jeudi 9 décembre 2010

les video et les photo de saidia 2011

Bon , je vais esséyer de vous regrouper un pack de photo et de video sur la plage de saidia ..
ca fait plus de 2 ans que je suis pas allé a saidia ... moi je trouve que il a changé pendant les 3ans entre 2007 et 2009 , il es propre et l'infrascture routiere est bonne ...on peut dire que c'est comme l'europe lol ... bon les photos 
photo de résidence a saidia , un grand chantier qui fini jamais lol
saidia marina 2011
il fezait 38degré et la plage est bien remplie , a saidia , tout le monde nage et ya plein de vendeur de beignet et bonbon ... lol peut etre vous les avez croizé a plage de saidia
le sable et parasol du saidia ..
voila une petite carte vite fait pour les personne qui connaisse pas ou se trouve  la plage de saidia ...
carte de saidia dessiné en noir
voila , c'est la corniche de saidia , tout le monde connait ce passage avec ce restaurant que on reconnait vite ... mais ce jour la , il fezais gris ... c'etai un peut la merde  moi jaime le soleil ...
restaurant manathan

Saïdia - Wikipédia

 - 20 visites - 5 déc.
Saïdia, désolé , jai posté que ces photo mais plustard je mettrai plus de 50 photos juste pour vous ,  moi ce que je veut  c'est vous faire découvrir saidia virtuelement  ...
je travaille aussi sur la ville de oujda , je  vais prendres photo de different endrois de la ville de oujda , et vous poster ces photo dans mon blog informationduweb.blogspot.com ...
bon j'espere que je vous ai satisfait avec ces quelque photos ..
BlogBang

Condamné pour avoir créé un faux profil sur Facebook

Condamné pour avoir créé un faux profil sur Facebook

Plusieurs faux profils de l'humoriste subsistent sur Facebook.
Plusieurs faux profils de l'humoriste subsistent sur Facebook.

Un internaute, qui a créé un compte au nom de l'humoriste Omar Sy devra payer 1500 euros pour atteinte à la vie privée et violation du droit à l'image.

Les célébrités habituées aux attaques contre la presse «people» ont trouvé un nouveau champ de bataille. Fin novembre, l'humoriste Omar Sy, membre du duo «Omar et Fred», a obtenu 1500 euros de dédommagements pour atteinte à la vie privée et violation du droit à l'image. Fait nouveau, il ne s'agissait pas de la publication de photos volées mais de la création sur Facebook d'un faux profil, au nom de l'artiste. Le créateur de ce compte devra aussi s'acquitter de 1500 euros de frais de justice.
Selon Omar Sy, ce faux compte constituait un «avatar fictif qui parasitait sa vie privée». Accessible à tous les membres de Facebook, ce profil affichait des photos de son duo avec Fred et laissait croire qu'il s'agissait d'un compte authentique. Il recueillait ainsi de nombreuses demandes d'amis, de membres de Facebook qui pensaient s'adresser directement à l'humoriste.
L'internaute à l'origine de la création du compte, repéré par son adresse IP, s'est défendu en arguant que sa connexion à Internet aurait pu être usurpée. Mais le juge a pointé le manque de preuve de cette usurpation et n'a pas retenu cette explication. D'après le jugement publié sur le siteLegalis, «aucun élément ne justifiait que les informations concernant [les goûts d'Omar Sy] ainsi que le nom de certains de ses amis soient portés à la connaissance du public».

Une dizaine de Nicolas Sarkozy


C'est une des toutes premières fois que l'usurpation d'identité sur Facebook donne lieu à une condamnation en France. Au début de l'année, le réseau social avait été condamné en référé à 2000 euros de dommages et intérêts, pour avoir laissé en ligne des propos jugés injurieux contre l'évêque de Soissons, Mgr Hervé Giraud. Il ne s'agissait alors pas d'un faux profil, mais d'une page de «fan», intitulée «Courir nu dans une église en poursuivant l'évêque», illustrée par une photo du prélat.
Facebook met bien à disposition des internautes un formulaire pour signaler les usurpations d'identité aux dépens de sa personne, d'un membre de son entourage ou d'une personnalité. Mais les faux profils pullulent toujours sur le réseau social. Ainsi, Nicolas Sarkozy figure encore une dizaine de fois sur Facebook, en dehors de sa page officielle. Et il subsiste aussi quatre faux profils d'Omar Sy, malgré cette action en justice.

