mercredi 27 avril 2011

dimanche 17 avril 2011

Processus de Barcelone, UpM Dialogue 5+5, Accords d’Agadir union pour la méditerranée

grands secteurs économiques (urbain, énergie, eau, transports, secteur financier, etc.) et la redéfinition des systèmes de coopération régionale – processus de BarceloneUpM Dialogue 5+5Accords d’Agadir . C’est pour contribuer à élaborer ensemble des réponses opérationnelles à ces nombreux défis que la BEI et la Banque mondiale, avec l’appui de six gouvernements, ont mis en place dès 2009 le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI), dont l’objet est d’accélérer la modernisation des politiques publiques de tous les secteurs précités.les gouvernements égyptien, français, jordanien, libanais, marocain, tunisien et la Ville de Marseille, le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI). Le Centre facilitera l’accès à une meilleure connaissance et à de meilleures pratiques et améliorera la coopération pour soutenir les politiques de développement orientées vers une plus grande intégration de la région méditerranéenne.

samedi 16 avril 2011

regarder fc barcelone vs real madrid match en direct gratuit


Match Real Madrid - FC Barcelone en direct

voici une liste de citeweb pour regarder le match gratuitement
bon match a tous ...moi je suis pour realmadrid je rigole je suis pour personne 

jeudi 14 avril 2011

NICOLAS SARKOZY ("LA CONQUÊTE") ET JACK SPARROW HORS COMPÉTITION À CANNES


Nous n’avons subi aucune pression». Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, a tenu d’emblée à répondre aux questions légitimes posées par la sélection de «La Conquête», hors-compétition. Il faut dire que le sujet du film – l’ascension jusqu’au sommet de la République de Nicolas Sarkozy, sur la période de 2002 à 2007 – a tout pour provoquer la polémique et susciter le buzz. Mis en scène par Xavier Durringer («J’irai au paradis car l’enfer est ici»), produit par Mandarin Cinémas, «La Conquête» mettra en scène un président de la République encore en fonction, ce qui est rare en France – mais relativement classique dans les pays anglo-saxons. Au casting on retrouvera Denis Podalydès («Liberté Oléron) en Nicolas Sarkozy, Florence Pernel («L’Autre Dumas») en Cécilia Sarkozy, Hippolyte Girardot («Un Conte de Noël») en Claude Guéant ou encore Samuel Labarthe («Sagan») en Dominique de Villepin…
La bande-annonce

Découvrez la bande-annonce de La Conquête par Europe1fr

LES PIRATES ET MELGIBSON À L’ABORDAGE

«La Conquête» n’est pas le seul événement parmi les films hors compétition. Le quatrième volet de «Pirates des Caraïbes: La Fontaine de jouvence» apportera Penélope Cruz et Johnny Depp sur les marches du Palais, alors que Jodie Foster et Mel Gibson viendront défendre «Le Complexe du castor». On est également très curieux de découvrir «The Artist», film muet de Michel Hazavanicius, avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo et les deux séances de minuit : le film d’action chinois «Wu Xia» de Peter Chan, et le long métrage mexicain «Jours de grâce», avec Eva Longoria, devraient valoir le coup d’œil comme chaque année. Enfin en séance spéciale, quatre films seront présentés : «Labrador» de Frederikke Aspöck, «Le Maître des forges de l’enfer» de Rithy Panh, «Michel Petrucciani» de Michael Radford et enfin «Tous au Larzac» de Christian Rouad. Rappelons que «Minuit à Paris», le film d’ouverture mis en scène par Woody Allen sera lui-aussi hors-compétition, le réalisateur new-yorkais refusant de jouer à la roulette russe cinéphile.

Primaires écologistes: Hulot pose ses conditions, Joly déjà dans le match

Nicolas Hulot arrive à  la salle des fêtes de Sevran, en Seine-Saint-Denis, le 13 avril 2011 pour annoncer sa candidature à la présidentielle 2012.
Nicolas Hulot arrive à la salle des fêtes de Sevran, en Seine-Saint-Denis, le 13 avril 2011 pour annoncer sa candidature à la présidentielle 2012. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

POLITIQUE - Tandis que l'ex-animateur tente d'obtenir satisfaction sur l'organisation de la primaire, la franco-norvégienne commence déjà à l'attaquer...

