mardi 4 mai 2010

République centrafricaine



République centrafricaine (fr)
Drapeau de la République centrafricaineArmoiries de la République centrafricaine
(Détails)(Détails)
Devise nationale : Unité - Dignité - Travail.
carte
Langues officiellesfrançais, sango
CapitaleBangui
4 22 N 18 35 E
Plus grande villeBangui
Forme de l’ÉtatRépublique
- Président de la République
- Premier ministre
François Bozizé Yangouvonda
Faustin-Archange Touadéra
Superficie
- Totale
- Eau (%)
Classé 44e
622 984 km2
1
Population
- Totale (2008)
- Densité
Classé 127e
4 500 000 hab.
6,01 hab./km2
Indépendance
- Date
de la France
13 août 1960


GentiléCentrafricain Centrafricaine



MonnaieFranc CFA (XAF)
Fuseau horaireUTC +1
Hymne nationalLa Renaissance
Domaine internet.cf
Indicatif
téléphonique
+236


La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique, est un pays sans accès à la mer d'Afrique centrale, entouré par leCameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan à l'est, la République démocratique du Congo et le Congo au sud. L'essentiel de la frontière sud du pays est marqué par le fleuve Oubangui et le Mbomou en amont. La partie nord du pays constitue le haut bassin du fleuveChari. Ce sont ces deux fleuves qui donnèrent son nom de colonie au pays alors sous domination française.

Sommaire

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Histoire [modifier]

L'Oubangui-Chari en 1910

Les Français colonisèrent la région à la fin du xixe siècle et l'administrèrent sous le nom d'Oubangui-Chari. Durant la Seconde Guerre mondiale, la colonie se joignit aux Forces alliées. Le pays devient la République centrafricaine le 1er décembre 1958 et proclame son indépendance le 13 août 1960.

Depuis, le pays a conservé le français comme langue officielle, utilisée dans les documents administratifs, alors que le sango, langue véhiculaire, agit comme unificateur du pays, permettant à chacun de se comprendre, même sans éducation scolaire avancée.

Politique

Le premier chef de l'État, Barthélemy Boganda, est considéré comme le père de la Nation centrafricaine. Parlementaire à Paris, il fut l'auteur de brûlots réguliers et de demandes de maintien de tous les droits français au peuple d'Afrique équatoriale française. Parlementaire français véhément, il prônait depuis longtemps l'indépendance des colonies, il avait proposé depuis longtemps la création d'un État d'Afrique Centrale unique, regroupant Gabon, Congo, Cameroun et Centrafrique. Il y voyait la seule solution permettant d'éviter l'éclatement de la région en territoires trop petits, non viables, et sans rôle à jouer sur la scène internationale. Il meurt le 29 mars 1959, peu après son élection, dans un accident d'avion dont les causes n'ont jamais été élucidées.

Son cousin, David Dacko, instituteur, lui succède mais est renversé fin 1965 par un coup d'État mené par son cousin le capitaine Jean-Bedel Bokassa qui se fait couronner empereur à vie en 1977 avant d'être renversé en 1979. David Dacko lui succède encore brièvement. Il sera chassé du pouvoir en 1982 par le général André Kolingba, qui établit un régime militaire. André Kolingba restera au pouvoir jusqu'en1993, année où, suivant le courant de démocratisation lancé par le sommet de La Baule, les premières élections multipartites ont lieu etAnge-Félix Patassé est élu président de la République.

En 2001, une tentative de coup d'État provoque de violents affrontements dans la capitale, Bangui.

Après une nouvelle série de troubles et malgré l'intervention de la communauté internationale (MINURCA), le 15 mars 2003, le généralFrançois Bozizé réussit, avec l'aide de militaires et miliciens tchadiens (dont une bonne partie vont rester avec lui après son installation au pouvoir), un nouveau coup d'État et renverse le président Patassé. Le général Bozizé chasse alors les rebelles congolais, auteurs de méfaits et crimes innombrables, notamment autour et dans Bangui.

Une élection présidentielle a eu lieu, après plusieurs reports, le 13 mars 2005 dans laquelle se présentaient, entre autres, François Bozizé(déjà chef de l'État), l'ancien président André Kolingba, et l'ancien vice-président Abel Goumba. Les candidatures de plusieurs autres candidats, dont celles de Charles Massi du FODEM, de l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, de l'ancien ministre et ancien Maire de Bangui Olivier Gabirault et de Jean-Jacques Démafouth ont été refusées par la commission électorale avant la médiation gabonaise et les accords de Libreville. Suite à ces accords, seule la candidature de l'ancien président Ange-Félix Patassé a été définitivement rejetée par la commission électorale.

Subdivisions [modifier]

La République centrafricaine est composée de 14 préfectures, 2 préfectures économiques. Les 14 préfectures sont : Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto,Haute-Kotto, Haut-Mbomou, Kémo, Lobaye, Mambéré-Kadéï, Mbomou, Nana-Mambéré, Ombella-M'Poko, Ouaka, Ouham, Ouham-Pendé, Vakaga. Les deux préfectures économiques sont : Nana-Grébizi et Sangha-Mbaéré. Bangui a le statut de commune.

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