Quelque 300.000 migrants pris au piège athénien

Quelque 300.000 migrants pris au piège athénien

Démunis, une partie des clandestins verse peu à peu dans la délinquance.

La capitale grecque devient une prison à ciel bleu ouvert pour tous les immigrés rêvant de gagner l'Europe. Ils seraient environ 300.000 clandestins à vivre dans le centre historique de d'Athènes, une ville de 5 millions d'âmes. Sans papiers, sans travail, sans aide sociale, une frange de cette population issue de plus de quarante nationalités verse peu à peu dans la délinquance. La situation devient explosive: tandis que les mafias internationales, spécialisées dans la prostitution et le trafic de drogue, attirent à elles cette main-d'œuvre clandestine abondante, les Athéniens, durement frappés par la crise économique, s'exaspèrent, votent pour l'extrême droite et ferment les yeux sur les fréquentes ratonnades organisées par des groupes xénophobes.
De ce piège, qui est en train de se refermer, les clandestins sont les premiers à vouloir sortir. «Tout le monde veut partir, car il n'y a pas de travail ici», répètent Afghans, Algériens et Nigériens. Aucun ne se donne la peine d'apprendre le grec. «Mais je n'ai pas d'argent, et il faut 1000 ou 1500 euros pour aller en Italie», expliquent Marocains, Égyptiens ou Somaliens. Gagner l'Allemagne, l'Angleterre ou la France coûtera plus cher encore. Le retour au pays, envisagé par bon nombre, est difficile. Les ambassades, telles celles du Maroc ou d'Algérie, submergées de demandes, rechignent à payer la note.

Un mois de prison au retour


Dans les rues de la capitale grecque, il ne faut pas longtemps chercher pour parler dans la langue de Molière à un Algérien qui est passé par la Turquie dans l'espoir de venir en France. À 24 ans, Abdel s'est déjà fait expulser de l'Hexagone, «en 2007 par Sarko», dit-il. En avril 2010, il a pris un vol Alger-Istanbul à 350 euros. Mais il y a des charters beaucoup moins chers, parfois seulement à 70 euros. Les Algériens, comme les Marocains, n'ont pas besoin de visa pour la Turquie. Après, Abdel a pris le bus, un Zodiac pour franchir la frontière grecque, puis il s'est retrouvé coincé à Athènes.
Le Marocain Salah a pris un bus Beyrouth-Istanbul et se retrouve, à 28 ans, pareillement sans travail et prisonnier à Athènes. Il ne croit plus pouvoir rejoindre la France. «Si l'ambassade me paye le billet, je veux bien revenir, même, ajoute-t-il, si je sais que je vais faire un mois de prison en arrivant.»
Place Victoria, où les Afghans se retrouvent par dizaines en fin d'après-midi, on ne parle également que de partir vers l'Allemagne ou l'Angleterre. «Si je pouvais seulement revenir en Turquie, je le ferais immédiatement», assure, dépité, Dilaor. Mais la frontière turque ne marche que dans un seul sens. À 31 ans, Dilaor, marié et père de deux enfants, est arrivé en 2007 à Athènes. Il se donne encore quelques mois avant de renoncer, et de repartir vers les siens en Afghanistan.
Les Algériens sont plutôt place Omonia, quelques centaines de mètres plus loin. Parmi les clandestins, les Maghrébins sont montrés du doigt. Ils seraient plus riches. Ce serait parmi eux que se recruteraient les dealers. «Pour l'instant, Nigériens et Algériens tiennent la vente de drogue sur Athènes, indique Athanasios Kokkalakis, le porte-parole de la police grecque. Mais, ajoute-t-il, la concurrence entre communautés s'exacerbe . Les mafias n'ont pas de mal à embaucher, à faire monter les enchères.»
La délinquance - vols à l'arraché, cambriolages - et la criminalité ont, elles, explosé. «Elles ont doublé en 2009 et triplé en 2010», certifie ce policier, bien obligé d'établir un lien entre la précarité sociale et la délinquance. Une partie de la population va plus loin, en accusant les immigrés de tous les maux. Pour la première fois à Athènes, un conseiller municipal d'extrême droite vient d'être élu pour représenter le quartier proche des places Omonia et Victoria.

