samedi 23 août 2014

Les Etats-Unis envisagent « d'agir » contre l'Etat islamique en Syrie en cas de menace

Les Etats-Unis envisagent 

« d'agir » contre l'Etat 

islamique en Syrie en cas de 

menace



En cas de menace contre l'Amérique, les Etats-Unis sont prêts. Le Wall Street Journal indique samedi 23 août que la Maison Blanche étudie sérieusement le lancement de frappes militaires contre les djihadistes de l'Etat islamistes (EI) enSyrie, en sus des frappes déjà initiées contre ses positions en Irak.

Mettant en garde contre les dangers de l'EI, le Pentagone considère que des opérations en Syrie pourraient être nécessaires, après que les frappes aériennes des dernières semaines ont freiné la progression du groupe militant sunnite en Irak et alors que l'Occident est sous le choc de l'exécution sommaire du journaliste américain James Foley.
UNE « SÉRIE D'OPTIONS »
Vendredi, la Maison Blanche avait également déclaré que des frappes pourraient être nécessaires face à un groupe alliant « idéologie et sophistication militaire » et étant « incroyablement bien financé ». Cité par le quotidien, le conseiller adjoint à la sécurité nationale du président américain, Ben Rhodes, a prévenu :
« Si nous voyons une menace pour les Etats-Unis provenant de n'importe où, nous sommes prêts à prendre des mesures.Nous l'avons répété plusieurs fois : si vous vous en prenez à des Américains, nous irons vous chercher où que voussoyez, et c'est ce qui va guider notre planification dans les jours à venir. »
Des frappes en Syrie, où les djihadistes sont formés et sont les plus forts,  modifieraient l'approche prudente adoptée par l'administration Obama dans le conflit syrien, et le président américain envisagerait – parmi une « série d'options »– de demander l'autorisation du Congrès pour les initier. Ce mandat du Congrès pourrait s'appuyer sur ceux délivrés en 2001 contre Al-Qaida et en 2002 contre l'Irak, qui avait permis l'usage « illimité » de la force à leur encontre, confie un responsable américain au Washington Post.
PRÊTS « ENTRE UNE HEURE À UNE SEMAINE »
Selon lui, la préparation de frappes contre des « objectifs très importants », comme des personnalités du mouvement, pourrait prendre entre « une heure à une semaine »« Concernant des camps d'entraînement, nous pourrions le fairetrès bientôt », a-t-il précisé.
Après avoir instauré un califat fin juin, l'Etat islamique a depuis ajouté une bande dans le nord de l'Irak au territoire qu'il détenait dans l'est de la Syrie. Face à cette avancée, le président Barack Obama avait lancé une campagne de raids aériens pour aider les forces kurdes et irakiennes à combattre les djihadistes dans le nord du pays.
Le bilan de la guerre civile en Syrie, qui fait rage depuis plus de trois ans, a doublé en un an pour dépasser le seuil de 191 000 morts, selon l'ONU.


Un avion de chasse chinois a « dangereusement » frôlé un appareil américain

Un avion de chasse chinois

 « dangereusement » frôlé

 un  appareil américain



Un avion de chasse chinois a « dangereusement » frôlé par trois fois un appareil militaire américain, mardi dans l'espace aérien international à l'est de la Chine, a annoncé le Pentagone vendredi 22 août.

Le chasseur chinois, qui était armé, s'est approché à moins de 10 mètres de l'avion américain, un P8-Poseidon de surveillance maritime qui effectuait une mission de routine, a déclaré le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone. Le pilote chinois a effectué un « tonneau » au-dessus de l'appareil américain et, à un autre moment, il est arrivé perpendiculairement au Poseidon et a « exhibé ses armes ». L'incident, qui se produit à un moment de tensions entre la Chine et ses voisins, s'est déroulé à environ 220 km à l'est de l'île chinoise de Hainan.
« Nous avons fait part de notre profonde inquiétude aux Chinois quant à cette manœuvre hasardeuse et peu professionnelle qui a mis en danger la sécurité de l'équipage et a enfreint la législation aérienne internationale. »
Cette manœuvre était « très dangereuse », a souligné le porte-parole du Pentagone. Il a dit ne pas avoir connaissance d'un quelconque échange radio entre les pilotes des deux appareils.

