lundi 14 avril 2014

À Donetsk, la police n'obéit plus au pouvoir central ukrainien

À Donetsk, la police n'obéit plus au pouvoir central ukrainien

Samedi, le chef de la police de Donetsk a présenté sa démission après que le siège du ministère a été pris d'assaut par les prorusses.
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«La Russie est avec vous, la Russie ne vous laissera pas tomber. Honte à l'Ukraine, vive la Russie!» harangue un orateur séparatiste devant quelques centaines de sympathisants rassemblés sous le crachin. Dimanche après-midi, devant l'administration locale occupée par les prorusses, l'atmosphère est calme, mais les mots sont lourds de menaces. «Les fascistes pro-américains de Kiev ont commencé aujourd'hui le génocide des Russes!» clame un autre orateur. La surenchère des mots semble préparer le terrain à des violences comme celles qui ont déjà éclaté dans plusieurs villes de la région du Donbass.
À l'écart de la foule, mais bien visible, un groupe de cinq policiers municipaux bavarde paisiblement sans prêter attention aux discours. «Nous n'avons pas vu d'armes circuler. Tout est calme en ville. Nous sommes là pour garantir l'ordre», explique un policier à l'air débonnaire. Pendant qu'il parle, un orateur lance «Engagez-vous dans l'armée populaire de la république autonome de la région de Donetsk! Soutenez nos camarades qui tombent pour la patrie à Slaviansk!». La placidité des policiers semble en décalage avec le climat insurrectionnel, mais elle s'explique en partie par le fait que le ministère de l'Intérieur régional est en pleine décomposition.

Le «ruban de Saint-Georges»

Samedi, le chef de la police de Donetsk a présenté sa démission après que le siège du ministère a été pris d'assaut par les prorusses. «Il n'avait pas vraiment le choix, estime Viktor Sokolov, expert à l'institut Gorshenin de Kiev. De toute évidence, il n'est pas parvenu à maintenir l'ordre dans la région ces dernières semaines et il aurait de toute façon été limogé.» Pour l'expert, «le problème principal de la police dans l'est de l'Ukraine, c'est sa profonde corruption. Tous les dirigeants du ministère sont liés avec l'ancien régime (de Viktor Ianoukovitch) et même s'il y a eu une purge au sommet, l'échelon intermédiaire n'a pas été renouvelé. Dans les faits, ils sabotent les efforts de Kiev pour rétablir l'ordre».

En direct : l'armée ukrainienne sur le point d'intervenir

En direct : l'armée ukrainienne sur le point d'intervenir

dans l'Est du pays, Moscou masse ses soldats aux abords du pays. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU a tourné au dialogue de sourds entre Occidentaux et Russes.
EN COURS : Mis à jour il y a 5 minutes
14:00

Le point sur la situation à 14h

- Les insurgés armés pro-russes tiennent toujours tête au gouvernement pro-européen dans l'est de l'Ukraine. À la mi-journée la ville de Slaviansk était fermement sous leur contrôle et les forces loyales au gouvernement pro-européen de Kiev étaient invisibles, y compris aux abords de la ville

- Les pro-russes réclament un rattachement à la Russie.

- Le président ukrainien a évoqué un possible référendum sur le statut de la région majoritairement russophone. Il estime qu'un tel scrutin pourrait être organisé en même temps que la présidentielle anticipée prévue le 25 mai. Il s'est dit certain que "la majorité des Ukrainiens se prononcerait pour une Ukraine indivisible, indépendante, démocratique et unie". Olexandre Tourtchinov évoque un référendum national, alors que les insurgés veulent des scrutins locaux.

- Moscou a sommé les autorités de Kiev, issues d'un soulèvement qui a renversé fin février un régime pro-russe et que le Kremlin ne reconnaît pas, de cesser "la guerre contre (leur) propre peuple", mettant en garde contre une "guerre civile".  Ce regain de tension a fait craindre que Moscou, qui a massé jusqu'à 40.000 hommes à la frontière, ne saisisse ce prétexte pour une intervention, Vladimir Poutine ayant promis de défendre "à tout prix" les ressortissants russes dans l'ex-URSS.

Viol de La Rochelle : les parents d'élèves pris de court

Viol de La Rochelle : les parents d'élèves pris de court

VIDÉO - Le viol d'une élève, le 30 septembre dernier, n'a été révélé aux familles que la semaine dernière, quand il a été décidé par la justice de mener une vaste opération de prélèvements d'ADN auprès des garçons et des hommes de l'établissement.
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Les parents d'élèves du lycée d'enseignement catholique Fénelon-Notre-Dame à La Rochelle accusent le coup. Ils ont découvert jeudi dernier qu'une élève de l'établissement avait été violée dans les toilettes, le 30 septembre dernier, et que ce drame n'a été révélé aux familles que lorsque les enquêteurs ont décidé de réaliser une vaste opération de prélèvements d'ADN auprès des garçons et des hommes de l'établissement. Une opération qui démarre ce lundi et qui s'échelonne jusqu'à mercredi.
«Les familles auraient dû être informées le plus tôt possible, ne serait-ce que pour mettre en garde leurs enfants. Leur dire notamment d'aller à deux dans les toilettes. Que ce serait-il passé s'il y avait eu une récidive?», se demande interdite Juliette, une mère de famille, en poursuivant: «Et si le viol a été révélé ces derniers jours seulement aux responsables du lycée, nous aurions dû le savoir pour comprendre pourquoi l'information nous est parvenue si tardivement».
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