Nuit de cauchemar pour les automobilistes franciliens

Nuit de cauchemar pour les automobilistes franciliens

ZAPPING - Certains automobilistes qui abandonnent leurs voitures et rentrent chez eux à pied, d'autres qui trouvent refuge dans un magasin de literie... Cette nuit, la neige a provoqué une véritable pagaille autour de la capitale.

Mieux valait ne pas être au volant cette nuit en Île-de-France.Les importantes chutes de neige tombées hier ont provoqué une véritable pagaille sur les routes franciliennes, piégant des milliers d'automobilistes. Certains ont trouvé refuge dans des centres d'urgence ouverts pour l'occasion, d'autres ont préféré abandonner leur voiture et rentrer chez eux à pied... Au petit matin, beaucoup ne cachaient pas leur colère et leur exaspération.

Chirac sera jugé en mars 2011 lors d'un unique procès

Chirac sera jugé en mars 2011
lors d'un unique procès

Jacques Chirac a toujours nié avoir eu connaissance d'un système de financement illicite du RPR.
Jacques Chirac a toujours nié avoir eu connaissance d'un système de financement illicite du RPR. Crédits photo : Orban Thierry/Abaca

La Cour de cassation a accepté la jonction des deux dossiers judiciaires concernant l'ex-chef de l'Etat dans les affaires de financement présumé illicite du RPR à Paris et Nanterre.

Poursuivi dans deux procédures distinctes pour des faits similaires, Jacques Chirac sera jugé lors d'un procès unique en mars prochain au tribunal correctionnel de Paris. La Cour de cassation a accepté jeudi la jonction des deux dossiers dans lesquels il est impliqué - l'un mené à Nanterre, l'autre à Paris -, à propos du financement présumé illicite du RPR.
C'est l'avocat de l'ancien chef de l'Etat, Me Jean Veil, qui avait demandé en novembre au parquet de Nanterre de dépayser le dossier des Hauts-de-Seine, afin qu'il puisse être jugé à Paris du 7 mars au 8 avril, simultanément au dossier strictement parisien. Le parquet ayant accepté cette requête, l'avocat général s'est rangé sans surprise à cet avis, devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, et a demandé à la Cour de joindre les deux dossiers.

Prise illégale d'intérêts, abus de confiance


Redevenu justiciable ordinaire depuis qu'il a quitté l'Elysée en mai 2007, Jacques Chirac, 78 ans, a été renvoyé une première fois en correctionnellefin 2009 par la juge parisienne Xavière Simeoni pour «détournement de fonds publics» et «abus de confiance» dans le dossier parisien. Cette affaire, qui implique neuf autres prévenus, porte sur 21 emplois présumés de complaisance, rétribués sur fonds publics entre octobre 1992 et mai 1995, alors que Jacques Chirac était maire de Paris.
Le 8 novembre, c'est le juge de Nanterre Jacques Gazeaux qui, à son tour, arenvoyé l'ancien président en correctionnelle, cette fois pour «prise illégale d'intérêts». Ce dossier concerne sept emplois présumés fictifs à la mairie de Paris, confiés à des permanents du RPR d'octobre 1990 à novembre 1994. Des faits dont Jacques Chirac a toujours nié avoir eu connaissance. Le parquet de Nanterre, par la voix de son procureur Philippe Courroye, avaitrequis début octobre un non-lieu en faveur de l'ancien président, estimant «qu'il n'existait pas un système connu de Jacques Chirac destiné à financer de façon occulte le RPR». Plusieurs condamnations avaient été prononcées en 2004 dans cette affaire, notamment à l'encontre de l'ancien premier ministre Alain Juppé. Le cas de Jacques Chirac avait été disjoint dans l'attente de la fin de son mandat présidentiel.
Seule partie civile dans le dossier, la mairie de Paris s'est récemment désistée de son action en justice, après un accord à l'amiable avec l'UMP, qui s'est engagée à rembourser le préjudice causé à la municipalité. Sur ces 2,2 millions d'euros, l'UMP en paiera les trois quarts, tandis que Jacques Chirac s'acquittera du reste. S'il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, l'ancien chef de l'Etat risque dix ans de prison et 150.000 euros d'amende dans le volet parisien, et cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende dans le dossier nanterrien.

