa Maison blanche n'a cependant pas confirmé les informations du Times mais a reconnu que le dialogue était engagé avec les Egyptiens pour tenter de résoudre la crise qui dure depuis 10 jours. 
Ce jeudi, de violents affrontements ont eu lieu au Caire, entre les manifestants et des sbires armés par Hosni Moubarak, venus défendre le président dans la rue. Le bilan de ces deux dernier jours de violence serait de 13 morts et 1200 blessés selon leGuardian. Au coeur des manifestations de ce jeudi, de nombreux journalistes auraient également été pris pour cible. Revivez cette journée de colère sans précédent. 

Nouveaux incidents à la frontière entre Thaïlande et Cambodge


publié le 06/02/2011 à 13:41, mis à jour le 06/02/2011 à 19:02

Des militaires thaïlandais et cambodgiens ont échangé des tirs de canon, de roquettes et de chars dimanche à la frontière entre les deux pays pour la troisième journée consécutive, rapportent des témoins.

A la nuit tombée, on pouvait entendre l'écho de tirs d'artillerie provenant des abords d'un temple du XIe siècle, appelé Preah Vihear par les Cambodgiens et Khao Phra Viharn par les Thaïlandais et que les deux pays se disputent.
Les combats les plus violents se sont calmés au bout de trois heures, mais des tirs sporadiques se sont poursuivis au cours de la nuit. Un hôpital du district de Kantalarak, dans la province thaïlandaise de Sri Sa Ket, a fait état de 10 soldats et deux villageois blessés.
Côté thaïlandais de la frontière, au moins 2.500 personnes ont fui leurs villages et des centaines de Cambodgiens ont été évacués tandis que la Thaïlande déployait des renforts de troupes et de blindés, ont rapporté les autorités locales et des témoins dans les deux pays.
"A ce stade, nous n'avons pas mis en oeuvre de cessez-le-feu. Nous négocions à tous les niveaux, mais en attendant nous devons riposter et nous défendre", a déclaré le colonel Sansern Kaewkamnerd, porte-parole de l'armée thaïlandaise, en accusant les militaires cambodgiens d'avoir tiré les premiers.
Les affrontements de vendredi et samedi dans la région ont fait au moins cinq morts, le bilan le plus lourd depuis que le Cambodge a sollicité, en 2008, l'inscription du temple sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Des accrochages sporadiques ont ensuite éclaté, mais il est rare que les deux parties s'affrontent plusieurs jours de suite.
La Cour internationale de Justice a jugé en 1962 que les ruines appartenaient au Cambodge, mais elle n'a pas précisé l'appartenance d'un territoire adjacent de 4,6 km2, devenu pomme de discorde entre les deux pays.
Jason Szep et Ambika Ahuja, avec Prak Chan Thul à Phnom Penh et Viparat Jantrapapaweth à Bangkok; Jean-Stéphane Brosse et Nicole Dupont pour le service français
Par Reuters
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