MÉFIANCE RÉCIPROQUE
L'incident illustre les tensions persistantes entre les deux super-puissances. En avril 2001, dans la même zone, une collision entre un avion EP-3 de la Marine américaine et un avion d'interception chinois avait causé la mort d'un pilote chinois et forcé l'appareil américain à atterrir d'urgence sur l'île d'Hainan. L'équipage américain avait été détenu et interrogé par les Chinois. L'accident avait provoqué une crise diplomatique entre Pékin et Washington.
Pour tenter d'atténuer la méfiance réciproque entre les deux pays, des navires de guerre chinois ont participé en juillet au RIMPAC, le plus grand exercice naval du monde, sous commandement américain, qui a impliqué 23 pays dans le Pacifique.
Mais les tensions sous-jacentes persistent notamment en raison de disputes de souveraineté territoriale opposant Pékin et plusieurs de ses voisins, dont certains sont de proches alliés des Etats-Unis. Pékin a également peu apprécié en avrilune déclaration publique à Tokyo du président américain Barack Obama, qui a répété que des îles dont le Japon et la Chine se disputent la souveraineté étaient« couvertes » par un traité bilatéral de défense américano-nippon
Et, peu avant, les relations entre les Etats-Unis et la Chine s'étaient brutalement tendues après que Pékin a unilatéralement instauré le 23 novembre 2013 une zone aérienne d'identification sur une grande partie de la mer de Chine orientale, entre la Corée du Sud et Taïwan. Deux semaines plus tard, un croiseur lance-missiles américain avait failli entrer en collision avec un bâtiment de la Marine chinoise dans les eaux internationales de la mer de Chine méridionale, chacun se rejetant la faute de l'incident.


Arnaud Montebourg plaide pour un changement de cap économique du gouvernement

Arnaud Montebourg plaide pour un changement de cap économique du gouvernement francais


Dans un entretien au Monde, Arnaud Montebourg, appelle à « faire évoluer nos choix politiques »« Nous devons apporter des solutions alternatives », défend le ministre de l'économie, qui, s'appuyant sur le diagnostic émis par de nombreux experts, met en garde contre la récession qui menace l'Europe. « Il faut donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l'austérité et au chômage », alerte-t-il.

Quand François Hollande a déclaré, dans son récent entretien au Monde, que ce rythme devait être « adapté », M. Montebourg, qui célébrera dimanche 24 août sa traditionnelle fête de la Rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), avec son collègue ministre de l'éducation, Benoît Hamon, en invité vedette, juge que « le pas que le président de la République a fait est utile ». Mais visiblement insuffisant àses yeux.
« Il faut maintenant en tirer les conséquences en termes budgétaires, insiste-t-il. »Aujourd'hui, la réduction à marche forcée des déficits est une aberration économique, car elle aggrave le chômage, une absurdité financière, car elle rend impossible le rétablissement des comptes publics, et un sinistre politique, car elle jette les Européens dans les bras des partis extrémistes. »
« HAUSSER LE TON » 
Pour le ministre de l'économie, les problèmes politiques au niveau européen sont de deux ordres : budgétaire, « avec l'accumulation des plans d'austérité dans l'Union », et monétaire. « La BCE doit changer de braquet et se mettre à faire ce que font toutes les banques centrales du monde, notamment des pays qui ont surfaire repartir la croissance, à savoir racheter de la dette publique », défend-il.
Face à l'intransigeance de la chancelière allemande, M. Montebourg appelle à «hausser le ton »« Nous ne pouvons plus nous laisser faire, s'insurge-t-il. Si nous devions nous aligner sur l'orthodoxie la plus extrémiste de la droite allemande, cela (...) signifierait que, même quand les Français votent pour la gauche française, en vérité ils voteraient pour l'application du programme de la droite allemande. »
M. Montebourg continue d'espérer pouvoir peser de l'intérieur et estime que le débat progresse, dans la majorité et au gouvernement. Il assure ne pas se situerdans l'hypothèse d'une démission. « Je suis à mon poste de combat pour faireévoluer des politiques qui méritent d'être changées », assène-t-il, ponctuant son propos d'une ultime mis en garde : « La société est exaspérée. Il faut l'écouter, l'entendre et répondre à ses demandes. Il est temps de réagir. »
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