Crise en Côte d’Ivoire : les étrangers en danger ?

Crise en Côte d’Ivoire : les étrangers en danger ?
Qu’en sera-t-il des étrangers vivants en Côte d’Ivoire alors que ce pays semble glisser dangereusement vers le gouffre identitaire ? Terre d’accueil de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest, la crainte de voir resurgir la chasse à l’étranger en Côte d’Ivoire taraude la société civile burkinabè. Elle tire la sonnette d’alarme alors que les conséquences judiciaires des exactions commises en 1999 et 2000 sont toujours pendantes.
De notre correspondant
Président de l’association « le Tocsin », qui œuvre surtout pour la défense des droits des migrants, l’universitaire burkinabè Albert Ouédraogo, est connu de la scène locale pour ses positions tranchées sur la crise ivoirienne dont il situe l’origine dans la question identitaire qui a mis en lambeaux le tissu social de ce pays. Cette même référence identitaire, fait observer le professeur de lettres, alimente la haine de l’étranger, particulièrement des populations étrangères d’Afrique de l’Ouest installées en Côte d’Ivoire. Et alors que la Côte d’Ivoire chemine de nouveau vers des lendemains incertains, le Pr Albert Ouédraogo, par ailleurs président du conseil d’administration du d’administration du Réseau Ouest Africain pour l’Édification de la Paix (WANEP), s’inquiète pour les millions d’étrangers qui y vivent et sonne le tocsin. Pour lui, avant de songer à toute réparation judiciaire des préjudices subis par les étrangers en 2000, il faut dans l’immédiat conjurer le danger qui se profile à l’horizon, par une plus grande volonté de dialogue des deux présidents actuels de l’unique Côte d’ivoire, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qu’il n’est pas question de laisser aller à la boucherie.
Afrik.com : Depuis la proclamation houleuse des résultats de la présidentielle, la Côte d’Ivoire semble avoir renoué avec ses vieux démons. Craignez-vous pour les étrangers vivants dans ce pays ?
Albert Ouédraogo :
 Objectivement, on a des raisons d’avoir toutes les craintes. Tout peut arriver. La crise ivoirienne est tellement profonde qu’une simple élection fût elle présidentielle ne suffit pas à la résoudre. La crise ivoirienne est un problème identitaire. Je l’ai toujours dit. Et malheureusement ce scrutin a consacré le retour du monstre identitaire. Au Tocsin, nous sommes assez inquiets. Quand des éléphants se battent c’est l’herbe qui souffre. Les populations émigrées en côte d’Ivoire constituent des populations fragiles. Elles se retrouvent dans toutes les zones. Quand la paix est menacée, c’est toujours l’étranger qui est le bouc-émissaire. Les signes du chaos sont déjà perceptibles. On dénombre déjà une vingtaine de tués par balles. C’est grave.
Avez-vous connaissances des mesures prises par les autorités burkinabè afin de protéger leurs citoyens en côte d’Ivoire ? Le Burkina s’est-il préparé au scénario du pire qui serait par exemple le retour massif et forcé de ses ressortissants ?
Albert Ouédraogo :
 Je n’ai pas vent pour l’instant des précautions que les autorités burkinabè sont en droit de prendre en la matière. Gouverner c’est prévoir. Beaucoup de chancelleries ont déjà commencé à alerter leurs ressortissants soit de quitter la Côte d’Ivoire soit d’éviter de s’y rendre. Je n’ai pas encore entendu ce type de discours de la part de nos autorités. Ce n’est pas normal. En le faisant, je ne pense pas que c’est de jeter de l’huile sur le feu. Appeler nos compatriotes à la prudence et à la retenue ne serait pas de trop. Dans une situation aussi trouble tout est possible. Il ne faut pas prêtre le flanc ni à gauche ni à droite. Nos autorités sont capables et sont même en devoir d’appeler nos compatriotes à la retenue afin de nous éviter le scénario que nous avons connu en 2002.
Afrik.com : Blaise Compaoré est resté peu prolixe sur la situation en Côte d’Ivoire. Quel commentaire faites-vous sur son attitude ?
Albert Ouédraogo :