Clarifier sans rien céder. C’est l’exercice auquel s’est livré Nicolas Hulot au lendemain de sa déclaration de candidature à la présidentielle, dans laquelle il n’avait pas évoqué les primaires d’Europe Ecologie-Les Verts. Il en «sollicite» le «soutien», avait-il expliqué à Sevran, sans se plier formellement au processus. Et pour cause, il en conteste les modalités, objet d’un bras de fer entre ses partisans et ceux de Eva Joly.
Interrogé sur son éventuelle participation aux primaires ce jeudi matin sur France inter, l’ex-animateur a répondu: «Je ne doute pas que nous allons trouver une solution, je ne peux pas imaginer que je fasse ce parcours sans ceux dont, dans le constat, la réflexion et les aspirations, je me sens le plus proche». Oui, il y a «des divergences», a-t-il reconnu, mais «les équipes travaillent» à trouver une issue acceptable. La pomme de la discorde porte sur le corps électoral appelé à voter lors de la primaire.

L’ouverture ne doit pas être «une simple posture politicienne».

Pour l’instant, elle ne concerne que 14.000 personnes, car elle n’est ouverte qu’aux seuls adhérents et aux «coopérateurs», les sympathisants ayant signé le manifeste d’EELV. Nicolas Hulot veut «un corps électoral élargi». «C’est ma vision du processus démocratique», a-t-il insisté sur France inter. Surtout pour celui qui se présente en héraut de l’écologie politique et non en seul champion d’Europe Ecologie-Les Verts.
Un point sur lequel un compromis pourrait être trouvé  au sein de la «commission de conciliation» mise sur pied, notamment en abaissant le montant de la cotisation. Sauf que, Hulot prévient, «cette ouverture, je ne veux pas que ce soit une simple posture politicienne». «Cette ouverture, on en a besoin. On ne pourra pas organiser cette mutation (écologique) tout seul». Et si un compromis n’était pas trouvé, pourrait-il partir en solo? «Je ne suis pas dans cette perspective et cet état d’esprit», a répondu l’écologiste. «Je ne pense pas qu'on va aller vers une situation de schisme», a-t-il insisté.

Joly décoche ses flèche

Si la direction d’Europe Ecologie-Les Verts partage cet optimisme, Hulot n’en est pas pour autant accueilli à bras ouvert. Stéphane Lhomme, le président de l’Observatoire du nucléaire, a annoncé en début de semaine sa candidature à la primaire pour contrer Nicolas Hulot. Celui qui dénonçait mercredi le «Hulot Circus» à Sevran, a aujourd’hui dénoncé «le bling-bling vert» qui «ne saurait être une alternative au bling-bling de MM. Sarkozy et Strauss-Kahn». Et Eva Joly, sa principale rivale, n’a pas attendu pour décocher ses flèches. Son rival «est un nouveau venu sur les thèmes de la justice sociale», a-t-elle expliqué mercredi soir. Et jeudi matin, sur RMC, elle lui a reproché de ne pas «avoir dit un mot du nucléaire».
Elle s'est érigée comme candidate des «intérêts du citoyen» et non de ceux «des multinationales», faisant écho aux critiques récurrents essuyés par Hulot sur le mode de financement de son ex-fondation. «Il ne faut pas confondre notoriété et crédibilité», avait-elle déjà attaqué la veille de la déclaration de candidature de Nicolas Hulot. Si Eva Joly est à la peine dans les sondages, en campagne depuis août dernier, elle est déjà dans le match. Nicolas Hulot, lui, est encore à la phase d’échauffement.
 Maud Pierron

Présidentielle 2012: Villepin présente son projet, pas (encore) sa candidature


     POLITIQUE - Il propose «une refondation de l'Etat républicain»...

Dominique de Villepin a présenté ce jeudi matin à Paris son projet «citoyen» dont il veut faire la base de «l’alternative»  en 2012. Sans toutefois se déclarer à la présidentielle, comme attendu. «Ce projet, j’ai volonté de l’incarner mais il doit d’abord être porté par les Français», a expliqué le président de République solidaire à la presse, réunie au Press club à Paris.  «Nous sommes dans une période printanière, de kermesse politique», où l’on note «beaucoup d’appétit, beaucoup de nouveaux visages», ajoute-t-il, visant Nicolas Hulot ou Jean-Louis Borloo. «Le paysage politique va se clarifier au cours des mois», assure-t-il mais lui, ne veut  «pas mettre la charrue avant les bœufs».
«L’essentiel», c’est donc «présenter une alternative». Ce projet qui placera la «citoyenneté» au centre et amènera à «une refondation des pouvoirs et de l’Etat républicain». L’ancien Premier ministre a alors, sur l’air d’un discours de politique générale, présenté ses mesures, déjà largement éventées dans la presse, notamment dans 20Minutes  Mesure phare, le fameux «revenu citoyen» de 850 euros, sera proposé à tous les majeurs sans ressource, et de manière dégressive à ceux qui gagnent moins de 1.500 euros.

«Proposer de nouveaux services publics»

Coût de la mesure: 30 milliards d’euros.  Mais ce «chemin» est «volontaire est réaliste», prévient-il. En tout cas financée par le relèvement de l’impôt sur le patrimoine, une surcote de l’impôt sur les grandes entreprises, un «grand emprunt citoyen»,  la réduction des dépenses et en tablant sur une croissance de 2,5%. Sur la fiscalité, Dominique de Villepin souhaite que «tous les citoyens payent l'impôt sur le revenu», même «s'il est symbolique» afin de responsabiliser le citoyen. 
Il veut aussi «proposer de nouveaux services publics qui garantissent les droits sociaux», dans le secteur de la banque, pour garantir le «service bancaire universel» et  dans le secteur du logement  pour «garantir un logement salubre à chacun».  Il y aura aussi un «service citoyen», pour unifier le cadre «des activités des sociales et solidaires».

«TVA 3 

Au niveau institutionnel, il prône «un gouvernement de dix ministres», un parlement resserré (400 députés, 200 sénateurs) ainsi que la création de 8 grandes régions en métropole (contre 22) pour plus de «cohérence» et d’«efficacité». Et pour appuyer la naissance d’«un nouveau modèle économique», l’ex-secrétaire général de l’Elysée a préconisé l'instauration d'une «TVA 3 E»  (pour environnement, Emploi, Exportation) qui serait «modulable en fonction de critères environnementaux et remplaçant une part des cotisations sociales salariales et patronales, avec un taux compris entre 19,6 et 24,6%.
Dominique de Villepin propose aussi «un plan vert» sur l'économie verte, un grenelle de l'énergie pour redéfinir «un mix énergétique» et annonce un référendum sur le sujet, pour statuer sur la place du nucléaire.

L'OM en position de force à Montpellier


Ce dimanche, l'OM tentera de récupérer les points perdus face à Toulouse le week-end dernier. En déplacement à Montpellier, les Marseillais n'auront pas la tache facile, mais ils rencontreront une formation qui n'est pas forcément à l'aise à domicile.
Le MHSC ne s'est plus imposé sur ses terres depuis presque deux mois, c'était le 20 février et une victoire sur le leader lillois 1-0. Depuis, les hommes de René Girard ont concédé deux défaites (face à Rennes 0-1 et Lens 1-4) et un match nul lors de la dernière journée (1-1 face à Nice). L'équipe du président Nicollin enchainera sa seconde rencontre consécutive à domicile ce qui n'est jamais facile à négocier. Montpellier pointe actuellement à la 12e place des équipes de ligue 1 à domicile avec 22 points pris à la Mosson tandis que l'OM reste la meilleure formation de Ligue 1 à l'extérieur avec 26 points pris en 15 déplacements.
Le bilan comptable penche donc en faveur des Marseillais, mais les Montpelliérains tenteront certainement d'inverser les statistiques ce week-end.

Incendie mortel à Paris: «Des gens lançaient des matelas avant de sauter par les fenêtres»


Sharif dormait sur ses deux oreilles, lorsque son père l’a secoué nerveusement et lui a intimé l’ordre de se réveiller. Il était «autour de 3 heures du matin». Ensuite, ses parents, son frère, sa sœur et lui, ont voulu fuir leur immeuble situé cité du Labyrinthe, dans le quartier de Ménilmontant dans le XXe arrondissement de Paris. «Mais quand on a tenté de sortir, une fumée épaisse a envahi notre appartement. On a immédiatement refermé la porte et ouvert les fenêtres pour continuer à respirer».
Les voilà bloqués chez eux au deuxième étage, escalier de droite. Impossible de s’échapper. Depuis les fenêtres de leur deux-pièces, ils voient des flammes au «niveau du rez-de-chaussée dans l'escalier de gauche» de l’immeuble. «Très vite, le feu est devenu violent. Il est monté à une vitesse incroyable dans l’escalier jusqu’au troisième étage», raconte Sharif, 21 ans. Il a vu alors des habitants de l’immeuble qui se sont mis «à sauter par les fenêtres».
Des scènes de panique qui en rappellent d’autres. Notamment la série noire de 2005, lorsque 49 personnes avaient péri à quelques mois d’intervalles dans les incendies de trois immeubles parisiens: Hôtel Paris Opéra (IXe), rue du Roi Doré (IIIe), Boulevard Vincent Auriol (XIIIe). Beaucoup étaient mortes en se défenestrant. Des scènes semblables se sont déroulées cette nuit, cité du Labyrinthe, dans l’immeuble de Sharif.