 Le Président Blaise Compaoré a toujours été une personnalité prudente dans ses déclarations publiques. Être responsable de nos jours, c’est éviter des déclarations à l’emporte pièce. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, il s’agit d’amener tous les protagonistes à faire baisser le mercure. La posture de Blaise Compaoré est très responsable. Il ne faut pas que la Côte d’Ivoire s’embrase du fait du facilitateur. Ce serait le monde en l’envers. Blaise Compaoré ne s’est pas autoproclamé facilitateur en Côte d’Ivoire. Cela a été une démarche du Président Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, l’Union Africaine a jugé utile de faire intervenir Thabo Mbeki pour une mission. Il est de bon ton que le Président Compaoré reste à l’écoute de ses pairs et analyse avec eux quelle est la posture la plus appropriée à adopter face à cette situation. C’est pourquoi il est plus que souhaitable que le Burkina s’implique dans la recherche de la solution.
Afrik.com : Que sont devenus les milliers de Burkinabè rapatriés de Côte d’ivoire en 2000 ?
Albert Ouédraogo :
 La question des rapatriés est un véritable contentieux ! On a l’impression qu’ils sont passés par pertes et profits sur l’autel des accords passés par nos deux Chefs d’Etat qui ont voulu préserver l’essentiel. Mais nous estimons que cette question doit être résolue. Mais ne confondons pas vitesse et participation. Chaque chose en son temps. Beaucoup de nos compatriotes renvoyés de Côte d’Ivoire sont aujourd’hui morts, beaucoup d’autres sont toujours traumatisés et continuent de souffrir dans des situations terribles. Mais toutes ces solutions ne pourront être trouvées tant que la Côte d’Ivoire sera toujours en guerre. La justice est un luxe en temps de guerre. Attendons que la paix et la stabilité reviennent pour faire prévaloir les droits, de guerre toutes ces valeurs sont foulées aux pieds. Et la Côte d’Ivoire n’est pas encore sortie de l’œil du cyclone malheureusement.
Afrik.com : Alors, devons nous attendre dans les années à venir, si paix il y a, que le Tocsin se constitue partie civile dans des procès pour demander réparation à des Burkinabè lésés en
Albert Ouédraogo :
 C’est l’un des sens de notre combat. Notre principe est que chaque fois qu’il y a impunité, il y a récidive. L’histoire doit toujours retenir les faits glorieux et les faits monstrueux. Il faut réparer les faits monstrueux pour empêcher qu’on ne les banalise et à la fin qu’on ne les répète. De ce point de vue, le Tocsin s’inscrit contre toute impunité, contre toute amnistie de marchandage. Le Tocsin n’est pas pour la vengeance, mais pour la justice afin que demain on puisse construire un espace intégré en Afrique de l’Ouest où un étranger n’est plus chassé comme un vulgaire animal, sans honneur, sans respect, sans droit. Nous sommes pour une intégration en Afrique de l’Ouest afin qu’à terme on puisse abolir toutes les citoyennetés nationales, qui sont mortifères, pour des citoyennetés ouest-africaines qui doivent permettre de gagner la bataille du développement. La seule qui vaille la peine d’être menée.
Afrik.com : La Côte d’Ivoire est aujourd’hui divisée entre deux présidents. Comment faire pour la tirer de cette impasse ?
Albert Ouédraogo :
 Bien malin qui pourra le dire. Le président Gbagbo ne s’est jamais préparé à quitter le pouvoir. Cette attitude est bien symptomatique des chefs d’États africains. Ils se préparent à venir au pouvoir mais ils ne le font pas pour le quitter. Cela est une immaturité politique. En démocratie, le changement est la règle sinon on serait dans une monarchie. Dans le cas actuel de la Côte d’Ivoire, il ne fait pas bon être à la place du président Gbagbo. Un chef d’Etat n’est pas comme un chef de village qui peut s’enfermer dans son petit espace et ignorer le reste du monde. Un président qui n’a pas de connexion avec le monde n’est d’aucune utilité pour son pays. Ce n’est pas en se repliant sur soi qu’on résout la question ivoirienne. La solution se trouve plutôt dans l’ouverture et non pas dans l’enfermement. La seule issue possible est de rentrer en dialogue avec Alassane Ouattara afin de sauver la Côte d’Ivoire. Gbagbo se trouve aujourd’hui dans une posture intenable qui ne peut déboucher que sur une violence généralisée. Et cela n’est bon pour personne.
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