Cinq morts, plus de cinquante blessés

Cinq personnes ont péri dont quatre (trois femmes et un homme) en se jetant par la fenêtre pour échapper aux flammes. Un autre homme aurait été retrouvé mort sur le palier au quatrième étage. Peut-être a-t-il tenté de fuir malgré la fumée. Le sinistre a fait aussi 6 blessés graves (dont un pompier électrocuté au cours de l’intervention) et 51 blessés légers.
Ce sont les pompiers justement qui ont sorti la famille de Sharif de son appartement. «On a attendu que les secours arrivent», raconte le jeune homme. «De toutes les façons on ne pouvait pas sauter par la fenêtre, car ma petite sœur a 4 ans». Il dit aussi que sa famille n’a pas cédé à la panique car«le feu était dans la cage d’escalier de gauche». Pas dans celle de droite, où se trouve leur appartement, qui était juste envahie par la fumée. «Sinon je ne sais comment on aurait réagi
En dessous de chez eux, habite la famille d’Arakan, 20 ans, qui est un copain de Sharif. Eux ont sauté par la fenêtre, après avoir jeté des matelas en bas de l’immeuble, pour amortir leur chute. Mohammed Attala, qui habitait au premier étage, mais escalier de gauche là où sévissait et se propageait à une vitesse effrayante l’incendie, a aussi sauté par la fenêtre, sans dommage car «ce n’était pas très haut». Il dit avoir assisté à des scènes incroyables. «Des gens du quatrième étage» se sont échappés de l’immeuble «en fabriquant des cordes avec des draps». Ils sont descendus de la sorte jusqu’au deuxième étage, puis ils ont sauté. «Il y en a un qui est tombé sur une voiture, comme dans un film. Il s’est cassé une jambe».
Les raisons de l’incendie qui a ravagé cet immeuble de cinq étages en crépi blanc, ne sont pas encore déterminées. Selon des habitants, le bâtiment était dans un «état moyen». C’était «un immeuble modeste» précise-t-on à la ville de Paris. «Mais il ne figurait pas dans la liste des bâtiments insalubres ou en péril établie par les pouvoirs publics». Les locataires affirment que leur bâtiment comportait un digicode et un concierge. «Quand on entrait, il fallait monter quatre marches. Là on arrivait sur petit palier. Il y avait une cage d’escalier à droite et une autre à gauche».

Un immeuble modeste, pas insalubre

Il y avait trois appartements par étage. Soit au total 36 logements avec le rez-de-chaussée, surtout des deux-pièces et quelque petits trois-pièces. L’immeuble était habité par nombreuses familles égyptiennes: des commerçants de fruits et légumes sur les marchés et des peintres en bâtiments. Il y avait aussi des familles turques, deux familles maghrébines et aussi des familles françaises, qui payaient entre 500 et 700 euros de loyer pour un deux-pièces.
L’immeuble était administré par le syndic Bellavita (la belle vie en Italien), un nom hors de propos au vu du drame qui s’y est déroulé. Le cabinet est resté jusqu’ici injoignable.

mercredi 13 avril 2011

bnat oujda

pour trouver bnat oujda faut  chercher sur facebook et vous aller voir plein de fille de oujda 

lundi 11 avril 2011

Gbagbo arrêté après une offensive généralisée

Côte d'Ivoire:

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l'issue d'une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci).
"Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l'Hôtel du Golf (QG du camp Ouattara) par les FRCI", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon Simon.
M. Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, est en compagnie de son épouse Simone, considérée comme une "dure" du régime, et son fils Michel, d'un premier mariage, a précisé Anne Ouloto, porte-parole de M. Ouattara.
"Le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens, a déclaré à la télé pro-Ouattara Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, assurant que M. Gbagbo et son épouse étaient "aux arrêts".
Cette arrestation, au douzième jour de la bataille d'Abidjan, intervient après une soirée et une journée de frappes menées par les hélicoptères de l'Onuci et de la force française Licorne, visant officiellement les armes lourdes du camp Gbagbo menaçant les civils, conformément à la résolution 1975 du conseil de sécurité de l'ONU.
Les combats ont fait rage dans le quartier résidentiel de Cocody, où se trouve la résidence présidentielle, qui jouxte celle de l'ambassadeur de France. Dans l'après-midi, des blindés de Licorne et de l'Onuci, avait été engagés dans la zone.
Paris et l'ONU ont toujours insisté que leur mission n'était pas de renverser Laurent Gbagbo, dont le camp les avait accusé de vouloir "assassiner" le président sortant, qui n'a jamais reconnu sa défaite --pourtant certifiée par l'ONU-- face à M. Ouattara à la présidentielle de novembre.
Une source diplomatique française a d'ailleurs insisté, peu après l'annonce de l'arrestation, sur le fait que "M. Gbagbo a été arrêté par les troupes de M. Ouattara, c'est vrai, mais pas par les forces spéciales françaises, qui ne sont pas rentrées dans l'enceinte de la résidence".
Après l'arrestation, le président français Nicolas Sarkozy s'est "longuement" entretenu par téléphone avec M. Ouattara, dont l'élection avait été reconnue par l'essentiel de la communauté internationale.
Des hélicoptères français avaient pilonné en fin de matinée à coup de missiles le secteur de la résidence de M. Gbagbo, partiellement détruite, selon un de ses proches, une zone d'où s'élevait une épaisse fumée.
Au sol, les forces pro-Ouattara, qui avaient à plusieurs reprises depuis leur entrée dans Abidjan le 31 mars échoué à briser la résistance de leurs adversaires, étaient ensuite reparties à l'offensive.
Un peu plus tôt, des combats à l'arme lourde et légère avaient opposé pendant une heure et demi les forces de M. Ouattara à celles de son rival dans le quartier de la résidence de M. Gbagbo, selon un habitant.
Les combats n'avaient pas lieu dans les environs immédiats du batiment mais entre la télévision d'Etat RTI et l'Ecole de gendarmerie, deux autres fiefs du chef de l'Etat sortant, également situés dans le quartier de Cocody, dans le nord de la métropole.
De fortes détonations ont aussi été signalées par plusieurs habitants dans le quartier du Plateau (centre) qui abrite lui le palais présidentiel.
De dimanche 17H00 jusqu'au coeur de la nuit, la mission de l'ONU et la force française Licorne avaient tiré des missiles vers ces deux sites.
Lundi matin, Paris a justifié les tirs en disant être intervenu à la demande expresse de l'ONU.
"Conformément à la résolution 1975 et en accord avec le président Ouattara, le secrétaire général des Nations unies (Ban Ki-moon) a demandé au président de la République (Nicolas Sarkozy) la poursuite de la participation des forces françaises aux opérations menées par l'Onuci pour neutraliser les armes lourdes utilisées contre la population civile", indique un communiqué de la présidence.
Les combats ont mis Abidjan, capitale économique dont la population est évaluée à quatre millions d'habitants, au bord d'une catastrophe humanitaire.
"Nous avons de très vastes mouvements de population d'un quartier à l'autre car aucun quartier n'est vraiment sécurisé", a déclaré le coordonnateur humanitaire entre les agences de l'ONU et des ONG, Ndolamb Ngokwey, contacté au téléphone depuis Paris.
"Beaucoup de personnes m'ont raconté qu'il y avait beaucoup de cadavres qui jonchaient les rues, et pas seulement dans le quartier des ambassades", a-t-il dit.
AFP

mardi 5 avril 2011

LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LYBIE ..(lire attentivement)


Les mensonges de la guerre de l'occident contre la Lybie

 Les vraies raisons de la guerre en Lybie.

1-Premier satellite Africain RASCOM 1 
C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX. 


L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale , le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

2. Fond Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements

Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne   et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :
- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye,
- la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,
- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.

On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.  Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »
  

3- Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d'Afrique 
 Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.

L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.


4-Kadhafi, l'Africain qui a permis de laver l'humiliation de l'Apartheid 
Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux  pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.

C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour  Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne.

Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour  rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.  Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates? 
Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama , Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.

La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation  ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques »sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas.  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais».  Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1- Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie  qui répond le mieux  aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne , des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans.
Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.  On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.  Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2-  Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter  que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.  Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3-  L’égalité dans les rangs et dans les fortunes.   Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme  « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?  Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale  dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «  Malo periculosam libertatem quam quietum servitium  -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

C- Quelles leçons pour l'Afrique? 
Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord  serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème. L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder  le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd ’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.
Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.

Genève le 28/03/2011

Jean-Paul Pougala 
(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.
Cordialement Arnauld

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...